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Un homme, Franck KILAR, 28 ans, que la Cour d'assises de Strasbourg à condamnés le 15 janvier en fin soirée à 12 ans de réclusion, après trois jours de procès.

Reconnu coupable de violence volontaire...

Un homme dont la justice aura cependant considéré que cet acte n'était pas volontaire, puisqu'il aura reconnu « coupable au titre de violences volontaires sur son père, ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Dans son réquisitoire l'avocat général, Valérie ITIS, avait réclamé 14 ans de réclusion à son encontre. Le jour des faits, l'accusé s'était rendu avec sa petite amie chez son père, un mécanicien à la retraite devenu paraplégique en 2004 après une rupture d'anévrisme et amputé de ses deux jambes. Durant son procès, l'accusé a continuellement nié avoir voulu tuer son père. Mais dans son réquisitoire, l'avocate générale a souligné que Franck KILAR avait, en dépit de ses dénégations, « tout fait pour arriver à ce résultat ».

Défenestré puis abandonner à son sort...

Ce jour du 26 octobre 2013, la rencontre entre le père et le fils avait tourné à la dispute, le fils rouant de coups de poings et de pieds le retraité grabataire, avant de le jeter par une fenêtre à l'étage de la maison. Abandonnant son père gravement blessé, gisant au pied de son domicile, le père avait souffert de multiples fractures, l'accusé n'aura que pour seul geste de ramener la victime dans son lit, l'accusé n'aura qu'une seule pensé repartir sa femme à l'étage pour dormir. Un choix qui sera fatal pour Jean-Claude KILAR va alors décéder dans la nuit d'une embolie graisseuse, Le cadavre de la victime ne sera découvert que le lendemain par un voisin.

Une épouse qui était également présente sur le banc des accusées, jugée pour non-assistance à personne en danger, aura vu elle sa peine réduite à douze mois de prison avec sursis contre les 18 mois de prison fermes qu'avait requis 18 mois le ministère public. Cette dernière qui lors du procès relevant qu'elle « n'a offert à la victime aucune chance de survie », en ne prévenant pas les secours.

Une plaidoirie « remplie de violences intrafamiliales ».

Tandis que l'avocate générale refusera cette excuse familiale, affirmant que « Franck KILAR se retranche derrière le fait que son père était un tyran. Mais au moment où Jean-Claude KILAR est mort, c'est lui qui avait peur de son fils ! ».

Me Sylvia Da COSTA, avocate de Franck KILAR, va-t-elle revenir sur cette situation familiale citant les explications de son client, l'élément déclencheur était les propos du père, qui « savait taper là où ça fait mal ». Son avocate à demandé une peine juste tenant compte de l'enfance douloureuse « privée de manifestations d'amour », mais « remplie de violences intrafamiliales ».

La compagne du meurtrier plaidera elle « l'état de choc ». Lors des plaidoiries, Me Jérôme CAEN, avocat de la jeune femme, a défendu le fait que sa cliente était venue passer avec Franck Kilar un week-end en amoureux dans la maison qu'elle croyait être la sienne, avant que n'éclatent la dispute et le déchaînement de violences. « Elle était terrorisée » ce qui explique qu'elle n'a rien fait, a estimé son conseil en demandant la relaxe de sa cliente.

Une plaidoirie que les membres du jury auront semble-t-il entendue partiellement, puisque l'homme qui risquait plus de 20 ans de prison, aura vu sa peine réduite à 12 ans de réclusion sans peine de sûreté, il pourra donc demander une libération quand celui-ci aura effectué la moitié de sa peine.

La Rédaction / Avec l'AFP

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