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Une perquisition exercée dans le cadre de l'état d'urgence, ou la police judiciaire d'y découvrir notamment « 195 téléphones portables, 209 clés USB et de nombreuses méthodes destinées à l'apprentissage de langues étrangères », a énuméré lors de l'audience le rapporteur public, Philippe PERETTI.

Ce dernier précisant qu'« Il existe des raisons sérieuses de considérer David M. comme une menace pour la sécurité publique », a-t-il ajouté, sollicitant le rejet de la levée de la mesure administrative demandé par le jeune homme.

Des soupons qui semble se comprendre, car selon les informations des services de renseignements, reprises dans le mémoire du ministère de l'Intérieur, qui n'était pas représenté, David M, est soupçonné d'être un « soutien logistique dans le milieu de l'islam radical ». Il a fait l'objet d'une fiche S, avait des contacts dès 2014 avec des individus en zone de combat.

Ce dernier toujours selon ce mémoire aurait été contrôlé le 22 octobre dans une commune proche de Molenbeeck en Belgique (ville considérée comme abritant des islamistes radicalisés,), puis le 9 novembre au Pontet (Vaucluse) en possession de cinq téléphones portables. Il s'est rasé la barbe et le crâne le 13 novembre et avait prévu un voyage au Maroc à partir du 16 novembre.

« Une erreur manifeste d'appréciation »

Des arguments balayés par son avocat, Me Farid FARYSSY, qui contestait la légalité de l'assignation à résidence de son client et qui estime que « la décision du ministre est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et entraîne des conséquences d'une exceptionnelle gravité au vu de sa situation personnelle et de sa cécité ». Un argument qui semble peu convaincant, la cécité n'enlève en rien la possibilité d'organisé de près ou de loin a un attentat.

David.M devait notamment pointer trois fois par jour au commissariat d'Avignon, mesure que le tribunal a néanmoins ramenée à une seule fois.

« Depuis le début, on sait qu'il n'y a pas d'histoire de terrorisme et qu'il n'y a aucun lien avec l'islam radical », a plaidé Me FARYSSY, qui a associé la grande quantité de téléphones de son client à « la collection, le trouble obsessionnel du comportement », ajoutant qu'il possédait également de très nombreux livres audio de la littérature française.

« Le ministère n'a pas su comprendre ce dossier. C'est disproportionné et ce n'est pas conforme à l'esprit de la loi et à l'esprit de nos droits républicains », a-t-il regretté.

La Rédaction/ Avec l'AFP

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