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Message d'alerte

Originaire de Mossoul Ouest Abdallah souffre dune fracture de la jambe suite à l_explosion dun missilePassé relativement inaperçue cette année à cause de la forte actualité en France sur l’autisme et notamment la présentation du 4e plan. L’ONG Handicap international dont le siège situé a Lyon à célébrer la Journée mondiale de lutte contre les mines ce 4 avril, une importante alors que le nombre de victimes ne cesse de progresser. Une augmentation effrayante du nombre de victimes des armes explosives qui a tué ou bléssés 32 008 civils par ces armes en 2016, et le bilan s’annonce encore plus lourd pour 2017.

Un message soutenu par Daniel CRAIG qui incarne James Bond sur le grand écran est premier Mandataire mondial des Nations Unies pour l’élimination des mines et engins explosifs. Il nous parle des dangers des restes d'engins explosifs qui subsistent après les conflits à l'occasion de cette Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines.

Une progression des blessés de 150 %
À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les mines antipersonnel, l’association fondée à Lyon a souhaité « alarmer sur l’augmentation vertigineuse du nombre de victimes de mines et restes explosifs de guerre pour la 3e année consécutive en 2016, au moins 8 605 personnes ont été tuées ou blessées par ces armes en 2016 alors qu’elles étaient 3 450 en 2013. « Cette augmentation de 150 % s’explique par des bilans particulièrement lourds dans les zones de conflit en Afghanistan, en Libye, en Ukraine, au Yémen ou encore en Colombie » , explique l’ONG Handicap international. Les mines antipersonnel continuent de tuer très majoritairement des civils : 78 % des victimes étaient des civils en 2016, dont 42 % d’enfants.

Ce bilan est également le plus lourd enregistré par l’Observatoire depuis la publication de son premier rapport annuel en 2000 (9 228 victimes recensées en 1999). Le nombre de nouvelles victimes augmente ainsi pour la troisième année consécutive après 15 ans de baisse presque continue. Ce triste bilan est directement lié à l’utilisation massive dans les conflits récents d’armes explosives dans des zones peuplées incluant des armes interdites, majoritairement des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions.

« Après 15 ans de baisse quasi continue, l’augmentation de 150 % du nombre de victimes depuis 2013 représente un retour en arrière inacceptable. Nous devons rappeler sans relâche que la guerre ne justifie pas tout. Des règles internationales existent : le Traité d’Ottawa, la Convention d’Oslo qui interdit les armes à sous-munitions ainsi que les Conventions de Genève ont pour objectif de protéger les civils. Il est de la responsabilité de tous les États de défendre ces règles, de les appliquer et les faire appliquer », a déclaré Thomas Hugonnier, responsable des opérations de déminage de Handicap international.

Un déminage qui prendra du temps…
À titre d’exemple, lors de l’offensive à Rakka, en 2017, les frappes aériennes massives et les tirs d'artillerie ont dévasté la ville désormais totalement contaminée par les restes explosifs. Il faudra des années pour déminer ces zones. « Les bombardements et les pilonnages laissent un grand nombre de reste explosif de guerres, car un pourcentage significatif des bombes, missiles, obus, etc. n’explose pas à l’impact. Ces restes explosifs sont une menace durable pour la vie des civils longtemps après un combat ou un conflit, une menace identique à celle des mines antipersonnel. Cela rend impossible le retour à une vie sociale et économique normale », selon Anne HERY, Directrice du plaidoyer à Handicap international

Une campagne internationale pour dire STOP aux massacres des civils
Handicap international mène une campagne internationale pour dire « STOP aux bombardements des civils ». L’association se donne pour objectif de réunir 1 million de signatures pour les remettre aux décideurs politiques en septembre 2018. Une signature dont chacun de nous doit apporter sa contribution afin de dire non a une situation qui peut si elle continue se confondre à « Crime contre l’humanité ». Handicap international qui œuvre au sein de la coalition INEW (International Network on Explosive Weapons) afin d'inciter les États à s’engager à mettre fin à l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées.

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : Handicap Internationale

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