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Les parents du petit Lucas qui vient de decedeQuatre jours après son agression par un homme souffrant de "troubles psychiatriques" qui ont altéré son jugement, le petit Lucas, âgé de 7 ans, est mort ce lundi au CHU de Brabois selon le procureur de Nancy Thomas PISON, qui a annoncé l'ouverture d'une instruction. C'est une ville tout entière qui est aujourd'hui en deuil et les drapeaux ont été mis en berne, au lendemain de la mort de l'enfant. L'autopsie a eu lieu ce jour avant des funérailles qui devraient avoir lieu vendredi. Aucune manifestation n'est prévue après la marche blanche de dimanche, seul « un rassemblement silencieux » sera organisé sur la place de l'hôtel de ville à 18 heures le jour des obsèques du petit garçon.

« Je demande que justice soit faite »

Des parents et le beau-père du petit garçon, qui se sont adressés à des journalistes à 15 heures, ont souhaité que « justice soit faite ». « Respectez nos silences », ont-ils également déclaré, demandant à la presse de laisser les proches faire leur deuil en paix. « On espère vraiment que la justice soit faite, c'est un prédateur, ce n'est pas un fou », s'emporte, Sébastien, le père de la jeune victime qui demande que « justice soit faite ». « On parle de 9 coups de couteau sur un enfant de 7 ans », souligne Nathalie la mère de Lucas, accablée par la douleur, elle réclame que le meurtrier de son fils « passe ses jours en taule ».

Une « douleur incommensurable »

Une ville en état de choc, comme le précise le Maire André CORZANI et qui ressent une « douleur incommensurable », qui s'est recueilli en fin de matinée sur les lieux de l'agression et a installé un livre de condoléances à l'hôtel de ville. Pour le maire, « c'est cela qu'il faut respecter en permanence, l'idée d'être ensemble », aux côtés de la famille, « avec attention, avec retenue et sobriété ».

Un lieu qui depuis jeudi, date de l'agression et de sa mort lundi, où Lucas jouait souvent avec ses copains de l'immeuble voisin, s'est transformé en lieu de recueillement. Des dizaines de fleurs ont été déposées et des bougies étaient allumées. Les habitants viennent, depuis l'annonce de la mort du petit garçon apporter une rose, qui un caillou, ou une peluche.

Florian, dont les nièces étaient dans la même école que Lucas, est venu « montrer (son) soutien », a-t-il expliqué en déposant une rose blanche, ajoutant que la tante du petit garçon avait aussi demandé que le deuil de la famille soit respecté, dans un message posté sur Facebook.

Un acte d'une violence extrême....

Selon un témoin direct de la scène, un voisin de 90 ans, dont les dires ont été confirmés par le procureur, l'enfant a été poignardé « avec un couteau de boucher » Il a frappé à neuf reprises, selon les parents, au thorax et à l'abdomen. Des sources judiciaires avaient dans un premier temps fait état de 7 coups de couteau.

« Le petit, il criait, criait tant qu'il pouvait ! », selon le vieil homme, qui réside dans la même rue que Lucas, à Joeuf, commune de 6700 habitants à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Metz. L'homme « à La famille les amis les habitants de la ville de Joeuf sur les lieux du crimesgenoux, donnait des coups de couteau (...) s'acharnait avec le couteau », a encore dit le témoin, qui sortait de chez lui lorsque les faits se sont produits.

L'homme risque la perpétuité...

Selon une première expertise, effectuée lors de sa garde à vue, l'homme, prénommé Dany, souffre de troubles psychiatriques qui ont altéré son jugement, mais ne l'ont pas aboli. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Une expertise dont l'avocat de la famille Me Xavier LOCHUM, s'est félicité. Le suspect né en 1985, s'était immédiatement rendu au commissariat de Briey, à quelques kilomètres de Joeuf après les faits. Le suspect, qui était sans emploi et vivant au domicile familial, avait déjà été condamnée en 2013 dans le sud de la France « pour des faits de violence à l'occasion d'un épisode d'alcoolisation », mais n'avait eu « aucun comportement particulier dans la ville de Jœuf où il résidait », a ajouté Me LOCHUM.

Mais le dossier à l'époque n'avait pas révélé de « dangerosité particulière », selon des sources judiciaires soulignant que le suspect n'avait « aucun antécédent de prise en charge en milieu hospitalier spécialisé ». Il est mis en examen pour « tentative d'homicide aggravé par la circonstance que les faits ont été commis sur mineur de 15 ans » et placé sous mandat de dépôt, à la prison de Nancy-Maxéville.

Selon certaines sources pénitentiaires, ses conditions de détention seraient difficiles avec les autres détenus et feraient l'objet de menaces et de pressions en raison de la gravité du drame. Les autres détenus ne supporteraient pas de côtoyer le « meurtrier d'un enfant de 7 ans ».

Stéphane LAGOUTIERE / avec l'AFP

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