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Préfacé par M. Jacques Toubon, Défenseur des droits, et par Mme Claire Chazal, personnalité engagée de longue date contre le VIH, ce rapport lève le voile sur quelques-unes des discriminations tenaces et insoupçonnées qui renvoient continuellement les personnes touchées à leur statut de "malade". Ou pire, qui les assimile à un danger pour la société.

« Les discriminations à l'égard des personnes vivant avec le VIH sont une réalité qu'il convient de dénoncer et de sanctionner, parce qu'elles entravent l'accès aux droits et renforcent l'exclusion sociale », souligne Jacques TOUBON, dans cette première édition du rapport VIH, Hépatites : la face cachée des discriminations. Un rapport qui lève le voile sur quelques-unes de ces discriminations tenaces et souvent insoupçonnées, qui renvoient continuellement les personnes touchées par le VIH ou une hépatite à leur statut de « malade ». Ou pire, qui les assimile à un danger pour la société.

La présente synthèse revient sur les discriminations les plus aberrantes et inacceptables recensées dans notre rapport. Pour chacune d'elle, AIDES s'est mobilisée pour rappeler les principes élémentaires du droit et tenter de faire évoluer les situations. Une situation inacceptable pour Aurélien BEAUCAMP, Président d'AIDES pour lequel « Il ne faut plus subir, il faut dénoncer les discriminations sérophobes. Ainsi, ensemble, nous contribuerons à y mettre ».

Une discrimination quotidienne...

Refusées par un cabinet dentaire sur trois. Refusées pour une demande d'emprunt. Refusées à l'entrée de Polytechnique ou de l'École nationale de la magistrature. Considérées comme « inaptes au terrain » chez les pompiers, dans la gendarmerie, dans l'armée ou la police nationale. Et cette liste n'est, hélas, pas exhaustive.

Des dénis de droits qui sont vécus comme autant d'humiliations par les personnes touchées. Dans une société qui a encore du mal à lever le tabou sur la séropositivité, ils ont un impact direct sur leur santé, leur qualité de vie et leur accès à l'emploi. Alors que les traitements permettent aujourd'hui de vivre avec le VIH et de réduire de façon drastique les risques de transmission, des réglementations archaïques et des peurs irrationnelles maintiennent les personnes dans une forme de marginalisation sociale. Un sentiment que confirme Roger, 44 ans résidant à Toulouse qui connut sa séropositivité en 2001, et qui a vu sa vie bouleverser..

« J'ai perdu mon travail, ma famille et parfois même mes amis, le plus dur n'aura pas toujours été le traitement ou la maladie, mes ces conséquences indirectes celle que j'ai vécue au quotidien quand celle-ci n'a plus été dissimulable. J'ai souvent eu l'impression d'être parfois traité comme un criminel ». Une vie qui c'est un peu amélioré depuis quelques années ou il reconnaît que la possibilité d'avoir refait sa vie avec un homme qui l'a accepté intégralement... « Mais je ne fais pas d'illusion le regard part toujours de coté !, les idées reçues ont la vie dure ! » conclut-il

La séropositivité n'est plus une condamnation à mort, pourtant comme l'indique la Journaliste Claire CHAZAL « Ces discriminations sont le fait de l'État, de l'administration, de la société dans son ensemble. Elles sont le reflet de peurs et préjugés qui réduisent inlassablement les personnes à leur séropositivité ».

Une situation que nous devons tous comme pour le handicap faire taire ces préjugées et dire non aux idées reçues qui sont les seules maladies auquel société peut pourtant guérir...« Nous ne vaincrons pas le sida en marginalisant les personnes touchées. Nous sommes séropositifs, nous ne sommes ni inaptes, ni dangereux pour la société », résume Laurent PALLOT, Secrétaire général d'AIDES.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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