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Affiche partiel_film_Marie_HeurtinVoila le film de la rentrée, " Marie HEURTIN ", un film qui vous invite à découvrir le parcours et l’histoire vraie d’une jeune fille sourde et aveugle au 19e siècle confié à institution religieuse. Un film émouvant, véridique ou l’échange et permanent, avant sa sortie officielle le 12 novembre prochain. Un film qui présenté en avant première partout en France, accessible aux spectateurs sourds et aveugles. Petite déception la ville rose, n’est pas elle prévus au programme, alors même que se trouve une forte population et une entreprise nationale comme Web-Sourd.

Réalisé par Jean-Pierre Améris, s’emparant aujourd’hui d’un roman méconnu de Victor Hugo, un thème plusieurs fois abordé par ce dernier qui cherche a comprendre le handicap, la différence et le regard posé par notre société. Un film pour lequel le réalisateur c’est inspiré d’un roman méconnu de Victor HUGO.

Le destin imposant d’une jeune fille…

Née en 1895 à Poitiers, sourde et aveugle de naissance âgée de 14 ans Marie Heurtin, va alors traverser la France, accompagné de son père un modeste artisan. Ce dernier ne peut se résoudre, comme le lui conseille un médecin qui la juge « débile », à la faire interner dans un asile. Il décide alors de rendre à l’institut de Larnay, près de Poitiers, où des religieuses prennent en charge des jeunes filles sourdes.

Une arrivée pour lequel la jeune marie fait face au scepticisme de la mère supérieure (Brigitte CATILLON). Une jeune religieuse, Sœur Marguerite, joué par Isabelle CARRE, se fait fort de s’occuper du « petit animal sauvage » qu’est Marie et décidé à tout faire pour la sortir de sa nuit.…

La jeune Marie va alors trouver sa place dans cette institution par le soutien de cette religieuse qui lui apprend la langue des signes tactile. Une « bête furieuse » qui au fil des mois, à force de patience et d'une obstination parfois violente, va saisir le bonheur de l’ouverture vers l’autre, de communiquer, d'être, enfin, en ce monde, en l'effleurant du bout des doigts.

Un destin exceptionnel et imposant de vérité, celui de Marie HEURTIN, interprétée par Ariana RIVOIRE, qui aura vécu à la fin du 19e siècle une décennie avant la célèbre écrivaine américaine Ellen KELLER sauvée elle-même par sa gouvernante.

Ariana RIVOIRE, une révélation !

Interprété par Isabelle CARRE, actrice fétiche du réalisateur, sœur Marguerite, aux côtés de jeunes figurantes, sourdes pour la plupart. Mais celle qui fait vaciller l'écran, c'est Ariana RIVOIRE, repérée par le réalisateur à la cantine d'un établissement pour enfants sourds. Dans la « vraie vie », elle voit, mais n'entend pas. Pour ce rôle, perdant aussi la vue, elle nous ouvre les yeux. Une petite âme emprisonnée qui, parce qu'on a cru en elle, en dépit des apparences, a fini par voler de ses propres ailes.

Un rendez-vous chargé empli d’humanité…

Comme le 7e jour joué par l’acteur déficient mental belge, Pascal DUSQUENNE, qui avait reçu le prix d'intreprétation a Cannes en 1996, ou encore les intouchables et le succès mondial que ce dernier aura connu, celui-ci en est l’expression de ce que nous entendant nous avons parfois du mal à « entendre » ce monde du silence et des signes qui nous semble bien éloigné.

Un film, qui nous fait comprendre combien la différence n’est pas forcement un handicap, mais bien souvent une force incroyable. Un film qui n’a rien d’une morale quelconque, mais qui se veut simplement l’expression d’un message réaliste, poignant et époustouflant de vérité. Un film qui exprime ce que nous sommes, c’est-à-dire des êtres vulnérables, car celle que l’ont disait handicapée et dépendante, va alors tendre sa main a celle qui l’a poussé vers la lumière.

Un message sur des situations dérangeantes ?

Interrogé sur la valeur humaniste de son message, le réalisateur, Jean-Pierre AMÉRIS souligne dans un entretien (v.interview) « Mes films sont peut-être dérangeants, mais certainement pas par esprit de provocation. Dérangeants, car très intimes, qui touchent là où on ne s'y attend pas. Vous pensez que ça va être l'horreur, une petite sourde aveugle dans un pensionnat. 

Vous pensez au pire et puis non, c'est plein d'espoir et parfois même très joyeux.Pas un espoir béat, mais un espoir qui encourage à lutter, à prendre sa chance, à revendiquer sa place dans le monde, malgré tous nos handicaps, malgré la tentation du désespoir, malgré le regard des autres. Quand on voit sœur Marguerite et Marie, ce ne sont pas des héroïnes. Elles sont comme tout le monde, mais tout le monde a en soi la possibilité de se battre. Les personnages ordinaires peuvent faire des choses extraordinaires… »

Plusieurs avant-premières accessibles à tous…

Avant sa sortie officielle le 12 novembre, une quarantaine de dates en avant-première sont prévues, dont certaines en présence du réalisateur. Des séances auquel pourront assister notamment les spectateurs déficients auditifs avec un sous-titrage (SME) et en audiodescription. Le site du film sur le lequel vous pouvez retrouver toutes dates ainsi que des interviews des acteurs et du réalisateur et à des extraits du making-of sous-titré.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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