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Message d'alerte

Une femme assise sur une voie ferreÀ J-2 plusieurs associations comme l’Union Nationale de Prévention du Suicide, ARPADE ou l’UNAFAM, mais aussi S.O.S Amitié, qui dispose d’une plate-forme multimédia à l’écoute du malêtre des Français, 24 h sur 24 et qui la progression des idées suicidaires et notamment chez les jeunes. Une progression des appels évoquant le suicide ou la plate-forme aura vu entre janvier et septembre 2016 aura connu une progression 13 % de ces appels et +49 % sur tchate. Des personnes handicapées et des parents d’enfant handicapés qui ne sont pas non plus épargné le suicide de quatre d’entre eux en 2016. Des manifestations prévues partout en France comme en Occitanie

Le suicide qui au niveau mondial selon l’OMS dans un premier rapport sur la situation rendue publique en septembre 2014 avait estimé qu’une personne décédé toutes les 40 secondes a la suite d’un suicide dont 75 % sont commis dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. La France se elle situe devant la Belgique, elle situe après l’Espagne ou l’Italie. Le triste record est détenu par le Guyana (44,2) situé en Amérique du Sud, suivi par la Corée du Nord (38,5) tandis que l’Arabie Saoudite affiche le taux le plus faible avec 0,4 suicide pour 100.000 habitants.

Plus de 25 suicides par jour en France...
Malgré une tendance à la diminution depuis le début des années 2000, le suicide est encore à l'origine de plus de 25 décès par jour en France soit 9715, selon le dernier rapport de l’observatoire un chiffre qui pourrait néanmoins 10.700 décès, le rapport reconnaissant lui-même un manque de précision de l’ordre 10 %. Un passage a l’acte qui est lui plus important chez les hommes et augmente avec l'âge.

Des chiffres qui selon S.O.S Amitié, représente près de trois fois plus que les décès par accidents de la circulation. Première cause de mortalité chez les 25-34 ans et deuxième chez les 15-24 ans, selon SOS amitié qui prendra part jeudi 2 février à la 21e Journée nationale de prévention contre le suicide. Des tentatives qui représentent entre 176 000 et 200 000 sont prises en charge chaque année par les urgences hospitalières.

L’annonce d’une baisse pour lequel il convient néanmoins comme l’indique les associations sur le terrain de montrer vigilant et pour lequel il conviendra d’attendre encore deux a trois ans, mais surtout d’une meilleure remontée des chiffres pour confirmé un ralentissement du taux de suicide.

Des régions plus concernées que d’autres...
Un taux de suicide qui également plus important sur la base des régions avant la réforme territoriale, La Bretagne, devant la Basse-Normandie, le Nord-Pas-de-Calais, le Limousin et les Pays de la Loire, avec des taux supérieurs de plus de 25 % au taux moyen de la France métropolitaine. A contrario les régions Midi-Pyrénées, Corse, Rhône Alpes et Alsace enregistrent les plus bas taux, tandis que la seule région où le taux de suicide a augmenté depuis 2002 est la Lorraine.

Des appels au secours qui se multiplient...
Des chiffres des suicides effectifs qu’il ne faut pas confondre avec ceux évoquant le suicide, ainsi la majorité des suicides sont précédés de signes annonciateurs, oraux ou comportementaux. Il existe évidemment des cas soudains, mais il est important de comprendre les signaux d'alarme et de savoir les repérer. Une politique de prévention nécessaire qui permettra de réellement faire baisser ces chiffres pour les années avenir comme le réalise SOS Amitié et ses différentes plates-formes d’écoute.

Avec 1600 bénévoles qui se relaient 24 heures sur 24, sept jours sur sept, et répondent chaque année à près de 700.000 appels. En 2015 l’association aura reçu 12 800 appels évoquant le suicide. Sur les neuf premiers mois de l’année 2016, S.O.S Amitié a enregistré 13 % d'appels supplémentaires évoquant le suicide (+11 % au téléphone, +49 % aux tchate), avec un temps d’écoute de 11 % supplémentaire par rapport aux neuf premiers mois de 2015. Ces appels supplémentaires sont principalement émis par les hommes au téléphone (+32 %) et par les femmes par tchate (+60 %). Une tendance qui se confirme depuis 2013.

