Contenu principal

Message d'alerte

Canne Blanche Electronique un projet de la Fondation VisioLorsqu’on est aveugle ou malvoyant, on a toujours peur de tomber. Lorsqu’on a une canne blanche traditionnelle, on peut éviter les obstacles mais la chute reste possible. Grâce à cette canne électronique qui détecte les obstacles, les personnes non-voyantes et malvoyantes n’auront plus peur de se déplacer.

Nicolas VIMONT-VICARY, aveugle et champion du monde handivoile en équipages, a testé ce nouveau concept. Malgré quelques difficultés, il a tout de suite adopté cette canne électronique. Mais le coût de cette innovation s’élève à 5000 euros. La Fondation Visio et sa société Visioptronic, qui développe ce projet, rappellent que cette canne est mis gracieusement à la disposition des personnes aveugles et malvoyantes.

La France compte 3,1 millions de personnes déficientes visuelles dont 70 000 sont aveugles. En revanche 10 000 personnes non-voyantes ou souffrant d’une malvoyante sévère utilisent une canne blanche traditionnelle. Environ 1% sont accompagnés d’un chien guide et moins de 200 personnes utilisent cette canne électronique qui apparait comme la meilleure solution d’autonomie pour les personnes aveugles et malvoyantes.

 

Créée en 2011, la Fondation Visio, reconnue d’utilité p ublique, est une émanation de l’Association les des chiens guides d’aveugles de l’Ouest (Acgao). Son action consiste à lutter contre les maladies cécitantes et à développer de nouvelles technologies pour renforcer l’autonomie des personnes déficientes visuelles. C’est pour cette raison qu’elle a lancé la canne blanche électronique. De ce fait, Nicolas VIMONT-VICARY; non-voyant et champion du monde en handivoile en équipages, a donc testé ce nouveau concept.  

 

Nicolas VIMONT-VICARY

« L’important est que, déjà au bout de mes doigts, ces vibrations positives soufflent en moi un vent de liberté ». 

 

Mais au début, il a mis du temps pour s’adapter à cette nouvelle canne. « Les premiers coups de barre, pardon de canne électronique, étaient un peu anarchiques comme un marin débutant. Rapidement, j’ai affiné mon toucher avec peu de balayages. je me suis mis à jouer avec l’obstacle comme on joue avec le vent », a expliqué Nicolas VINCENT-VICARY, dans un communiqué.

 

Avant de poursuivre : « Je ne m’attendais pas, lors de ma première expérience avec la canne électronique, a faire autant appel à mon sens marin. Après une présentation de l’appareil Tom Pouce 3 par instructrice en charge de la formation aux aides électroniques, nous sommes partis en navigation urbaine. Mon instructive avait choisi un parcours assez dégagé me demandant d’anticiper les obstacles loin avec la détection à six mètres. Ainsi, j’ai eu un sentiment de glisse comme sur mon bateau avec des trajectoires bien plus fluides qu’à l’habitude. L’important est que, déjà au bout de mes doigts, ces vibrations positives soufflent en moi un vent de liberté ».

 

Un coût global de 5000 euros financé à 100% par des donateurs et des mécènes

 

Même si ce bijou de technologie est une vraie avancée, il a tout de même un coût. À l’heure actuelle, le prix global de cette canne s’élève à 5000 euros pour offrir l’autonomie et la mobilité au quotidien. Un montant qui comprend la mise à disposition gracieusement de la canne, la fabrication du matériel, un bilan locomotion, la formation du bénéficiaire afin qu’il puisse se familiariser avec la canne ainsi que le suivi et la maintenance durant sept ans. Mais cette somme est financée à 100% par les donateurs et mécènes. 

 

Rappelons qu’en 2014, la Fondation Visio et sa société Visioptronic avaient produit une cinquantaine de cannes blanches électroniques. Cette année, elle compte quadrupler sa production afin d’équiper 200 personnes déficientes visuelles supplémentaires. Grâce à cette canne électronique, qui est au service de l’autonomie, les personnes aveugles et malvoyantes n’auront  plus aucun problèmes pour se déplacer.

La Rédaction

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir