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Un cerveau humain en trois dimension Selon une étude récente américaine paru dans la revue médicale britannique The Lancet, auprès de 33.332 patients atteints de trouble autistiques, mais aussi d'hyperactivité ou de trouble bipolaire et de dépression majeures tout comme de schizophrénie. Leur génome a été comparé à celui d'un groupe témoin composé de 27 888 personnes non atteintes de ces troubles. L'étude lançant l'hypothèse d'une origine génétique non différentiée de plusieurs pathologies, pourtant jugées aujourd'hui cliniquement non apparentées.

Un meilleur diagnostic...

Une équipe de scientifiques repartie au sein de plusieurs centres de recherche américain ont publié le 28 février dernier ont des plus grandes études génétiques n'avoir été réalisée en psychiatries. Fondé au total sur l'étude d'une base de données de plus de 60 000 individus. Cette étude pourrait si elle se confirmé apporté une vision nouvelle des grandes pathologies psychiatriques. Visant au final à l'établissement d'un diagnostic basé non plus sur la simple recherche de symptômes souvent difficile à cerner et souvent contradictoire, mais aussi sur diagnostic basé sur une analyse génétique.

Des similitudes au sein du génome

Des chercheurs qui ont découvert dans leurs recherche que les cinq troubles avaient en commun des défauts sur les chromosomes 2 et 10 ainsi que sur deux gènes participant à la régulation du calcium dans les cellules du cerveau. Une étude qui a mis notamment en évidence quatre anomalies de l'ADN qui confèrent un risque (faible) de troubles psychiatriques. Pour deux d'entre eux, on ne sait pas encore ce pour quoi ils codent. En revanche, les deux autres anomalies génétiques retrouvées dans les 5 pathologies psychiatriques sont utilisés par un système de signalisation cérébral spécifique, activé lorsque les nerfs envoient des signaux au cerveau, via des modifications des canaux calciques cellulaires.

Cela ne signifie pas que la génétique des troubles psychiatriques se limite à ces anomalies : d'autres gènes ou d'autres variations des gènes identifiés dans cette étude peuvent être impliqués.

Des résultats ouvrent la porte à une nouvelle compréhension de la psychiatrie et remet en cause la nosologie actuelle basée sur la seule approche symptomatique. La psychiatrie doit évoluer vers la génétique. Par ailleurs, les résultats de cette étude a déjà permis la mise en place de petites études voulant évaluer l'effet d'inhibiteur des canaux calciques dans certaines pathologies psychiatriques.

La Rédaction

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