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Affiches des Films Adaptes et de Toutes nos forcesÀ l’occasion de son 80e anniversaire, la Fédération sportive et gymnique du Travail (FSGT) a décidé d’organiser son premier festival international du film sportif qui aura lieu du 9 au 14 décembre prochain. Au programme une vingtaine de films dont deux concernant le handicap, seront projetés dans les différentes salles de la région afin d’aborder le sport dans tous ces états. La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Cela a été le cas pour mettre sur place cette rencontre entre deux univers de la création culturelle que sont le sport et le cinéma. « Le sport est culture ».

Il faut vivre et partager des émotions pour s’éprouver, mieux se connaître et se dépasser afin de mieux comprendre un environnement complexe. La culture sportive permet tout cela et contribue à l’identité de ces hommes et de ces femmes ainsi qu’au développement de leur estime de soi », a rappelé la co-présidente de la FSGT, Lydia Martins Viana.

Mais alors quel sport ? Pour quelle société ? C’est la question qui sera en toile de fond de ce festival. Pour y répondre, six thématiques ont été sélectionnées. L’histoire du sport ouvrier, le sport et ses dérives. Le sport et les femmes, le sport et culture, le sport et la paix et le sport et handicap. Même s’il y a eu de nombreuses avancées, l’accès des personnes en situation de handicap à des pratiques sportives reste problématique. Les deux films qui seront projetés ce vendredi vous permettront de changer le regard que vous avez sur le handicap.

Tavernier : « Ne plus voir le handicap. »

« Adaptée (s) » de Sebastiano d’Ayala Valva est une aventure positive et collective sur les membres de l’équipe de basket sport adapté. Ce documentaire de 52 minutes mettra au placard tous les préjugés concernant les déficients intellectuels. L’autre film « De toutes nos forces » de Niels Tavernier a mis en lumière les rêves d’un adolescent : participer à un triathlon Ironman avec son père. 

« Je voulais faire un film dont le protagoniste est certes handicapé, mais dont on oublie rapidement la pathologie : on le regarde et on constate sa différence, mais dès qu’on l’accepte dans sa différence, avec l’énergie qu’il vous renvoie, on ne voit plus le handicap. Je trouve ça magnifique. Grâce à lui, les parents changent les a priori qu’ils ont sur eux-mêmes, et du coup, se dépassent et se rencontre sur ce qu’ils ont de plus beau », a expliqué le réalisateur Niels Tavernier. Dans des salles adaptées pour les personnes en situation de handicap, ce festival devrait être une belle réussite.

Romain BEAUVAIS