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Photo extrait du film j avancerai vers toi avec les yeux d_un sourd de Laetitia CARTON sortie nationale le 20 janvier 2016Il aura fallu dix ans de travail a la réalisatrice de Lætitia CARTON pour sortir ce film véritable plaidoyer pour l'enseignement des signes. Une langue pratiquée par environ par 45 000 personnes et 119 000 si ont rajoute professeurs et interprète parmi les cinq millions de déficients auditifs en France métropolitaine. Une Langue qui si elle obtenu une reconnaissance celle-ci reste très partiel pour preuve seuls 5 % des enfants sourds reçoivent un enseignement en Langue des Signes.

Un film « J'avancerai vers toi avec les yeux d'un sourd », émouvant qui nous a fait découvrir un monde méconnu parfois même inconnu celui "sourds signeurs". En salles le 20 janvier, ce deuxième long-métrage de la réalisatrice raconte le destin de son ami Vincent homosexuel et sourd et aujourd'hui décédé et, à travers lui, l'histoire de beaucoup de sourds. Un film tourné en région Midi-Pyrénées, ou elle s'y adresse à cet ami, mort il y a dix ans, qui l'avait initiée à la Langue des signes française (LSF). « Je donne à Vincent des nouvelles de son pays, ce monde inconnu et fascinant, celui d'un peuple qui lutte pour défendre sa culture et son identité », dit-elle.

Un handicap invisible et souvent objet de perte d'identité...

Dans une société ou la communication et la parole n'a eu de cesse de progresser, les "sourds signeurs" reste un handicap invisible « et cela est source de souffrance psychique et de problème identitaire » souligne Lætitia CARTON. Un film qui aura nécessité dix ans de tournage et sous-titré pour les entendants et les sourds, on croise beaucoup de "sourds signeurs" bien dans leurs baskets.

Ont retrouve ainsi un professeur de LSF, des parents sourds dont les enfants sont entendants, des parents entendants dont un ou plusieurs enfants sont sourds et des familles où papa, Vincent l ami de Laetitia CARTON a qui elle dedie le film et a avec qui elle parle tout au long du filmmaman et toute la fratrie sont sourds...

Mais cette réalité reste d'une certaine manière trompeuse « S'ils sont souvent en colère, c'est qu'ils doivent faire un effort continuel pour aller vers les autres. C'est presque toujours à sens unique. Les sourds sont exténués ! », relève la cinéaste qui réalise son deuxième film. Progressivement les mentalités et les représentations évoluent comme avec la reconnaissance de la LSF en 2005 avec la loi sur l'égalité des chances, malgré toutes ces avancées, la place des Sourds dans la société est encore difficile à trouver.

« J'ai toujours été interpellé par le déni qui entoure la surdité », avoue telle, évoquant une amie d'enfance sourde oraliste, Sandrine, dont elle ressentait, impuissante, la détresse: « Imaginez la difficulté de produire des sons, des mots que l'on n'entend pas ! », explique la réalisatrice.

La caméra fait découvrir l'une des écoles pionnières, à Ramonville, près de Toulouse. Les familles ont souvent dû déménager pour permettre à leurs enfants de suivre cet enseignement en LSF, dispensé par des professeurs sourds.

Qui regrette que sur les 300.000 à 400.000 sourds profonds de naissance ou devenus sourds, 50% soient exclus de l'emploi et seuls 4% accèdent aux études supérieures. « La France dénombre seulement 13 classes qui permettent aux enfants sourds de suivre une scolarité en LSF de la maternelle au CM2, 4 collèges et 4 lycées », précise-t-elle. Une situation qui conduit 80 % de la communauté sourde a l'illettrisme. La France accuse un énorme retard face aux Scandinaves ou aux Américains. Ainsi, à Washington, l'Université Gallaudet, destinée aux sourds, offre un enseignement bilingue, Langue des signes américaine/anglais.

« Attention, je ne suis pas contre l'oralisme ni les implants, mais les adultes sourds qui ont reçu une éducation bilingue (LSF/français) depuis l'enfance ne sont pas handicapés. Ils ont juste une culture différente », assure-t-elle. « Les autres sont souvent perdus ».

Pour une langue à part entière

Photo extrait du film j avancerai vers toi avec les yeux d_un sourd. Un homme signant devant la Tour eiffel sur le Parvis des droits de l_homme a ParisLes premiers spectateurs sourds qui assisté à l'avant-première le 22 décembre 2015, ont semble t-il apprécié l'image positive renvoyée par ce film, plein de vitalité et d'espoir: « Ils sont très contents d'avoir enfin la parole au cinéma ». La réalisatrice qui montre aussi la beauté, la subtilité et la finesse d'expression de cette langue.

Dans la LSF, pivot de la culture sourde, sa reconnaissance comme une langue à part entière. Une langue pour lequel la réalisatrice rappel que celle-ci ne trouve pas uniquement dans les mains du « sourd signeur », mais dans « les expressions du visage, le regard sont essentiels. Si vous ne regardez que les mains, vous ne comprenez rien ! » souligne Lætitia CARTON. D'où la nécessité pour eux, même s'ils tissent des liens solides avec le monde audible, de se retrouver entre eux pour faire évoluer leur langage.

La LSF est devenue en 2008 une option au bac et le Capes de LSF ont été créés en 2010... "Tu te rends compte, Vincent '", lui dit Lætitia dans le film. Ou ont y croise la chanteuse Camille qui signe la musique du film et y interprète un morceau. On y croise aussi la comédienne Emmanuelle Laborit, Molière pour son rôle dans "Les Enfants du silence" et directrice de l'International Visual Théâtre.

Un film ou un monde pour nous entendant sûrement une découverte, riche en découvertes, poésie, peut être qui nous permettra d'ouvrir les yeux, mais aussi les oreilles vers une population pour lequel il serait temps que nous puissions nous comprendre et participé a l'inclusion de tous dans une société ou il ont comme chacun d'entre nous un droit d'y participer !!! Un film ou Lætitia CARTON. Elle film ou les paroles de Lætitia qui parle a Vincent qui eu l'idée de ce film, me bouleverse elle reconte aussi une forme d'histoire que j'ai partiellement connu a travers l'homosexualité et le handicap....Un film a voir absolument et plongé intégralement dans cette langue qui est aussi l'expression d'un moment pour lequel nous appartenont tous, celle du drot a l'inclusion...On découvre finalement que la surdité n'est pas un handicap mais une culture à part entière.

Lætitia CARTON.qui elle réponds plus largement à sa réalisation dans un interview.

La Rédaction / avec l'AFP

Un film Produit par Sophie GERMAIN et Olivier CHARVET Coproducteur Gabriel CHABANIER avec le Montage Rodolphe MOLLA réalisé en coproduction avec Le Miroir - Avec la participation du CNC (Avance sur recettes), et le soutien des Régions Limousin, Midi-Pyrénées et Auvergne. En association avec Indéfilms 2. Avec le soutien du programme Media de l"Union Européenne, de la Procirep-Angoa et l"aide à l"écriture de Ciclic-Région Centre Val de Loire. Pour lequel vous pouvez ici retrouver tout les dates et lieux ou le film sera présenté.

 

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