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Travaux sur le prolongement la T3 a Paris le 19 mars 2015La maire de Paris, Anne HIDALGO, a décidé de stopper les travaux sur le Tramway T3. La raison ? Des fibres d'amiantes ont été détectées sur le prolongement du T3 entre la porte de la Chapelle (18e arrondissement) et la porte d'Asnières (17e arrondissement). 12 des 39 chantiers ont alors été stoppés afin de garantir la sécurité des travailleurs et des riverains.

En attendant les avis des services compétents de l'État, les travaux devraient reprendre dans les prochaines semaines afin de ne pas retarder la livraison du T3 prévue pour fin 2017.

Alors que l’État a entamé l’élaborer un Plan technique national afin de coordonner l’évaluation des risques sur les chantiers de désamiantage en espace décourt, la ville de Paris a décidé de stopper les travaux concernant le prolongement du tramway T3 entre la porte de la Chapelle et la porte d’Asnières en vertu du principe de précaution.

À l’heure actuelle, cela représente un tiers des chaussées en enrobés qui contient de l’amiante amiantés. Certains ont été retirés et d’autres sont en cours d’enlèvement, en s’inscrivant dans le cadre réglementaire national défini en 2012. Ces travaux sont donc soumis à des règles strictes afin de garantir la santé et la sécurité des travailleurs mais également celles des riverains proches de l’emprise du chantier.

Un cadre réglementaire national pas adapté pour Paris

Même si la sécurité de la population parisienne reste le leitmotiv de la ville, le cadre réglementaire national est toutefois pensé pour les chantiers en milieu confiné, notamment les bâtiments. Il ne semble pas adapté à la réalité des travaux entrepris dans l’espace public.

Consciente de cet enjeu de santé publique et ayant la volonté que Paris soit exemplaire, Anne HIDALGO, a adressé en novembre dernier un courrier au Premier ministre, Manuel VALLS, pour se saisir de cette question. En attendant l’avis des experts, elle a décidé e stopper 12 des 39 chantiers sur le prolongement du T3. La maire de Paris qui également peut ne pas se retrouver dans la situation de l'actuel Maire de Lilles qui avait été accusé et mlse en examen en novembre 2012 pour homicides et blessures involontaires pour son rôle entre 1984 et 1987 au ministère du travail, dont elle était la directrice des relations du travail.des salariés de l'usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau, dans le Calvados, dont plus de trois cents se sont vus reconnaître des maladies professionnelles. Une mise en examen annulé par la Cours de Cassation le 14 avril 2015.

Une situation qui pourtant ne date pas d'hier, puisque que le caractère cancérogène de l'amiante est connu depuis les années 50 mais le premier décret réglementant son usage en France ne date que de 1977 et son interdiction de 1997. En 2005, un rapport sénatorial avait accablé l'État pour sa «gestion défaillante» du dossier de l'amiante, jugé responsable par les autorités sanitaires de 10% à 20% des cancers du poumon.

Les travaux devraient reprendre dans les prochaines semaines

« On a connu tellement de drames liés à l’amiante que le principe de précaution doit prévaloir, rappelle la maire UMP du 17e arrondissement, Brigitte KUSTER, au Parisien. Je préfère la transparence sur ce dossier à l’enfumage sur la ligne 14, où l’on nous a caché les raisons du retard. A ce stade, il n’y a aucune raison de paniquer. »

Pour l’heure, aucun risque d’exposition à l’amiante n’a été détectée. Néanmoins les travaux concernés devraient reprendre dans les prochaines semaines après réception des avis des services compétents de l’État. Il sera peut-être difficile de respecter le calendrier de la mise en service du tramway T3 prévue pour fin 2017. 

Un produit qui continue a faire des morts....

Un produit qui continue a faire plusieurs décès par ans en France et en Europe, il sont ainsi comme le dénonce un récent rapport de l'OMS (v.article) plus de 16 pays a ne pas l'avoir encore interdit définitivement dans la région europe de l'organisation qui compte 54 pays. Une situation dénoncé par la FNATH ainsi que par l'association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva), qui milite pour un «grand procès d'une catastrophe susceptible de provoquer jusqu'à 100.000 décès d'ici 2025 ».

La Rédaction

 

 

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