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La jeune Amélie âgée de 19 ans atteinte du syndrome de Prader Willi dans son fauteuil chez ses parentsFaute de solution d'accueil, de très nombreuses personnes handicapées sont contraintes de rester au domicile de leurs parents. Droit pourtant fondamental qui leur est reconnu par la loi. L'Unapei, aux côtés de la famille d'Amélie âgée de 19 ans, a engagé une procédure de référé-liberté devant le juge administratif.

Le recours à cette procédure n'a encore jamais été tenté. Un jugement, qui sera rendu par le tribunal administratif de Pontoise, vendredi prochain et qui devrait marquera nécessairement un tournant... Plus d'une "dizaine de milliers" d'enfants et d'adultes handicapés cherchent en vain un hébergement spécialisé en France, selon l'Unapei.

Amélie, jeune adulte, est atteinte du syndrome de Prader-Willi, de troubles autistiques et de troubles envahissants du développement, une anomalie génétique rare qui a entraîné un retard mental et l'a rendue obèse. Depuis sa majorité, faute de place en établissement médico-social malgré une orientation par la MDPH, elle a vécu chez ses parents pendant près d'un an.

Son état de santé s'est dégradé de jour en jour, ses troubles du comportement non contenus se sont amplifiés dans des proportions démesurées et insupportables au quotidien. Après un court séjour de répit à l'hôpital elle est retournée vivre à domicile ce qui la met en grand danger, ainsi que ses parents et son frère.

Après avoir été contrainte durant neuf mois d'assumer seule et sans aucune aide l'accompagnement d'Amélie, la famille est aujourd'hui épuisée psychiquement et incapable de supporter plus longtemps un abandon à la fatalité de ce manque de place.

Devant l'urgence attestée par les professionnels de santé, l'Unapei a porté l'affaire en justice aux côtés de la famille et lancé une requête en référé-liberté. Cette procédure d'urgence n'a jusqu'ici jamais été lancée pour défendre le droit à compensation et le droit à la vie pour les personnes handicapées. Le jugement fera date.

« Les familles sont abandonnées à un destin inacceptable que nul être humain ne peut supporter sans songer à commettre l'irréparable. L'Unapei demande l'application stricte du droit à compensation. Les lois bafouées conduisent à des existences amputées, et c'est indigne d'une société fraternelle fondée sur la déclaration universelle des droits de l'homme. » déclare Christel PRADO, présidente de l'Unapei.

Stéphane LAGOUTIERE

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