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Affaire Vincent-Lambert le vice president du Conseil dEtatAprès la décision du tribunal administratif de suspendre la décision de l'équipe médicale d'arrêt de la nutrition et de l'hydratation artificielle de Vincent Lambert tétraplégique cloué sur son lit d'hôpital en état végétatif chronique depuis cinq ans âgé de 39 ans. Des experts qui viennent sans surprise, de confirmer le pré-rapport rendu le 5 mai dernier confirmant le caractère irréversible et incurable de ses lésions cérébrales.

Des experts qui font suite à l'appel devant le Conseil d'État par son épouse le Conseil d'État le 28 janvier. Réunie le 13 février en assemblée du contentieux, la plus élevée des formations de jugement, qui compte 17 membres, avait demandé nouvelle expertise médicale avant de se prononcer.

Un état qui dégrade...

Un rapport rédigé par un collège de trois experts en neurosciences : Marie-Germaine Bousser, Jacques Luauté et Lionel Naccache nommés sur proposition de l'Académie nationale de médecine, du Conseil de l'ordre des médecins et du Comité consultatif national d'éthique (CCNE).

Un document que nous avons pu consulter, et qui pointe le caractère "irréversible" des lésions cérébrales de Vincent LAMBERT, victime d'un accident de la route en 2008. Les experts confirment par ailleurs que l'interprétation des réactions comportementales de Vincent Lambert comme "l'expression d'une intention ou d'un souhait à l'égard de l'arrêt ou de la prolongation du traitement ne paraît pas possible".

Mais les médecins estiment que "dans une telle situation et en l'absence de directives anticipées et de personne de confiance, le degré de l'atteinte de la conscience" de Vincent Lambert "ne saurait constituer le seul élément déterminant dans la réflexion du Conseil d'État concernant son maintien ou non en vie.

Un rapport pour lequel le Dr KARIGER médecin de ce dernier au CHU de Reims, qui est favorable à l'euthanasie. "Néanmoins, la réaction pendant les soins est difficilement interprétable, mais, en l'absence de directives anticipées et de personnes de confiance, c'est au médecin à chercher, à enquêter parmi les proches et dans le passé du patient", précise le médecin.

Une famille en plein déchirement...

Une situation, qui déchire sa famille entre d'un côté sa femme Rachel et son neveu François, favorables à une euthanasie, tandis que ses parents, catholiques traditionalistes, demandent son maintien en vie. Un véritable bras de fer qui avait rebondi après plusieurs mois de réflexion, le CHU de Reims qui avait décidé d'arrêter d'alimenter et d'hydrater artificiellement le patient.

Un rapport dont les parents contestent les conditions et les conclusions. Selon Me Jean PAILLOT raconte que, « lorsqu'il est avec sa famille Vincent Lambert réagit bien. » Selon lui, une question se pose dès lors : « Pourquoi n'y avait-il pas des gens que Vincent Lambert connaît lors des examens faits par les experts. Aucune voix ni sensation connue n'ont été proposée à leur fils. » Enfin, ce dernier indique que dans certains cas Vincent Lambert réagit et est là. L'avocat prétend que ses parents disposent de films et de photos pour attester cela. Il souligne qu'il aurait fallu organiser deux batteries de tests de conscience sur Vincent Lambert, « avec et sans sa famille. »

Une décision définitive rendue pour la fin juin

Les parties ont jusqu'au 10 juin pour répondre à ces conclusions, avant que la plus haute juridiction administrative ne rende sa décision après un débat contradictoire. "Je pense que l'on pourrait avoir une décision très vite, pourquoi pas avant le 15 juin", espère François LAMBERT qui ne doute pas d'une issue positive.

La Rédaction

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