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Des cohons enfermé dans un batiment Le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Lons-le-Saunier (Jura) vient d'annoncer la condamnation le 11 septembre dernier, d'un opérateur de porcheries industrielles pour "faute inexcusable".

La société Pelizzarri n'a pas fourni de protection auditive alors que celle-ci pouvant atteindre entre 121 et 133 décibels au cours du repas des cochons violant la réglementation qui oblige l'employeur à fournir une protection à partir de 85 décibels.

Situation qui selon le TASS est responsable de la surdité du salarié, une première dans le monde agricole et de la profession.

Une maladie professionnelle reconnue !

Serge Personeni, 49 ans, dont le taux de surdité aux deux oreilles correspond à 40 % se dit heureux, après la reconnaissance de maladie professionnelle avaient donné en 2012. « Je suis très content, ça fait cinq ans que je me bagarre et, finalement la justice a reconnu la faute de mon patron », a déclaré M. PERSONENI.

Une avancée confirmée par la FNATH défenseur du requérant dont la TASS a suivi les arguments. La Fédération qui a estimé que l'employeur « avait conscience du danger » couru par la victime qui travaillait « huit heures par jour et sept jours sur sept dans le bruit des machines et les hurlements des 4.000 porcelets et cochons, en particulier quand leur nourriture était préparée ».

Une situation que ne reconnaît pas l'avocat de l'employeur, qui affirme que la surdité de l'ancien porcher a été provoquée par ses activités précédentes.

« Avant de travailler chez nous, M. PERSONENI a eu une activité de bûcheron où le niveau sonore est très élevé » et Me Frédéric RENAUD d'ajouter que « Chez nous, il se déplaçait chaque jour dans plusieurs établissements et il avait d'importants temps de transport, il n'était donc pas soumis en permanence aux cris des cochons, son exposition ne pouvait pas être significative ».

Des conditions de travail indignes...

Lors de l'audience, du 26 juin dernier, le président du Tass avait rappelé que l'inspection du travail avait estimé que l'ancien porcher travaillait dans des « conditions incompatibles avec la dignité humaine ».

La FNATH de saluer cette décision « qui témoigne des conditions de travail pénibles dans le monde agricole ».

Quant à l'avocat de la société Pelizzarri, il a confié à l'AFP qu'il allait désormais « réfléchir sur l'opportunité d'un appel », tout en le jugeant « vraisemblable ».

Une victime qui devra encore attendre une expertise médicale a été ordonnée par la TASS, pour estimer le préjudice global de Serge PERSONENI. Le montant de la rente perçue par ce dernier pour sa maladie professionnelle sera alors réévalué en fonction du résultat de l'expertise.

Stéphane LAGOUTIÉRE.

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