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Des difficultés qui ne font que faire progresser l'exclusion au droit à la santé des personnes en situation de handicap ou des personnes âgées en perte d'autonomie...

Ainsi comme le tous comme ceux des syndicats professionnels ou dans ce récent sondage paru le 4 novembre par le collectif interassociatifs sur la santé (CISS) avec BVA, les mesures d'incitation dans les zones déficitaires auront un échec relatif. Un collectif pour lequel, ont peut donc prétendre qu'« Il y a donc bien aujourd'hui des déserts médicaux, y compris en ville. Car un désert médical n'est ni un territoire dépeuplé, ni forcément un territoire enclavé, périurbain, ou délaissé par les services publics ». Un sondage réalisé du 22 au 24 octobre 2015, sur un échantillon de 1001 personnes, avec comme objectif d'identifié les difficultés des Français, les responsabilités, mais aussi avec l'analyse des réponses les solutions à mettre en oeuvre.

Recherche médecin désespérément

Un accès à la santé au travers d'un médecin généraliste ou d'un spécialiste qui non seulement parfois inexistant, mais également ou les délais Graphique question 1 La premiere difficulte reste le delais souvent trops long et pour 19 pourcent d entre eux l_accessibilited'attente son le principal souci des Français. Ainsi 63 % des Français déclarent en effet avoir déjà été au moins une fois dans l'impossibilité de consulter un médecin (généraliste et/ou spécialiste). Plus précisément : près de 30 % des Français ont déjà été dans l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous chez un généraliste, et ce chiffre grimpe à 55 % concernant la consultation d'un spécialiste. Et nombre de nos concitoyens ne trouvent plus de médecin acceptant de devenir leur « médecin traitant ».

Ils sont ainsi 60 % à considérer que le manque de médecins dans certains territoires résulte avant tout de leur mauvaise répartition. Une difficulté d'accès aux consultations médicales liées à la densité des médecins dans les territoires.

« Contre les déserts médicaux, on a tout essayé ? Non ! »

Comme le rappel le CISS, « les nombreuses politiques incitatives mises en places sont véritablement un relatif échec au vu notamment des résultats ». Une affirmation qui trouve sa confirmation la création de l'option D (pour « démographie ») financée par l'Assurance maladie dans lequel les médecins adhérents s'engagent alors à s'installer ou à rester installé dans la zone ou à proximité pour une durée de 3 ans et à contribuer à la continuité et à la permanence des soins. En contrepartie ce dernier aura bénéficié une aide forfaitaire à l'investissement) et une aide à l'activité, pouvant aller jusqu'à 20 000 €/an.

Une situation loin de s'améliorer ou certaines régions auront même vu la situation s'aggraver, comme le reconnaît un rapport d'information du Sénat en 2013 intitulé « Déserts médicaux : agir vraiment ». Des Français qui semblent eux aussi proches des sentiments des sénateurs, ils sont 7 sur 10 à considérer à la fois que les règles de répartition des médecins sur le territoire oublient le patient et que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler cette répartition.

Un sondage qui précise que contrairement il ne saurait que 38 % à considérer d'avantages aux médecins de prêts à exercer dans des déserts médicaux contre 55 % à plébisciter des mesures d'encadrement de l'installation. Reste que pour 29 % souhaite la limitation de l'installation des médecins dans les zones où ils sont déjà en nombre suffisant, et 26 % en obligeant des médecins à s'installer dans les zones où ils sont en nombre insuffisant.

Un collectif qui dénonce « non pas le manque de volonté politique, mais la prise en compte des véritables facteurs d'aggravation et qui s'interroge de savoir si on a tous essayé contre cette désertification », la réponse est précise pour le collectif, « Non ! ». Alors que faire ?

Solutions et propositions nouvelles...pour le CISS

Graphique question 8 et 10 du sondage BVA sur la desertification des cabinets medicaux et l implacation des politiquesUn collectif qui propose cinq propositions. Un collectif qui ajoute ne pas comprendre contrairement à ce qui existe pour d'autres professions libérales de santé comme pour les infirmiers ou encore les pharmaciens, « il n'existe aucun dispositif qui tente de réguler l'installation des médecins par des critères d'encadrement tenant compte du rapport entre la densité médicale et la densité de population dans les territoires ». Une installation d'une nouvelle officine pour les pharmaciens qui dans les territoires est conditionnée à une autorisation administrative délivrée par l'Agence régionale de Santé (ARS) en fonction du nombre d'habitants.

Cinq propositions, avec la première concernant les besoins d'ouverture de cabinet médicaux, doivent figurer dans une « carte sanitaire » opposable et en soumettant les médecins à une demande d'autorisation administrative en vue de leur installation.

En prévoyant que la prochaine convention médicale contienne des mécanismes de désincitation dans les zones à haute densité. Mais aussi en limitant les dépassements d'honoraires dans les zones sur médicalisées au regard de la carte sanitaire pour éviter que la moindre activité ne soit compensée par l'augmentation des honoraires.

Enfin en augmentant la rémunération forfaitaire des médecins qui accepte de s'installer dans les déserts médicaux. Sans oublier pour le CISS l'encouragement des transferts de certains actes médicaux vers des professionnels de santé non médecins formés à ces actes.

Le CISS qui rappel que «Nous cotisons tous à l'Assurance maladie, en regard de cet effort financier il est légitime de trouver le retour de cette cotisation : la possibilité d'accéder aux soins».

Avant de conclure dans son communiqué que « Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en oeuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne(..). C'est ainsi qu'est rédigé le code de la santé publique, inspiré par la Constitution dont le préambule déclare que la Nation (...) garantit à tous, la protection de la santé ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

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