Contenu principal

Message d'alerte

Entree-cour-assises-palais-justice-grenobleDécidément, la semaine aura été lourde en condamnation cette semaine et le handicap au cœur de la justice. Deux dossiers qui ne sont néanmoins incomparables, car si dans le premier ont peut comprendre la douleur d'une mère. Il est impossible de pouvoir pardonner la violence que cette petite fille âgée de dix-neuf mois aura subie en 2012 à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) par son beau-père Kévin DESCAVES sous la complicité d'une mère Martine DOUIN, qui elle n'aura pas jugé bon d'apporter assistance protectrice a sa fille...

Une "hypothèse accidentelle exclut"

Un procès qui aura commencé le 16 septembre dernier a Créteil, une cour d'assises dans lequel un frisson traversera quelques minutes le début de ce procès lorsque le visage de la fillette s'imprime à l'écran, couverte de bleus face a des accusés fixent le sol, immobiles. Une photographie prise le 27 novembre 2012 à l'hôpital Necker, où la petite fille, alors âgée de 19 mois, venait d'être conduite en urgence de son domicile. Ses joues arrondies, son petit nez en trompette et sa fine chevelure blonde se heurtent à un front violacé, deux épouvantables traces rougeâtres sur la face et des paupières closes: la fillette a perdu la vue totalement aveugle. Des photos qui ce succéderont lors du procès sur les trois écrans plats de la salle. Un enfant comme l'indique un expert médical, qui exclut l'hypothèse accidentelle.

Une petite fille handicapée a 85 %

Après été, mise en cause par la grande mère maternelle dans un témoignage maladroit ciblant son père chez qui l'enfant avait un mois de vacance. C'est aujourd'hui cet homme, partie civile, qui s'occupe de la petite de 4 ans, handicapée "à 85%", avec qui il dit passer sa vie à l'hôpital. Une petite fille qui est aujourd'hui atteinte d'un grave retard mental, « Quand je lui parle elle comprend, mais s'habiller, elle y arrive pas. Dès que ça commence à être trop complexe, elle est perdue » ajoute-t-il.

Je ne suis coupable de rien...

Interrogé a plusieurs reprises, l'accusé en détention provisoire depuis trois et détenu également dans une affaire de viols, "Bah, pour la centième fois, il s'est rien passé M. le Président", répond l'accusé, 23 ans. Un homme qui s'énerve rapidement « Dire que c'est moi qui ai donné tous les coups en une heure et demie, faut être fort ! » serrant les poings il ajoute « Si je l'avais mis sur une gamine, il y aurait des trucs cassés ! ». Les accusés, qui nient les faits, n'ayant néanmoins donné aucune explication aux violences subies par la petite fille.

À ses côtés, sa compagne, une vendeuse en boulangerie de 27 ans, rencontrée sur internet trois mois avant les faits, mère de quatre enfants de trois pères différents, dont un avec lui, comparaît libre. Elle n'a rien à dire. Raide face aux jurés, les mains croisées, elle éclate en sanglots: « J'ai l'impression que j'ai totalement délaissé ma fille... »

Des affirmations qui n'auront pas convaincu l'avocat général qui dans son réquisitoire va demander 2 ans pour la mère et 8 ans pour le beau-père. « Cette petite part d'humanité martyrisée mérite notre justice », avait-il estimé, avant de détailler avec minutie les blessures de la fillette.

Deux accusées qui auront manifesté une grande nervosité tout au long du procès, et pour lequel les jurées n'auront semble-t-il pas cru puisque ils auront finalement condamnée l'accusée a neuf ans de prison ferme, et deux ans de prison avec sursis, assortis d'une mise à l'épreuve avec obligation de soins pour la mère.

Stéphane LAGOUTIÉRE / Avec l'AFP

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir