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Deux personnes se tenant par la mainAprès avoir lancé une pétition déjà sur le sujet de l’euthanasie intitulé : Pour une loi sur le suicide assisté en France qui a ce jour a rassemblé 104 227 signatures. Nathalie GUEIRARD DEBERNARDI citoyenne et n’appartenant a aucune association, cette femme exprime la raison de son combat par l’expérience « épreuve effrayante » de celle qu’elle a vécue avec la lente agonie de son mari atteint de la maladie de Charcot. Une femme qui souhaite profiter de la campagne présidentielle en lançant un appel aux candidats(1) au travers d’une nouvelle pétition : Engagez-vous en faveur de l'aide active à mourir qui à ce jour a réuni plus de 68 000 signatures.

L’opinion publique favorable... ?
Un sujet qui reste plus que jamais d’actualité comme le démontre l’affaire de la petite Marwa, dont le procès devant le conseil d'Etat c'est ouvert le 2 mars dernier.(v.article) A cause d'un choix pris par le corps médical alors que les familles opposées dans la décision qu’il convient de choisir, a contrario celle de l’affaire LAMBERT que tous les Français, à l’origine de la seconde loi dite LEONNETTI. Une seconde loi dont le baromètre santé du CISS confirme la progression de l’information sur le « droit de rédiger des directives anticipées pour sa fin de vie », qui est resté longtemps « l’un des moins connus et reconnu comme les moins bien appliqués ».

Un droit qui demeure insuffisant aux yeux de certains et qui demande que la France rejoigne enfin une pratique mise en place dans de nombreux pays comme le Canada, La Suisse, la Colombie et certains États américains, mais aussi pays de l’Union européenne comme La Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg,. Un droit auquel sont favorables très largement les Français et comme le fait ressortir un sondage publié par BVA réalisé pour Le Parisien en juin 2014 a la suite de l’acquittement à Pau du docteur Nicolas BONNEMAISON, qui avait décidé seul d'avancer la mort de certains patients en phase terminale.

88% des Français se déclarent favorables à l’euthanasie clandestine, c’est-à-dire à ce que des euthanasies soient pratiquées, même si elles ne sont pas autorisées par la loi, lorsque des personnes atteintes d’une maladie incurable en phase terminale le réclament dans un sondage plus récent réalisé BVA pour la chaîne I-télé entre le 12 mars 2015 au 13 mars 2015, intitulé : Les Français et la fin de vie.

Une pétition envoyée a 15 des principaux candidats...
Sans attendre de leurs réelles participations ou non a la campagne présidentielle, Nathalie GUEIRARD DEBERNARDI celle-ci a souhaité que cette nouvelle pétition si elle atteint le nombre de 75 000 signatures, ce qui devrait être le cas dans quelques jours, ayant atteint 67 587 soutiens sur les 75 000 fixés pour l’envoi, cette femme qui rappelle l’importance
« D’interpeller les candidats à se prononcer en faveur de l'aide active à mourir ». Rappelant les résultats le Comité consultatif national d'Éthique qui préconisait de légaliser le suicide assisté et l'exception d'euthanasie. « Je viens solliciter une nouvelle fois votre attention et votre action pour que notre lutte figure parmi les projets quinquennaux de la prochaine présidence ».

Une femme qui dans cette seconde pétition revient sur le calvaire vécu avec son mari, et le « processus de la maladie mon mari et moi dans notre chair, renonçant progressivement et inéluctablement à tout ce que nous aimions vivre ensemble. En six mois il est passé de la difficulté à marcher au fauteuil roulant. Six mois plus tard, ses bras ont commencé à s'affaiblir. Progressivement, la fonte musculaire lui a imposé une assistance permanente.

Rappelant les souffrances endurées par celui-ci comme L'impossibilité d'aller en Suisse a marqué un tournant déterminant. Michel, qui avait consacré sa vie à écouter la souffrance des autres, n’était pas entendu. La souffrance physique et psychique était devenue insupportable. Il aurait voulu choisir le jour de sa mort, il ne voulait pas vivre et nous faire vivre cette lente progression torturante vers la mort. La vie avait quitté son regard.

A chaque fois qu'il ouvrait les yeux, la nuit comme le jour, il n'avait plus qu'une phrase : "je veux mourir". Son époux Michel est donc mort d’insuffisance respiratoire et d’épuisement, en rentrant a son domicile, après une ultime consultation hospitalière que j’avais obtenue de haute lutte entre Noël et le jour de l’an. Il était médecin psychiatre - psychanalyste et depuis toujours redoutait de mourir à l’hôpital.

Une situation qui plus que jamais exigent de vraies réponses soulignent Nathalie GUEIRARD DEBERNARDI « Nous sommes aujourd'hui plus de 103 000 à avoir signé ma pétition initiale. (...) Imaginez ce que nous serions en mesure d'initier si nous étions 10 fois plus nombreux, si plus d'un million de signataires se mobilisaient ? Comment pourrions-nous être encore ignorés ? »

Stéphane LAGOUTIÉRE

(1) Une pétition qui sera remise à : Benoît HAMON, Jean-Luc MELENCHON, Marine Le PEN, Yves GERNIGON, Sébastien NADOT, Bastien FAUDOT, François FILLON, Charlotte MARCHANDISE, Stéphane GUYOT, Nathalie ARTHAUD, Jacques CHEMINADE, Nicolas DUPONT-AIGNAN, François ASSELINEAU, François VIGNE, Emmanuel MACRON, Pierre LARROUTUROU.

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