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Salle de_la_Cour_d_Assise_de_CreteilAprès trois jours de procès, ou l'avocat général, de la Cour d'assises de Créteil dans le Val-de-Marne, avait requis hier cinq ans de prison ferme contre une nourrice « incompétente », « imprudente » et « violente », aura finalement été finalement suivi, lors du verdict par les jurées. Une femme de 45 ans d'origine chinoise, accusée d'avoir secoué le bébé dont elle avait la garde, et qui est devenu aveugle et hémiplégique.

Un avocat général qui n'aura épargné a l'accusée, hier mardi, aucune remontrance face aux faits dont la responsabilité n'est plus a démontré, mais a savoir la peine qui sera appliquée. Hospitalisé le lendemain, il tombera dans le coma 48 heures plus tard. Les médecins sont formels: les lésions « sévères et irréversibles » constatées sur le nourrisson correspondent au syndrome du bébé secoué. « Si les violences avaient été un cran au-dessus il serait mort », a estimé l'avocat général. « Ce jour-là, un voile noir est tombé sur les yeux de ce petit garçon. Il est entré dans les ténèbres dont il ne sortira jamais ». Des séquelles définitives ne pourront être évaluées que vers l'âge de vingt ans.

Une victime qui aura été présente pendant la quasi-totalité du procès, l'enfant, aujourd'hui âgé de sept ans, handicapée à 85%, le jeune Xiao est totalement aveugle et atteint d'une hémiplégie droite. Scolarisé dans une école spécialisée après avoir passé plus de deux ans à l'hôpital, il présente un important retard moteur cérébral.

Pendant le procès, plusieurs médecins se sont succédé pour évoquer cette forme de maltraitance. « Le déclencheur le plus fréquent, c'est les pleurs du bébé. La personne s'énerve et passe à l'acte », a expliqué le Dr Caroline RAMBAUD, médecin légiste à l'Hôpital Raymond Poincaré de Garches. « Lors des secousses, le cerveau est ballotté à l'intérieur de la boite crânienne. La tête n'est pas tenue par les muscles de la nuque », a-t-elle détaillé.

« Je suis très triste et très peiné. C'est ma faute ».

L'accusé qui pendant ce procès, qui n'aura eu de cesse de reconnaître les faits et sa responsabilité avant de revenir sur ces déclarations. Aux enquêteurs, l'accusée, recrutée via un site internet de la communauté chinoise, avait d'abord affirmé que le bébé avait chuté du canapé pendant qu'elle se trouvait dans la cuisine. Puis, cette nourrice « low-cost » comme l'a qualifiée l'avocat général, avait fini par reconnaître avoir secoué le bébé à deux reprises.

Des faits et des déclarations sur lequel l'accusée est revenue à nouveau lors de procès, n'hésitant a fournir une nouvelle version, que les jurées ont, semble-t-il rejeté. Affirmant désormais que l'enfant avait chuté deux fois et qu'elle l'avait secoué trois fois, pour qu'il cesse de pleurer, puis pour le réveiller. « J'ai vu l'enfant tout à l'heure. Je suis très triste et très peiné. C'est ma faute. J'ai fait des gestes irréparables. Je l'ai caché aux parents et l'enfant est devenu infirme à cause de moi », a-t-elle reconnu, les épaules rentrées, visiblement abattues par le poids de la culpabilité.

Après plusieurs heures de délibéré, les jurées ont finalement estimé sa responsabilité comme un fait avéré. Une femme qui au-delà des cinq fermes, a été également été condamnée à payer 200.000 € de remboursement au fonds de garantie des victimes qui avait versé cette somme aux parents de l'enfant. Elle s'est engagée à faire « le maximum » pour dédommager le couple.

Un verdict qui vient confirmer celui que cette même Cour d'assises avait jugé en mars dernier et concernait cette fois un père, mais aussi bien d'autres, l'année 2014 aura vue se déroulée quelques dizaine de procès aussi tragique les uns que les autres !

Selon l'assurance maladie, en France, environ 200 enfants seraient victimes chaque année du syndrome du bébé secoué, mais ce chiffre est certainement sous-évalué. Les conséquences peuvent être très graves pour l'enfant et inclure des séquelles neurologiques permanentes, ou même la mort.

La Rédaction

Sources : AFP

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