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Depuis le début ce feuilleton judiciaire, personne n'a réussi à se mettre d'accord sur la fin de vie ou non de Vincent LAMBERT. Même si la Cour européenne des Droits de l »homme avait donné raison à la femme de Vincent LAMBERT pour mettre un terme à ses souffrances, ses parents n'ont pu s'y résoudre.

Depuis le moment où les médecins n'ont, eux-aussi, pas réussi à prendre cette décision, les parents de Vincent LAMBERT ont donc décidé de jouer le tout pour le tout afin que leur fils reste en vie. Cette fois-ci, c'est la justice administrative devra dire si le CHU de Reims où est hospitalisé Vincent LAMBERT, est en droit de maintenir en vie le patient victime de lésions cérébrales jugées irréversibles par les experts médicaux, ou doit appliquer les arrêts du Conseil d'État et de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) et suspendre son alimentation et son hydratation artificielles.

Les parents de Vincent LAMBERT ont saisi ont assigné le CHU de Reims devant le Tribunal de grande instance pour son transfert vers un autre établissement

« Nous demandons au juge de faire prévaloir les intérêts et le droit fondamental de Vincent à ne pas subir d'acharnement thérapeutique comme il l'avait demandé, droit qui lui est illégalement refusé tous les jours depuis des mois », a expliqué François LAMBERT, qui a assigné mardi le CHU de Reims devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

De leurs côtés, les parents de Vincent, catholiques traditionalistes farouchement déterminés à maintenir en vie leur fils, ont à leur tour assigné le CHU de Reims devant le tribunal de grande instance mais pour son transfert vers un autre établissement qui garantira la continuation des traitements.

Me Jean PAILLOT : « il faut donc confier Vincent à un des six établissements qui se sont manifestés pour l'accueillir »

« Nous estimons qu'il y a un manquement grave aux soins dus à Vincent qui sont constitutifs de voie de fait et ses parents vont saisir dès la semaine prochaine la juridiction compétente pour réclamer son transfert », a annoncé leur avocat Jean PAILLOT.

Depuis fin 2012, le patient est privé de de soins de kinésithérapie. Le CHU de Reims n'a « jamais fait le moindre effort pour le mettre dans un fauteuil adapté », ajoute-t-il.Avant de poursuivre :  « Ce défaut de soin constitue une faute médicale et il faut donc confier Vincent à un des six établissements qui se sont manifestés pour l'accueillir ».

Rappelons que son épouse Rachel et la plupart de ses frères et soeurs souhaitent « laisser partir » Vincent qui, selon eux, était opposé à l'acharnement thérapeutique et n'aurait jamais voulu être maintenu artificiellement en vie. Apparemment ses parents ne sont pas encore prêts à le voir partir. Le calvaire de Vincent LAMBERT n'est donc pas près de s'arrêter de si tôt.

La Rédaction / Avec AFP 

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