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Un pannau indiquant la direction de la précarité et chômage que prend la France (Illustration)Alors que va s'ouvrir dans quatre jours la 16e édition de la semaine pour l'emploi des personnes handicapées, avec un taux de chômage record de 22 %, face a une crise économique loin d'être terminé laisse entrevoir de sombres perspectives pour les prochains mois. L'association dénoncent dans un communiqué la progression et l'augmentation de la précarité des travailleurs handicapés au travers des contrats à temps partiel et à durée déterminée créant une exclusion rapide de l'entreprise lorsque se pose une question de maintien dans l'emploi.

Une situation que confirme des statistiques de la DRESS rendu publique hier, le taux de chômage des travailleurs handicapés atteint maintenant les 22%, contre 10% pour l'ensemble de la population, ce qui représente une augmentation de 15,6% en un an.

Leur précarité est aussi en forte augmentation, avec le développement des contrats à durée déterminée et à temps partiel 24% sont à temps partiel, contre 13% pour la population. Plus de 17.7% des entreprises n'employaient en 2011 aucun travailleur handicapé.

Accident et maladie ne peuvent être sujets d'exclusion

Pour la FNATH, l'objectif essentiel reste aujourd'hui le maintien dans l'emploi notamment face aux accident ou au maladie qui peuvent conduire rapidement vers l'exclusion de l'entreprise alors que 120 000 licenciement pour inaptitude sont prononcés chaque année. Selon une étude menée par la FNATH auprès de ses adhérents, après son arrêt de travail, moins d'une personne sur deux a repris un emploi dans la même entreprise.

Cette reprise du travail s'est traduite pour le quart des personnes par une diminution des horaires de travail et donc de leurs ressources. Mais malgré cette reprise, ils sont nombreux (20%) à l'avoir perdu à nouveau à la suite d'une aggravation de leur état de santé ou d'une rechute.

Une analyse qui selon signifie que plus d'une personne sur deux (55%) n'a pas repris son travail dans la même entreprise après son arrêt de travail. Ce pourcentage est plus élevé chez les ouvriers (près de 50%) que chez les cadres (moins de 10%). Plusieurs facteurs peuvent renforcer la probabilité de ne pas retrouver un emploi : la longueur de l'arrêt de travail, la taille de l'entreprise, le type de contrat de travail (CDD ou intérim)....

Concernant le type d'atteinte à la santé, les problèmes dépressifs et les problèmes de dos sont associés à un risque de rupture professionnelle. Pour les personnes ayant perdu leur emploi après une atteinte à la santé d'origine professionnelle, dans plus de 6 cas sur 10, la rupture a été causée par un licenciement pour inaptitude. Ces personnes ont-elles pu retrouver un travail ? 62 % répondent par la négative. Pour les 38 % qui ont retrouvé du travail, cela a pris plus d'un an pour près des trois quarts des personnes (entre 1 et 2 ans après pour 41 % et plus de 3 ans après pour 29 %).

La FNATH ne peut que constater la triple peine qui frappe les accidentés de la vie : la peine des séquelles physiques et mentales, la peine liée à la diminution des ressources financières et la peine sociale, c'est-à-dire la difficulté de retrouver son emploi à la suite de son arrêt de travail et l'exclusion potentielle mais rapide de la société.

La Rédaction

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