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Handicap et sexualite le centre de ressources handicaps et sexualite estime qu il est desormais temps parlerUn droit revendiqué depuis des années par le président de l’association l’APPAS, Marcel NUSS, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet et qui reste pourtant un sujet tabou encore en France qu’il s’agisse de l’accompagnement ou de celui auquel peuvent aussi revendiquer les personnes déficientes mentales. Une activité d’accompagnement sexuel des personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie qui malgré son existence n’est toujours pas dans la pratique, restant considérée comme une activité prostitutionnelle.

Une pratique pourtant reconnue dans de nombreux pays...
Malgré cela il a été largement démontré qu’il existe une alternative à des souffrances induites par la misère affective, sensuelle et sexuelle qu’endurent nombre de personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie. Du reste, l’accompagnement sexuel est reconnu et pratiqué, ou commence à l’être, dans de nombreux pays : Pays‐Bas, Norvège, Danemark, Autriche, Allemagne, Suisse, Belgique, République tchèque, Australie, Israël, Nouvelle‐Zélande, certains états des États‐Unis, etc.

Vers une pratique en toute légalité...
Une pratique que défend depuis sa création l’Association pour la Promotion de l’Accompagnement sexuel (APPAS), l’accompagnement sexuel se pratique et s’organise. En effet, depuis mars 2015, l’APPAS proposent, en toute légalité, des formations pour accompagnant-es sexuel‐les.

L’APPAS mettent également en relation, en toute illégalité, des personnes formées et des personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie. Le président de l’association, Marcel NUSS, assume la responsabilité de soutenir une activité qui, aux yeux de la loi, est qualifiée de proxénétisme bénévole, prenant le risque d’être condamnée à sept ans de prison et à 150 000 € d’amende.

D’autant que, depuis l’adoption de la Loi n° 2016‐444 du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées, les bénéficiaires d’un accompagnement sexuel prennent le risque consternant d’être pénalisés et d’écoper d’une contravention de 1500 € !
Ainsi précise son président l’association aurait reçu en vingt mois « plus de 500 demandes d’accompagnement sexuel et formé 35 personnes issues d’horizons différents. Cependant, seuls 20 % des demandes d’accompagnement sexuel ont pu être satisfaites, faute d’un nombre suffisant d’accompagnant-es sexuel‐les pour le moment. Et seulement 5 % des demandes ont été formulées par des femmes ».

Une pétition a l’approche des présidentielles...
Un constat et l’approche des présidentielles de 2017, ’APPAS refuse de rester inactive et se satisfaire d’une situation quelle juge ambiguë face à un sujet humainement aussi primordial, sachant les bénéfices avérés de cette forme d’accompagnement approuvée dans tant de pays.

De ce fait, estimant que « la liberté d’expérimenter et de découvrir la sexualité et le plaisir sans discrimination, ni contrainte, y compris dans le cadre de relations tarifées, doit être légalisée. l’APPAS qui pour cela et demande la mise en place d’une exception à la loi sur le proxénétisme et un statut pour les accompagnant-es sexuel‐les a lancé une pétition qui a recueilli a ce jour 505 signatures auquel il ont ajouté à travers cette pétition une lettre destinée aux parlementaires

Stéphane LAGOUTIERE

Source : APPAS

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