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Manifesation sciences marche ParisPartis il y a trois semaines de Montpellier pour un périple à vélo à travers la France a l’appel lancé par un chercheur Patrice LEMAIRE. Ils sont arrivés aujourd’hui 17 octobre dans les rues de la capitale, rejoints par d'autres chercheurs, dénoncent la « crise profonde » que traverse le secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche en France et qui refuse la précarité. Un mouvement qui soutenu par les associations comme l’AFM-Téléthon. Avec cette manifestation, le mouvement « Sciences en marche » espère interpeller le gouvernement et obtenir 30 000 emplois supplémentaires en dix ans.

Par ailleurs, « Sciences en marche » réclame une réforme du Crédit Impôt Recherche, afin de financer une augmentation des budgets de fonctionnement des universités et des organismes de recherche. « Demander davantage d’argent à l’État ne me paraît pas réaliste dans la conjoncture actuelle », a répondu Geneviève FIORASO. La secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a par ailleurs estimé que les instituts de recherche devaient « donner la priorité à l’embauche des jeunes docteurs (...) plutôt qu’aux fins de carrière ».

Une précarité permanente…

« Recherche en colère », « Stop à la galère », « Contre la précarisation dans la recherche », autant de messages peints sur les banderoles. « Le mot précarité aujourd'hui pour un post-doctorant à Paris, qui va gagner 1500 € ou 1600 € par mois, ce n'est vraiment pas un mot fort, c'est une réalité. », a déclaré Pierre GUILLARD, 33 ans, chercheur à l'Institut d'astrophysique de Paris.

Un avis partagé par Gregory PACHINI, qui lui, refuse d'affronter cette précarité. Il sait que sa thèse sur le virus du sida ne lui permettra pas de trouver un emploi. « Je suis passionné par la recherche, mon amour de la science est inaltéré, mais ce n'est plus possible avec ma thèse qui n'ouvre pas les portes pour pouvoir prétendre au concours ».

Soutenu par le secteur associatif

Un collectif et des revendications soutenus par les associations de soutien à la recherche médicale, vaincre la mucoviscidose AIDES, AFM téléthon et la fondation ARSEP, pour la recherche contre la sclérose en plaques, pour ne citer que les plus importantes. Elles dénoncent que malgré l’importance de leur participation financière grâce aux dons du grand public, les laboratoires continuent à subir des difficultés croissantes.  

Difficultés qui se traduisent en réductions de budget liés à la recherche, précarisation des emplois et fuite des cerveaux vers l’étranger. Les associations qui ont accompagné cette marche jusqu'à la place Vauban dans le 7e arrondissement.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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