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Soin funeraire. La morgue de l'Hopital de VancouverChacun de nous un jour doit partir...ce rendez-vous reste un moment douloureux. Causée par la vieillesse l'instant peut être moins difficile ce moment peut se relever incompréhensibles lorsque ce dernier rendez-vous et notamment les soins funéraires sont refusés a des personnes décédées séropositives ou à une hépatite virale. Une contexte qui empêche des familles de rendre un dernier hommage à leurs proches, ajoutant à la peine le traumatisme de ne pouvoir préserver le corps de ceux-ci. Une situation qu'étudiera le Sénat le 14 décembre de maintenir ou non cette interdiction.

Une situation qui provoque depuis plusieurs années la colère de Jean-Luc ROMERO, président des Élus locaux contre le sida, qui avait décidé de lancer une pétition sur Change.org il y a un an pour demander la levée de cette interdiction. Une pétition qui a réuni à ce jour 131 643 signatures. A la veille de l'étude de ce projet de loi, étudiée dans le cadre de l'examen en nouvelle lecture du projet de loi relatif à la santé adopté par l'Assemblée nationale. Il appelle les signataires à continuer le combat: « Nous avons besoin de vous ! » lance l'élu local et militant associatif.

Des signataires demandent travers des centaines de tweets envoyer aux sénateurs de « respecter les droits des personnes et la sécurité des thanatopracteurs en décidant que les soins funéraires - pour ce qui concerne les soins invasifs - doivent être fait dans des lieux adaptés et non au domicile! ».

Jean-Luc ROMERO qui rappelle dans cette pétition, que nous vous invitons a signé, « qu'aucun argument scientifique ne justifie cette interdiction dès lors que ces soins s'exercent en respectant les précautions universelles préconisées par l'Organisation mondiale de la santé ».

Un premier vote qui avait eu lieu le 27 novembre dernier a l'Assemblée nationale ou celle-ci avait l'interdiction des soins de conservation, provoquant la colère du militant associatif. « Les députés ont décidé qu'une personne séropositive mérite d'être cachée à ses proches et à sa famille, les députés ont décidé de mettre sciemment en danger la santé des thanatopracteurs en refusant que les soins de conservation puissent être effectués dans des lieux dédiés et équipés en conséquence » avait précisé alors l'élu de gauche Jean-Luc ROMERO.

La peur d'être contaminés

Reste que la levée de l'interdiction des soins funéraires pour ces défunts est fortement décriée par les thanatopracteurs. Ces soins consistent en particulier à injecter dans le système vasculaire un produit antiseptique et conservateur (formol) à la place du sang. Ce qui nécessite l'utilisation d'aiguilles et de bistouris: «Or, nous pouvons nous piquer ou nous couper et nous manipulons du sang.

Intervenir sur des personnes atteintes d'hépatites B et C et séropositives représente une augmentation des risques de contamination pour nous», affirme Lilian MASSON, secrétaire général du Syndicat professionnel des thanatopracteurs. Par ailleurs, selon lui, actuellement, les familles de ces défunts «peuvent généralement se recueillir devant la dépouille de leur proche, lorsque celui-ci est présenté sur une table réfrigérante».

Un avis partagé par son confrère Sébastien BOUKHALO, qui avait lancé une pétition en 2014 contre la levée de l'interdiction qui n'a réunit elle que 297 signatures: «On ne veut pas être catalogué comme des homophobes, mais on considère que les risques pour notre santé sont bien réels, d'autant qu'on ne sait pas combien de temps les virus sont contagieux.» ajoute t-il. Des arguments rejeté depuis longtemps par le président Jean Luc ROMERO

Vers un meilleur encadrement des pratiques

Si l'autorisation des soins funéraires pour ces défunts est finalement adoptée, les professionnels souhaitent être mis au courant de la pathologie de la personne décédée afin de pouvoir éventuellement exercer leur droit de retrait.

Pour prendre en compte leurs appréhensions, la ministre de la Santé, Marisol TOURAINE à elle recommandé dans un communiqué que les soins funéraires soient pratiqués dans les «seuls lieux dédiés que sont les chambres mortuaires et les chambres funéraires». Une pratique autorisée à domicile jusqu'à présent. Une façon de mieux encadrer les habitudes pour renforcer la sécurité.

Ce vote du Sénat représente donc pour Jean-Luc ROMERO et les 130.000 signataires un dernier espoir contre la discrimination et pour le respect des victimes du sida. Parce que les morts ont droit au respect !

Stéphane LAGOUTIÉRE

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