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Message d'alerte

Un travail que l’équipe a présenté fin janvier officiellement lors d’une conférence de presse ou ils ont présenté également une restitution vidéo du spectacle créé par les enfants en juillet 2015 et dont Nao est l'acteur principal en présence des intervenants, de l’équipe médicale et d’un parent qui a apporté du travail mené et de son impact thérapeutique.

Nao un moyen pour s’exprimer

Il aura fallu y croire un peu comme des lanceurs d’alerte, « Cela part d'abord d'objectifs thérapeutiques, de soins. Est-ce que la manipulation et la programmation d'un robot pouvaient avoir un intérêt thérapeutique pour ces jeunes, empêchés dans l'interaction à l'autre, dans la communication ? », retrace Laura SARFATY, pédopsychiatre au CHU de Nantes.

Un travail que l’équipe va alors en collaboration avec une enseignante chercheuse en robotique et présidente de l'association Robots ! a appris appuyée par un orthophoniste et des infirmiers du centre psychothérapique Samothrace du centre hospitalier à six adolescents souffrant de troubles du spectre autistique à utiliser un logiciel permettant de gérer les mouvements et la voix du petit robot "Nao".

Un petit robot qui malgré sont apparence aura été pour ces enfants le moteur même « le moyen pour s'exprimer, tout en restant à l'abri des regards, car c'est le robot qui parle à leur place », explique Sophie SAKKA, chercheuse en robotique, qui a dirigé ces Nao le Rob autisme mise au point par Stereoluxateliers d'une heure tous les quinze jours dans les locaux de Stereolux, structure culturelle nantaise. 

« On a été surpris de voir que spontanément, ils s'en servaient pour parler à l'autre, dès les premières séances ». Des femmes et des hommes qui ont vite compris l’importance des progrès, avec des adolescents qui prêté « leurs voix aux robots », mais mieux « des sentiments et des histoires, l'un imaginant par exemple que son robot pouvait aller à l'école à sa place » explique le Dr SARFATY.

« Quand ils arrivaient en atelier, ils faisaient une course vers les tables pour être le premier à faire dire quelque chose au robot, et de préférence quelque chose de drôle », précise Sophie SAKKA.

Les recherches se poursuivent...après les insultes…

« Au début, c'était beaucoup d'insultes, ce qui est du domaine de l'interdit, et maintenant ils expriment leurs sentiments, quand ça va ou que ça ne va pas. J'ai vu un enfant prendre un autre par l'épaule, et ça c'est inespéré ! », s’enthousiasme Mme SAKKA.

Pourtant cette première année d'expérimentation cliniquement très riche a soutenu les scientifiques et les ceux que l’ont pourrait appeler comme des lanceurs d’alerte. Tous ont choisi de reprendre début janvier un nouvel atelier de janvier à juin ou l’équipe « va proposer aux adolescents des improvisations spontanées et d'écrire des saynètes pour en faire une restitution publique, lors d'un spectacle », indique le Dr. Laura SARFATY.

« C'est ce petit truc qui a réussi ce miracle », lance Sophie SAKKA en désignant le robot articulé. « Ou plutôt la méthode choisie: dès le début, on a fait le choix de mettre les enfants face à face, de les faire travailler deux par deux afin de montrer à l'autre ce qui venait d'être programmé », insiste-t-elle.

Ce qui n’empêche pas les participants a ce projet qu’ils parents, mais notamment les professionnelles de se posé encore beaucoup de questions, pour lequel ils espèrent que cette nouvelle année permettra de pouvoir de trouver les réponses «  Les progrès sont-ils constants ou vont-ils se tasser quand l'outil leur deviendra trop familier ? (...) Ce qui est important, c'est que les bienfaits restent dans le temps », souligne la pédopsychiatre. Des résultats que tous espère qu’il puisse être concluants et que ce projet soutenu par l’École centrale de Nantes, pourrait être imité ailleurs en France.

La Rédaction / Avec l’AFP

 

Atelier Rob'autisme / extrait de la restitution (à Stereolux le 2 juillet 2015) from stereolux on Vimeo.