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Affiche du 2e baromètre Humanis / Ifop « Osez l’ESAT-EA ! »Face a un chômage galopant chez les travailleurs handicapés et une crise économique toujours aussi présente, Le Groupe Humanis s'interroge a travers cette 2e édition avec pour argument celui de l'importance que peut avoir l'Esat ou l'Entreprise adapté mais aussi le manque d'information des entreprises sur ce quelle peuvent apporter pour celle-ci !

En 2005 la loi a renforcé l'obligation d'emploi des personnes handicapées pour les entreprises privées d'au moins vingt salariés et l'a imposé au secteur public, une obligation qui peut prendre différentes formes (emploi direct, sous-traitance ou mise à disposition de personnels via les acteurs du milieu protégé ou adapté, signature d'un accord collectif avec les syndicats de salariés ou encore versement d'une contribution Agefiph, ou FIPHFP).

Dans le cadre de la deuxième édition du baromètre « Osez l'ESAT-EA ! », Humanis en partenariat avec l'Ifop s'arrête sur cette question de l'insertion et de l'emploi des personnes en situation de handicap et propose dans cette étude un état des lieux détaillé des pratiques et des jugements en la matière en croisant les points de vue des différents acteurs en présence.

Parmi les grands enseignements de cette deuxième édition du baromètre, on notera que près d'une Enterprise sur deux fait actuellement appel aux Etablissements et services d'aide par le travail (Esat) ou aux entreprises adaptées (EA), soit pour de la sous-traitance de prestations, soit pour de la mise à disposition de personnels.

Si d'importants progrès ont été réalisés avec une moyenne de 4,5 % de travailleurs handicapés dans les entreprises soumis a l'obligation(1), plus de 75 % de ce chiffre concerne des entreprises de a partir de 500 salariés. Un constat reconnu depuis fort longtemps mais pour lequel les politiques comme celle de la formation n'ont jamais été prit en compte. Ce mode économique est-il la solution qui permettra d'atteindre les 6 % fixé par la loi ? Politique et économiste ont un avis varié sur cette question.

Des résultats du baromètre "Osez l'ESAT" que Jean-Pierre MENANTEAU, Directeur général Humanis juge comme spectaculaires. "Alors que 26% des entreprises déclarent ne pas connaître les offres de biens et services des Esat et EA, 98% des entreprises qui y ont recours sont satisfaites". Et de conclure que le groupe, "premier intervenant de l'Action sociale AGIRC ARRCO et expert de l'ingénierie sociale, entend bien continuer à promouvoir activement les ESAT et les EA".

Un baromètre pour une meilleure information

Reste que ce système économique reste néanmoins mal connu par les entreprises françaises, l'objectif de cette deuxième édition et de contribuer à une meilleure connaissance des EA et des Esat et de leurs modes de collaboration avec l'entreprise.

L'originalité de ce baromètre, effectué avec la participation de HandiExperh et l'Observatoire des achats responsables, est de croiser les regards des entreprises privées et publiques avec celui des Esat et EA(2), des réponses riches d'enseignements et qui vont à l'encontre de certaines idées reçues dont vous pouvez consulter ici l'intégralité.

Pour preuve 95% des ESAT et des EA estiment que les entreprises n'ont pas recours au secteur protégé car elles ne le connaissent pas Les entreprises sont 26% à déclarer ne pas connaître les offres de biens et services des Esat et EA mais 58% à estimer que leurs coûts et délais ne répondent pas aux besoins

95% des ESAT et des EA estiment que les entreprises n'ont pas recours au secteur protégé car elles ne le connaissent pas ou les tâches qui peuvent leur être confiées, ou les avantages qui y sont liés. Les entreprises sont eux 26% à déclarer ne pas connaître les offres de biens et services des Esat et EA mais 58% à estimer que leurs coûts et délais ne répondent pas aux besoins.

Une enquête qui révèle notamment pour 57% des entreprises, les nouvelles obligations légales sur l'emploi des personnes handicapées n'ont rien changé à leurs pratiques malgré l'augmentation des pénalités financières en cas de non respect des obligations d'emploi. Les entreprises estiment que la loi de 2005 n'a globalement rien changé (57%) à leurs pratiques. La crise n'a pas non plus affecté le montant annuel dédié aux Esat et EA qui reste globalement stable pour 62% des entreprises interrogées.

Les différences de perception entre entreprises d'un côté, Esat et EA de l'autre, restent cependant importantes : 72% des Esat et EA estiment que les entreprises voient l'insertion professionnelle des personnes handicapées d'abord comme une obligation légale, alors que seulement 48% des entreprises sont de cet avis. Ces dernières considèrent à 88% qu'elles connaissent bien leurs obligations en la matière, alors que 53% des Esat et des EA estiment que les entreprises connaissent assez mal, voire très mal, leurs obligations.

Les exigences de rentabilité de plus en plus présente

Même si la première motivation avancée par les entreprises qui font travailler le secteur protégé et adapté reste de faire une action citoyenne (64%), les raisons économiques et financière sont davantage citées en 2013 qu'en 2011. Les entreprisesDétaille des Questions Humanis/Ifop privées affichent leur volonté de réduire la contribution financière aux fonds d'insertion professionnelle pour les personnes handicapées, de trouver de bonnes alternatives à l'embauche directe de personnes handicapées, et d'accéder à des produits et services à prix compétitifs.

De leur côté, les Esat et EA doivent encore faire progresser leur stratégie de développement : seulement 29% répondent aux appels d'offres, 7% pratiquent la Co-traitance qui permettrait pourtant d'élargir leur champ d'action et 70% travaillent surtout en réponse à des sollicitations. Et s'ils se perçoivent eux mêmes (à 51%) comme plus attractifs économiquement qu'un fournisseur traditionnel, en revanche, les entreprises publiques et privées sont 53% à estimer que les Esat et Ea sont moins attractifs.

Des qualités et professionnalisme reconnu

Le niveau de satisfaction globale apparaît néanmoins comme très élevé de part et d'autre : 98% des entreprises publiques et privées se déclarent satisfaites (dont 32% de très satisfaits), et 97% des Esat et EA se disent satisfaits (dont 32% très satisfaits). La qualité des prestations, le professionnalisme, la réactivité et la relation commerciale obtiennent des scores élevés de satisfaction des deux cotés ; les tarifs proposés et l'adaptation de l'offre à la demande un peu moins.

Des difficultés sont soulignées par les entreprises, à commencer par l'insuffisance de flexibilité et d'adaptation au besoin. Pour leur part, 51% des Esat et EA déclarent rencontrer le plus souvent des difficultés liées aux contraintes de temps demandées par les entreprises et 43% des difficultés liées aux tarifs demandés. « Nous sommes de plus en plus positionnés à égalité avec le milieu ordinaire», regrette Norbert un directeur d'EA et Esat interrogé dans le baromètre.

Ces difficultés peuvent expliquer que les Esat et EA ne soient que 65% à penser que les entreprises ont une bonne image des structures du secteur protégé et adapté alors que les entreprises déclarent à 90% en avoir une bonne image.

La Redaction

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