Des bénévoles qui croient au pouvoir des "mots sur les maux". Ils n’ont ni la prétention, ni la capacité d’être des thérapeutes, mais ils accueillent avec empathie, sans jugement, dans l’anonymat et la confidentialité, la souffrance de leurs concitoyens. L’écoute de la solitude, de l’isolement, de la souffrance psychique et physique, maux qui pourraient amener l’appelant à songer au suicide, a un rôle essentiel dans la prévention du suicide.
La Journée nationale de la Prévention du Suicide encourage la mobilisation de tous et toutes, mais aussi des bénévoles, des politiques, des personnels du secteur sanitaire et social, des collectivités pour écouter, soutenir et accompagner les personnes en souffrance psychiques. «Le pire, c’est qu’on n’arrive à décrocher qu’un appel sur quatre, avec plus de moyens, nous aurions donc 2,4 millions d’appels chaque année. », souligne le Président de SOS Amitié Maxime BONIN.

Un mal qui frappe aussi les familles et les personnes handicapées...
Contre tout attente les personnes handicapés voire même des parents d’enfants handicapés, en seront venu a prendre cette décision plongeant des familles entières dans le désespoir. Ainsi en 2016, la France aura connu quatre cas dont le dernier en date en octobre 2016, le suicide d’une femme âgée de 32 ans mère de deux enfants autistes et qui c’est jeté par la fenêtre de son appartement en se jetant du 8é étage. Un fait divers me direz-vous ? Non, mais un cas qui se rajoute a une liste nombreuse de parents qui sont seuls a confronté a la maladie ou handicap de leurs enfants. Un suicide qui est loin d’être une exception.

Ainsi combien sont-ils, ces parents, épuisés dans les profondeurs administratives, l’épuisement ou le harcèlement ? Personne ne sait vraiment. Combien de temps faudra-t-il attendre pour que la société ainsi que le gouvernement agissent ? Qu’attend-il pour agir et faire stopper cette série de suicide, préférant les études et autres rapports pour essayer de comprendre le malheur qui frappe ces parents ? Les politiques ne semblent pas vouloir vraiment s’intéressé au sujet !

Des professionnels regrettent le manque de moyen...
Un choix politique qui ne semble pas convaincre dans la totalité toutes les spécialistes et notamment en psychiatrie comme le Dr. Véronique MENEGHINI exerçant dans le secteur public depuis une vingtaine et qui elle espère voir Marisol TOURAINE participer à la diminuer le taux de tentatives de suicides et de suicides réussis à travers les mesures que vous souhaitez mettre en place.

Elle reste néanmoins très septique sur la volonté réelle que « le suicide, la santé mentale plus largement, soit des enjeux majeurs de santé publique ». Rappelant à la ministre les « manques de moyen, sur le terrain, psychiatres et soignants paramédicaux se désespèrent et finissent par perdre la foi. Entre des moyens humains de plus en plus réduits (diminution de postes, difficultés de recrutement, profession de moins en moins attractive) et des conditions de travail, mais surtout de soins pour les patients extrêmement mauvaises, il est de plus en plus difficile d’offrir des soins de qualité et de garder des équipes en ordre de démarches et enthousiastes »

Véronique MENEGHINI qui conclut en soulignant que « Les conditions d’hospitalisation sont parfois indignes de la France du XXIe siècle. Il devient difficile, Madame La Ministre, de croire à notre capacité à délivrer les soins correctement et à croire que la société s’engage réellement dans une action auprès de cette population souffrant de maladie mentale.»,

Stéphane LAGOUTIERE

Source : SOS Amitié / UNPS / ARPADE / UNAFAM / OMS

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