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Compagnie Easyjet intérieur vol A 319Voilà qui devient une habitude chez l'une des plus importantes compagnies aériennes britanniques, à bas coût, la discrimination serait-elle dans le comportement de l'entreprise ? C'est de façon plus individuelle qu'auront à répondre les juges du tribunal de à Bobigny aujourd'hui. Un procès, prévu en décembre 2013 et qui avait été reporté.

Une affaire qui débute le 11 octobre 2009, par le refus d'embarquer une femme handicapée moteur âgée de 41 ans, Christelle CEJUELA, embarquer dans l'un des avions de la compagnie, pour se rendre aux obsèques de son fils, au motif qu'elle voyageait sans accompagnateur.

« Raison de sécurité et faute de la plaignante »

Une discrimination dont la compagnie n'est pas à son premier coup d'essai et plaide par l'intermédiaire de de son avocat Philippe Van der Meulen, une nouvelle le fait que la cliente n'avait pas «déclaré précisément sa situation en achetant son billet sur Internet, comme l'exige le règlement de l'entreprise» et défend des décisions «conformes au droit européen». Une définition pour lequel la cliente tout comme le défenseur des droits saisi à l'époque Dominique BAUDIS n'était pas d'accord.

Christelle CEJUELA, dans une situation douleurs par les obsèques de son fils, avait dû acheter en urgence un billet aller-retour auprès d'une autre compagnie. Selon Philippe Van der Meulen « un millier de passagers handicapés voyagent chaque jour avec Easyjet ». La compagnie assure par ailleurs que le refus d'embarquer a été décidé par son sous-traitant, également poursuivi, "sans consulter la direction opérationnelle" du groupe.

Selon Bruno FAY, essayiste et journaliste auteur du livre No Low Cost, « les compagnies à bas coût ne redoutent pas les procès qu'elles ont intégrés dans leur stratégie ». Ainsi, le soin apporté au transport des personnes aux "besoins spéciaux" (expression utilisée par le site internet de EasyJet) serait secondaire pour ces compagnies en recherche de rentabilité, selon Bruno Fay. L'auteur ajoute que les compagnies low-cost prévoient ce type d'incident dans leur modèle économique. « Les plaintes des consommateurs sont intégrées dans leurs coûts ».

Une entreprise Easyjet déjà néanmoins déjà condamnée pour discrimination par la cour d'appel à Paris en février dernier dans une affaire similaire. Une passagère handicapée moteur avait été débarquée d'un vol Paris-Nice, en mars 2010, au motif qu'elle voyageait, elle aussi, sans accompagnateur. La compagnie avait été condamnée par la Cour d'appel à Paris à une amende de 50 000 €. Une affaire qui devrait voir une nouvelle la compagnie condamnée à nouveau.

La Rédaction

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