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Depakine Chrono du Laboratoire SanofiSelon l'Agence nationale de la sécurité du médicament (Ansm), La Dépakine, génériques et dérivés prescrit pour les malades souffrant d'épilepsie, fait l'objet d'un durcissement en raison des risques de leur utilisation pendant la grossesse. Une décision qui intervient alors que aujourd'hui même l'avocat des époux a annoncé le dépot d'une deuxime plainte. En effet ce médicament serait dangereux pour le foetus puisqu'il entraînerait des troubles autistiques chez les enfants.

L'ANSM recommande aux patientes traitées par ces médicaments de consulter « dans les meilleurs délais » un spécialiste qui décidera de la nécessité ou non de poursuivre le traitement. Il est en revanche déconseillé d'arrêter le traitement sans avoir consulté au préalable.

La Depakine, un médicament à base de valproate et qui sert à traiter l'épilepsie, pourrait être au cœur d'un nouveau scandale sanitaire. Ce traitement qui est pris durant la grossesse serait à l'origine de risques accru de troubles neuro-développementaux chez les enfants. C'est pour cette raison que la semaine dernière, Une mère de famille a porté plainte auprès du procureur de la République de Paris. Une procédure qui a poussé l'Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) à durci les conditions de prescription de ce médicament.

« Le valproate (et dérivés) est un principe actif aux effets tératogènes connus qui expose à un risque élevé de malformations congénitales », rappelle l'agence sanitaire mardi soir sur son site. Rappelons que le risque accru d'autisme et retard d'acquisition du langage et/ou de la marche représente jusqu'à 30 à 40% des cas.

Nathalie SOYER : « Tout le monde savait »

« Lors de ma grossesse, j'avais trois comprimés Depakine, 500mg par jour. Et à cause de ça, mon fils est handicapé maintenant. Il a des syndromes autistiques. Il n'a plus de repère dans le temps. Il ne connaît pas l'heure », explique Nathalie SOYER, au micro d'Europe1.

Avant d'ajouter que : « Tout le monde savait. Quand on regarde les études, ils le savaient depuis les années 1980. Je suis hors de moi. Mais je garde toute mon énergie pour aider mon fils tous les jours ».

L'Ansm recommande aux patientes de consulter dans les meilleurs délais un spécialiste

Lorsqu'ils sont indispensables, la première prescription annuelle, au début du traitement « est désormais réservée aux spécialistes en neurologie, psychiatrie ou pédiatrie, selon l'indication » et « requiert un accord de soins », signé de la patiente dûment informée.

Le renouvellement peut être effectué par tout médecin, dans la limite d'un an, au terme duquel le spécialiste doit procéder à une réévaluation du traitement. Cette réévaluation régulière s'impose notamment quand une jeune fille atteint la puberté ou qu'une femme envisage une grossesse « et en urgence en cas de grossesse ».

L'ANSM recommande aux patientes traitées par ces médicaments de consulter « dans les meilleurs délais » un spécialiste qui décidera de la nécessité ou non de poursuivre le traitement. Il est en revanche déconseillé d'arrêter le traitement sans avoir consulté au préalable.

La Rédaction / Avec AFP


 

 

 

 

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