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Jacques Servier, fondateur des laboratoires Servier, mis en examen pour homicides dans l'affaire MediatorAprès sa mise en examen pour tromperie et escroquerie dans un autre volet de l'enquête en septembre 2011. La justice vient de faire savoir que Jacques SERVIER avait été mis en examen pour homicides et blessures involontaires dans le cadre d'un des volets de l'enquête sur le Mediator conduite à Paris.

Une nouvelle mise en examen intervient à trois jours d'une audience relais devant le tribunal de Nanterre. Le premier procès pénal ouvert en mai avait été renvoyé après que la juge a accepté de transmettre une question prioritaire de constitutionnalité.

Le choix de terme de la mise en examen étant une décision relative pour « homicide » au décès de deux personnes, et pour celle pour blessures involontaires concernant une quarantaine de cas. Même si d'autres suivront puisque le pôle de santé publique a enregistré près de 3 000 plaintes.

Le patron du laboratoire âgé de 90 ans à été placé sous contrôle judiciaire avec un cautionnement de 75.000 €, et ses sociétés un total de 2,4 M€, a-t-on précisé au parquet.

Rappelons que par souci d'efficacité, l'enquête du Mediator instruite au pôle de santé publique de Paris a été scindée en trois parties. Cette nouvelle mise en examen intervient dans le deuxième volet, qui se fonde sur les premières expertises judiciaires versées au dossier. Les laboratoires SERVIER, la société Biopharma et ses filiales, personnes morales, sont également mis en examen. Chacune d'entre elles devra verser 400 000 euros de caution.

Un entretien de courte durée...

L'entretien entre le pharmacien Jacques SERVIER et les juges fut bref, l'homme prenant acte de sa nouvelle mise en examen tout en rappelant que les laboratoires avaient, dès le début du scandale, proposé un fonds d'indemnisation pour que les patients qui souffrent des conséquences indésirables de l'antidiabétique soient indemnisés. Un fond selon le pharmacien, remis en cause par l'ancien ministre, Xavier BERTRAND, et qui aujourd'hui déçoit aujourd'hui les associations de victimes.

Un discussion qui se serait poursuivi entre les juges et les avocats de Servier. L'un d'eux, Me François de CASTRO, s'est attaché à démontrer que les laboratoires n'avaient menti ni sur la nature, la métabolisation ou les effets indésirables du Mediator des arguments qui ne trouverons pas écho auprès du juge. Ce dernier qui par contre a exclu la dissimulation par le laboratoire de toute information aux autorités sanitaires à partir de 1995. Une nouvelle qui prouve pour Me Hervé TEMIME que « les juges recherchent toutes les responsabilités »

Stéphane LAGOUTIERE

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