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Un Etudiant Handicape dans l Amphitheatres de l_universite de RennesIls attendent de plus en plus que ça passe : les étudiants renoncent de plus en plus à se soigner, privilégiant même l'automédication, et moins d'une étudiante sur deux consulte un gynécologue, selon la dernière étude du réseau de mutuelles Emevia publiée mercredi. Ils sont 54,1% en 2015 à avoir « plutôt tendance à attendre que les choses passent » lorsqu'ils tombent malades, contre 53,5% en 2013 , indique la huitième enquête d'Emevia, menée tous les deux ans, et dont l'AFP a obtenue une copie.

Selon cette enquête réalisée en partenariat avec l'institut CSA par questionnaire (sur internet entre le 20 janvier et le 2 février, puis par courrier entre le 24 février et le 31 mars) sur un échantillon constitué de 8 078 étudiants, choisis de manière aléatoire parmi les 44 269 affiliés au réseau Emevia, « 15,6% des étudiants » ont renoncé à des soins « pour des raisons financières » contre 17,4% en 2013. Une situation qui touche également le peu des étudiants en situation de handicap qui représente- 3 % des étudiants dans les universités.

Ils sont d'ailleurs plus d'un étudiant sur deux à ressentir des difficultés financières (51,5% en 2015 contre 49,5% en 2013). Même si les femmes (19,8%) sont plus nombreuses que les hommes (10,8%) à renoncer aux soins, parmi celles qui se soignent, elles consultent plus un médecin traitant et demandent davantage conseil à un pharmacien que leurs homologues masculins.

Ahmed HEGAZY : « Les difficultés d'accès aux soins justifient le maintien d'un régime spécifique de sécurité sociale étudiante", plus à même « d'apporter des réponses adaptées à des besoins spécifiques »

Plus problématique : « Les étudiantes sont 45% en 2015 à avoir eu accès à une consultation gynécologique, contre 48% en 2013 ». L'étude relève par ailleurs que le mal-être s'est aggravé chez les étudiants en deux ans, avec plus d'un étudiant sur trois qui dit avoir de plus en plus de mal à gérer son stress (39,4% en 2015 contre 37,5% en 2013), causé par son orientation, l'approche des examens, les difficultés financières et l'adaptation à une nouvelle vie.

Pour le président du réseau mutualiste, Ahmed HEGAZY, « les difficultés d'accès aux soins justifient le maintien d'un régime spécifique de sécurité sociale étudiante", plus à même « d'apporter des réponses adaptées à des besoins spécifiques ».

Les difficultés financières et techniques rencontrées par sa concurrente, la Mutuelle des étudiants LMDE, ces dernières années avaient été à de multiples reprises pointées du doigt par la Cour des comptes, le Défenseur des droits et l'UFC Que choisir. Mais dans cette étude, les étudiants handicapés ont-ils été sondés ? Car si les étudiants valides renoncent à se soigner, c'est encore pire pour ceux qui sont en situation de handicap et qui connaissent de nombreuses difficultés pour accéder aux soins. Il y a donc urgence et les pouvoirs publics doivent vite s'en préoccuper rapidement...

La Rédaction / Avec AFP 

 

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