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Darek FIDYKA Polonais paralyseeSi ont peut effectivement parler d’exploit 10 ans après une première opération similaire sur une femme américaine avait elle était un échec. Ceux-ci prouvent que la science évolue, reste que la prudence reste de mise et rien ne permet de croire en généralisation de ce type d’opération. Une opération néanmoins considérée par l’équipe britannique comme plus importante "que le premier pas de l'homme sur la Lune".

L’homme opéré est un pompier polonais âgé aujourd’hui de 40 ans, Darek FIDYKA, et selon la revue scientifique le premier homme a se rétablir d'une déchirure totale des nerfs de la colonne vertébrale. Opéré il y a deux ans en Pologne, par une équipe de médecins dirigée par le Dr Pawel Tabakow, de l'université de Wrocław, qui a travaillé 12 ans sur le traitement.

M. FIDYKA peut désormais marcher avec un déambulateur. Il a pu reprendre une vie presque normale, conduire une voiture, quatre ans après avoir été violemment agressé à l'arme blanche par l'ex-mari de sa compagne.

"Quand ça commence à revenir, vous vous sentez revivre, comme si c'était une nouvelle naissance. C'est une sensation incroyable, difficile à décrire", a-t-il déclaré BBC. Des images qui montrent l’homme traversant un pont avec un déambulateur, « Je savais que ça serait difficile, et long, mais je n'ai jamais voulu accepter l'idée de passer le restant de mes jours dans un fauteuil roulant » ajoute le patient.

Une liaison reconstruite !

Une opération qui a consisté à relier le système nerveux de la moelle épinière au cerveau. Concrètement, les médecins ont transplanté des cellules nerveuses de son nez afin de limiter les rejets lors de la transplantation, dites cellules olfactives engainantes (OEC pour Olfactory Ensheating Cells, en anglais), sur la colonne vertébrale. Ils ont alors pratiqué pas moins de cent micro-injections à l'endroit où la moelle avait été sectionnée. Là, ces cellules ont aidé les fibres nerveuses endommagées à se reconstituer, ce qui paraissait jusqu'à présent impossible.

Une technique, découverte par l'UCL, qui avait donné des résultats probants en laboratoire, mais n'avait encore jamais été expérimentée avec succès chez l'homme.

Une expérience qu’il conviendra de confirmer !

Certes riche de promesses, cette intervention chirurgicale doit toutefois être considérée avec prudence, ont estimé plusieurs experts médicaux. « Bien que son résultat soit en effet révolutionnaire, ce traitement n'a pour l'instant eu d'effet que sur un seul patient », a souligné le Dr Dusko Ilic, du King's College de Londres.

« Seul un véritable essai (clinique) permettra de montrer que c'est bien (ce traitement) qui a refait fonctionner la moelle épinière », a lui déclaré de son côté Alain PRIVAT, un chercheur de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).Le Pr. Geoffrey RAISMAN

Ainsi comme l’indique le Pr RAISMAN, de l'Institut de neurologie de l'University College de Londres (UCL), « Le patient est désormais capable de faire bouger ses hanches et, sur le côté gauche, il bénéficie d'un rétablissement considérable des muscles de la jambe ».

Des premiers résultats qui ne sont apparus que trois mois après l'opération, financée par la Nicholls Spinal Injury Foundation (NSIF) et la Fondation britannique sur les cellules souches. Six mois après l’opération le patient était capable de marcher avec l'aide de barres parallèles.

« Nous pensons que cette procédure est une découverte capitale qui, si elle est développée, apportera un changement historique pour les personnes souffrant de blessures à la colonne vertébrale », a commenté le Pr RAISMAN.

Le patron de la clinique de neurochirurgie de l'hôpital de Wroclaw, le professeur Wlodzimierz JAMUNDOWICZ, s'est réjoui lui des perspectives « optimistes » qu'ouvre ce cas et a indiqué que la nouvelle méthode serait maintenant appliquée à d'autres patients.

Avant de précisé, « Mais c'est seulement le début d'un parcours long et difficile, il faudra prouver que cette thérapie aura des effets chez d'autres patients souffrant d'une lésion comparable de la colonne vertébrale", a-t-il mis en garde.

L'équipe envisage de soigner dix autres patients en Pologne et au Royaume-Uni dans les années à venir, si elle reçoit les fonds nécessaires. Cette première expérience devra en effet être renouvelée pour prouver que la régénération de la moelle épinière est définitivement possible.

La Rédaction

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