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Sophie CLUZEL Secrétaire dEtat au personnes handicapées a lAssemblée nationale le 13 novembre 2017Alors que la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées vient de se terminer, avec en France un taux de chômage que l’on connait et qui ne cesse de grimper ! Après le President de la république, le premier ministre, c’est maintenant les ministres et notamment Sophie CLUZEL de faire comprendre que ce taux de chômage de 23 % pourrait lui baisser en supprimant ou réduisant le taux fixé de 6 % par la loi de 1987 et 2005…

Une série de contradiction…
Interroger par le député Rémi DELATTE, du groupe Les républicains, lors du vote du projet de finance et notamment pour la mission Solidarité, insertion et égalité des chances et Santé, lui rappelant que « l’insertion par le travail » serait une mesure « d’égalité des chances qui permettrait de mieux aborder le virage inclusif ». La Secretaire d’État Sophie CLUZEL aura eu pour le moins une réponse surprenante. Celle-ci aura souligné le manque de qualification des travailleurs handicapés. Une situation réelle, mais pour lequel aucun gouvernement n’a véritablement rien changé, puisque plusieurs milliers d’enfants restent chaque année en dehors du milieu scolaire, et que pour ceux réussissant le bac ils ne sont que 3.5 % à faire des études supérieures.

Un emploi qui « doit donc être une priorité, en actionnant plusieurs leviers », citant alors le milieu ordinaire, mais aussi les entreprises adaptées ou les entreprises des secteurs protégés avec les ESAT. Reste cette priorité risque la encore d’être mise a mal, alors que le gouvernement annoncé la baisse des emplois aidés alors que 11,4 % de ces contrats étaient occupés par des travailleurs handicapés en 2016. Mais aussi la décision de la baisse des subventions aux Entreprises adaptées qui emploient 80 % de travailleurs handicapés et pour lequel le président de l’Unea a écrit une lettre ouverte au président de la République (v.article). Des paroles qui viennent donc en contradictions avec les décisions prises jusqu’à maintenant.

La Secretaire d’État qui a rappelé que la volonté du premier ministre et de ce gouvernement était « de porter les personnes handicapées jusqu’à l’emploi ordinaire ». Une politique qui devrait être mise en œuvre dans le cadre de l’emploi accompagné pour lequel 10 M€ entre 2017 et 2018 complétés par des fonds de l’AGEFIPH et du FIPHFP.

Seul point convergence avec un grand nombre de députés, mais aussi des associations, celui de l’apprentissage et la formation professionnelle. Une nécessité selon Sophie CLUZEL puisque « seul 1 % des jeunes handicapés sont en apprentissage. Il y a donc une vraie marge, et nous allons donc poursuivre notre action en vue d’améliorer l’emploi des personnes handicapées ». Un objectif qui devrait faire l’objet de discussion dans la grande concertation sur l’apprentissage, lancé vendredi dernier, avec Muriel Pénicaud, ministre du Travail.

Une vision loin de satisfaites les associations…
Revenant aussi sur ce quel considère comme un échec de la loi de 1987 et 2005 « trente ans après la fixation de l’objectif de 6 % par la loi du 10 juillet 1987 en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés, le taux d’emploi des atteignant péniblement les 3,3 % dans le secteur privé ce n’est pas satisfaisant, bien loin de là ». Laissant apparaitre nettement sa volonté et celle du gouvernement que la baisse du chômage des travailleurs handicapés ou selon elle « Il faut rénover la déclaration d'obligation et les quotas. Toutes les options sont ouvertes ».

Une vision politique de la Sécretaire d’État, mais aussi de la ministre du Travail ou du Premier Ministre qui sont loin de réjouir les associations. Comme pour le Président de l’Association des paralysés de France l’APF, Alain Rochon, pour qui « la situation ne cesse de se dégrader ». l’APF, qui lors de sa conférence de presse début novembre sur l’emploi c’était dit « inquiète des conséquences de la réforme du Code du travail sur l’emploi des personnes en situation de handicap et des aidants ».

Emploi aidé et entreprises adaptées ne seraient pas dans les deux cas selon le gouvernement sont des dispositifs “qui ne fonctionnent pas”, que “ce n’est pas la bonne façon de revenir à l’emploi”, explique Alain Rochon. « Mais c’est quoi, la bonne façon ? Se contenter des maigres 3 % actuels ? » Le Secretaire Général de la FNATH De Arnaud de Broca, espérée qu’à défaut d’être entendue à l’Assemblée, « sans succès pour l’instant », note-t-il. Espérons « que nous pourrons être entendus au moment de la rédaction des décrets… »

Reste que selon toute vraisemblance, le libéralisme du président Macron pourrait après avoir modifié une partie du Code du travail s’attaquait a des acquis qu’il considère lui-même, en parlant des quotas, comme « des mesures freinant l’emploi et l’embauches des travailleurs handicapés dans les entreprises ». A suivre…

Stéphane LAGOUTIERE

 

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