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Message d'alerte

Celine BOUSSIE, presidente de l association Handi_Gnez au palais de justice de toulouseLa présidente d'une association de défense des droits des handicapés Handi'Gnez-vous, a été mise en examen pour diffamation pour des propos critiques tenus à l'égard de l'Institut pour handicapés de Moussaron, dans le Gers. 

Céline BOUSSIÉ, a été entendue vendredi dernier par un juge d'instruction au tribunal de grande instance de Toulouse, à la suite de deux plaintes déposées en mai et en juillet par l'Institut médico-éducatif (IME) de Condom, ou « Maison d'enfants de Moussaron ». Une mise en examen qui n'aura pas été une «susprise» selon son avocat, Me Nadège BEAUVAIS-LABADENS.

Ces plaintes concernaient des propos, tenus lors de deux émissions des chaînes Europe 1 et LCI en février et en mars, dans lesquels Mme BouOUSSIÉ critiquait les conditions d'accueil des handicapés. Elle sera renvoyée au tribunal correctionnel à une date pas encore connue, a précisé à l'AFP son avocate, Me Nadège BEAUVAIS-LABADENS.

« On est sidérés », a réagi Mme BOUSSIÉ en sortant de l'audition. On n'a fait que rapporter des faits prouvés", a-t-elle poursuivi, citant « le rapport de l'Agence régionale de santé (ARS) » et la plainte de la ministre déléguée aux personnes handicapées d'alors, Marie-Arlette CARLOTTI.

Un millier de personnes ont signé la pétition en ligne

« C'est une grave atteinte à la liberté d'expression» et « aux associations », s'est-elle insurgée. Environ un millier de personnes ont signé une pétition en ligne, notamment le sportif Philippe CROIZON, et 140 associations ont apporté leur soutien à l'association, a affirmé Mme BOUSSIÉ.

Avec le renvoi en correctionnelle, « c'est la première fois que l'on va pouvoir débattre du contenu du rapport de l'ARS », s'est cependant félicitée Me BEAUVAIS-LABANDENs.

En 2013, La Maison d'Enfants de Moussaron était au coeur d'une controverse

« La Maison d'enfants de Moussaron » s'était retrouvée en 2013 au coeur d'une vive et douloureuse controverse sur les conditions dans lesquelles étaient accueillis et traités ses pensionnaires, atteints de déficience intellectuelle ou de multiples handicaps. Fin 2013, l'établissement avait été placé sous l'autorité d'un administrateur provisoire en raison de « graves dysfonctionnements dans les conditions d'installation et de fonctionnement » constatés par l'Agence régionale de santé (ARS).

Un collectif d'associations avait protesté contre le classement sans suite de neuf des dix plaintes qui visaient l'Institut

En mai dernier, un collectif d'associations avait protesté contre le classement sans suite de neuf des dix plaintes qui visaient l'institut, la justice n'ayant pas trouvé de preuves de maltraitance ni de détournements.

Mme BOUSSIÉ "ne devrait pas être inquiétée quand elle joue un rôle de lanceur d'alerte", a estimé le conseiller régional du Parti de Gauche Guilhem Serieys, qui s'est déplacé vendredi au tribunal. « L'urgence, c'est qu'elle ne soit pas inquiétée, mais c'est aussi plus de transparence dans les structures médico-sociales », a-t-il ajouté.

La Rédaction

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