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Message d'alerte

La ministre qui s'est dite « solidaire et attentive auprès des victimes » alors que le président du laboratoire Bial s'est dit « profondément choqué ».

A cette annonce dimanche en fin soirée Marisol TOURAINE qui c'était rendu sur place (v.article) répondant aux questions d'Olivier MAZEROLLE, aura tenu à rappeler le caractère « rarissime d'un tel accident n'ayant jamais eu de tel précédent en France », avant Marisol Touraine lors de la conference de presse en Bretagne a Rennesde revenir sur la mort du patient. La ministre a dit regretter qu'une « alerte plus rapide » n'ait pas été réalisée puisque le Ministère n'ayant été averti de l'accident que jeudi dernier alors que les victimes avaient hospitalisé depuis le dimanche 10 janvier.

Revenant sur les cinq autres patients toujours hospitalisé, Marisol TOURAINE a reconnu une « situation médicale difficile pour cinq d'entre eux» refusant d'affirmer que leurs vies étaient en danger ce qui pourtant semble bien le cas pour deux d'entre qui pourrait comme la reconnue le Pr Pierre-Gilles EDAN, médecin-chef du pôle de neurosciences du CHU des handicaps définitif.

Alors que chaque année, des milliers de volontaires, souvent des étudiants qui veulent payer leurs études, participent à des essais cliniques dont les revenus ne peuvent dépasser 4500 € par ans. Marisol TOURAINE soulignant être très attentive a « leurs situations sociales qui les angoisses, car ce sont des personnes qui ont des familles et qui pendant cette période son privé de revenu et sont inquiets de ce l'avenir leurs réserves ». Affirmant avoir demandé que la « solidarité nationale soit mise en œuvre, ainsi que celle du Laboratoire à travers ces assureurs ».

En 2014 les laboratoires en France auront pratiqué 821 essais cliniques, Marisol TOURAINE a tenu affirmé qu'aucune décision de suspension des autres qui sont actuellement en cour n'a été demandée. « Il y a un problème majeur, massif, inédit en France, nous devons comprendre ce qui s'est passé, mais rien ne justifie d'interrompre l'ensemble des essais cliniques », a-t-elle insisté.

Les interrogations sont nombreuses...

Trois enquêtes, dont une judiciaire de flagrance a été ouverte pour « blessures involontaires supérieures à trois mois » au pôle santé du parquet de Paris, pour tenter de comprendre les raisons de cet accident. La ministre a précisé qu'elle attendait le résultat d'une de ces enquêtes administratives « d'ici la fin du mois ». Les questions sont nombreuses cependant, car au-delà du manque de rapidité de communication et la lenteur des laboratoires pour avertir les autorités. Ont peut également s'interroger sur le fait alors même que le patient aujourd'hui décédé était conduit a l'hôpital, le lendemain les essais cliniques se poursuivaient auprès des quatre-vingt-dix participants. Des questions auquel l'enquête judiciaire et administrative devra trouver des réponses.

Antonio PORTELA, « Profondément choqué »

Antonio PORTELA Le PDG du laboratoire Portugais BIALLe président exécutif du groupe pharmaceutique portugais Bial, Antonio PORTELA, s'est dit dimanche « profondément choqué » après le décès d'un patient qui avait participé en France à l'essai clinique d'un médicament testé pour le compte du laboratoire. Des équipes en France et au Portugal « travaillent inlassablement pour comprendre les causes de cet accident tragique » et « pour assurer que les autres volontaires hospitalisés puissent récupérer totalement », a poursuivi M. PORTELA. « En mon nom et au nom de Bial, je voudrais présenter mes profondes condoléances à la famille du volontaire qui est décédé après avoir participé à l'essai de phase 1 de notre molécule expérimentale », a-t-il conclu auprès de l'agence portugaise Lusa.

Ce groupe de six patients, des hommes âgés de 28 à 49 ans, avait reçu une dose supérieure à celle absorbée par les 84 autres volontaires participant à ce test. Six volontaires qui participaient à un essai clinique visant à tester une nouvelle molécule de Bial censée aider à lutter contre la douleur et l'anxiété.

François PEAUCELLE directeur général de BIOTRIAL, le centre de recherche médicale qui menait cet essai, qui a l'annonce de ce décès a exprimé ces condoléances a la famille de la victime et insisté tout en œuvre, avec les autorités sanitaires, pour comprendre cette situation et les origines de cet accident ».

Des volontaires découragés ?

Si cet accident dans le cadre d'un essai clinique en phase 1 est le premier en France, et qu'a priori rien n'indique pour l'instant qu'il puisse remettre en cause la qualité professionnelle des laboratoires y compris comme celui mis en cause. Des volontaires d'essais thérapeutiques se disent ébranlés par l'accident qui a laissé un homme en état de mort cérébrale et cinq autres hospitalisés à Rennes et s'interrogent sur leur participation à ces expériences.

Des participants qui ont peur pour leurs avenirs ? « Je vais réfléchir. C'est sûr que ça va refroidir », confie Louis-Marie DUREL, un étudiant de 23 ans qui a subi un test étalé sur deux week-ends pour un anti-diabétique dans le centre d'essais cliniques privé de BIOTRIAL à Rennes.

Si certains veulent encore réfléchir, d'autres affirment « Là je n'en ferai plus et je vais le déconseiller », souligne un doctorant en sciences humaines de l'université rennaise, âgé de 33 ans qui a participé réalisé une quinzaine de tests depuis 2005 avec BIOTRIALFrancois PEAUCELLE directeur de Biotrial à Rennes, « contre la douleur, la sclérose en plaques, le paludisme... ». Un homme reconnaissant que sa motivation première « c'est l'argent, c'est évident. C'est de l'argent facile », mais en précisant qu'il essayait d'évaluer les risques à chaque fois.

D'autres continuent à voir dans cette possibilité certes une « façon facile de gagner un peu d'argent », mais également la possibilité de participer « une bonne cause ». Beaucoup d'étudiants participent aux essais, par le bouche à oreille, mais on peut aussi s'inscrire sur internet, où l'on trouve une carte des centres de l'Hexagone qui font des tests de médicaments ainsi que de produits cosmétiques.

Comme l'indique également Michel SPIEVAK qui a, lui, participé à des tests pour maigrir. « Je devais prendre le produit tous les matins dans une petite gourde fournie et y allais deux fois par mois pour des examens sanguins, des prélèvements de tissus adipeux ».

Il y a eu aussi deux journées entières d'examens. Mais les kilos sont revenus. Et même après la fin du test, il n'a pas su s'il avait reçu le produit ou le placebo. « On ne sait pas non plus ce qu'il y avait dans le produit », ajoute-t-il.

« Évidemment, il faut vérifier qu'il n'y a pas eu d'abus du laboratoire dans cette histoire de Rennes », souligne Pablo PAREDES, 40 ans, qui s'était prêtée à un test lorsqu'il était étudiant pour se « payer de belles vacances ». Mais, pour lui « il faut continuer les tests et les encadrés » qui sont conduits « pour une bonne cause »: soigner. « Il ne faut pas arrêter le progrès », lance-t-il.

Des avis partagés entre découragement, peur, et fatalisme. Faut-il revoir la politique des essais cliniques en France beaucoup professionnelle et associations pense que non, mais reconnaisse que des améliorations doivent être mise en œuvre pour que de telles situations puissent se reproduire le moins possible. Car il faut reconnaître que la science n'est pas exacte et que comme dans toute la suppression totale du risque zéro et impossible....Il faut tout simplement réduire ces derniers au minimum !.

Stéphane LAGOUTIÉRE/Avec l'AFP

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