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DuoDay 2017 dans Lot et Garonne ici dans un établissement médico-social a droite l'affiche DuoDay 2018Aujourd’hui, à quelques jours de la fête du Travail, alors que bon nombre des salariés seront dans la rue pour manifester leurs colères, contre la politique du gouvernement et du Président MACRON. La Secrétaire d’État Sophie CLUZEL participera au « #Duoday2018 » née dans Lot-et-Garonne en 2016 et qu’elle a décidé de déployer au niveau national. Objectif composer un binôme personne valide/handicapée dans toutes les entreprises, collectivités et associations de France pour une rencontre entre une personne valide et une personne handicapés. Pas certains que cela soit suffisant pour convaincre ou faire baisser le chômage ou la discrimination comme dans les métiers de la communication, de la culture ou des médias ou les embauches ne represente - 2 % dont 0.03 % au sein des médias.

Un concept exporté de l’Irlande…
Né en Irlande en 2008 puis a été adopté par la Belgique en 2010 il n’a eu depuis de séduire de propageant dans toute l’Europe. En France, c'est l'Esat Agnelis-Algeei, situé dans le Lot-et-Garonne, qui sera le premier à mettre en œuvre cette journée, un succès confirmé en 2017 avec la création de 179 duos (contre 77 en 2016), impliquant 93 entreprises, collectivités et associations (28 en 2016). Un tiers des personnes handicapées n'avaient jamais eu d'expérience en entreprise.. Une idée reprise par la Secrétaire d’État en début 2018, alors que celle-ci annoncé les réformes de simplification de l’obligation d’embauche avec « L'inclusion commence avec un duo », un peu réducteur pour certains…s’il ne ferme pas la porte, a une telle manifestation, il reste prudent sur son utilité.Une édition 2018, soutenue notamment par l’UNAPEI, l’ADAPT, Science Po, l’AGEFIPH et le FIPHFP, APF France handicap, le PEP...

L’impératif d’une journée nationale…
Selon la Secrétaire d’État en charge du Handicap Sophie CLUZEL, a contrario les objectifs d’une extension de cette journée au niveau national sont multiple, à la fois pour les employeurs qui peuvent ainsi « découvrir les compétences de travailleurs en situation de handicap lors d'une période très courte et sans autre engagement » et pour les personnes handicapées « découvrent le milieu ordinaire de travail afin de préciser un projet professionnel ou amorcer un parcours d'insertion ». Avec l’objectif selon elle de permettre « également aux professionnels de l'insertion et de la formation de cerner les attentes, les hésitations et les freins des entreprises pour mieux les accompagner dans leurs projets d'intégration de salariés handicapés ». La secrétaire d’État qui après sa visite en Espagne et Danemark afin d’entendre et repérer les bonnes pratiques sur l'inclusion et s'en inspirer entend « offrir une visibilité positive au handicap, afin d'en finir avec le sentiment compassionnel, voire stigmatisant, qu'il inspire ». Elle en appelle à tous les Français : chefs d'entreprises, salariés, collectivités, journaliste, associations, sportifs, artistes, médias… Sans oublier ministres et élus.

Une immersion sous forme de stage…
Une journée dont le principe est lui relativement simple, puisqu’une entreprise, une collectivité ou une association comme la Croix-Rouge dont son Directeur général accueillera, Martin pour une journée DuoDay 2017 dans Lot et Garonne ici une femme accueilli au sein du parcs forestier Happy Forest situé près d'Agen d’immersion ou il pourra même assister a rendez-vous ministériel. Une journée sous forme de stage, comme le font chaque année des milliers de lycéen ou ils pourront participer ou en observation des taches habituelles du collaborateur de sa journée.

Soyons cependant réalistes. Si toutes les manifestations pour l’aide à l’emploi demeurent dans une situation du chômage des travailleurs handicapés qui ne cesse de progresser et ceux malgré les affirmations positives de l’AGEFIPH qui a mis en avant la progression de 5 % du taux d’embauche. Celle-ci est loin de combler le nombre de nouveaux arrivants sur le marché de l’emploi.

Une action à grande échelle qui vise avant tout à sensibiliser les entreprises du milieu ordinaire au handicap et leurs salariés dont les préjugés et les craintes sont encore forts nombreuse. Pour preuve la plus concernée par le chômage restant les déficients mentaux, auditifs et visuels, auquel s’ajoutent les 80 % de salariés concernés par un handicap dit « invisible », l’âge étant un handicap supplémentaire.

Une initiative intéressante oui, mais…
Qui pourrait selon le président de l'APHPP et député suppléant aveugle Matthieu ANNEREAU, pourrait être inversé, c’est-à-dire en invitant des salariés artisans, chefs d'entreprises, journalistes, sportifs, politiques handicapés de partager eux aussi ce jour leur quotidien avec une personne valide. « La société inclusive ne peut se nourrir que d'un enrichissement mutuel, réciproque et non stigmatisant, explique-t-il. Bien au-delà de parler des compétences et talents des personnes handicapées, il convient de les montrer et de ne pas avoir peur de les identifier comme managers, comme leaders, car handicap ne rime pas forcément avec subordination ».L'APHPP invite tous ces futurs binômes à témoigner de leur expérience, le 26 avril, sur les réseaux sociaux, en postant des commentaires, des photos et des vidéos avec l’hashtag #VisMaVieHandi.

Le comble de l’hypocrisie…
Preuve que cette manifestation peut aussi tout simplement un rendez Marketing selon l’Association et Syndicat de Presse Handi Presse Info, qui dénoncent la participation active des grandes chaînes de télévision et autres médias. Ainsi la chaîne TF1 avec le soutien de la FDJ (Française des jeux), proposera, quant à elle, une émission exceptionnelle lors du tirage LOTO® du mercredi 25 avril coanimé en duo par Vincent Cerutti et la skieuse Sandra Laoura, ancienne médaillée aux Jeux olympiques aujourd'hui en situation de handicap. Mais aussi les groupes Canal+ ou France Télévisions, mais aussi les animateurs Cyril HANOUNA sur C8, Marc-Olivier FOGIEL ou encore Yves CALVI devraient eux aussi avoir un binôme.

Un comble pour ces entreprises qui refuse obstinément de respecter les taux légaux de 6 %, préférant la diffusion et encore forcés par le CSA, d’émission sur le handicap hors des heures de grandes écoutes. Pour preuve l’AGEFIPH reconnaît elle-même que – 2 % des embauches ont lieu dans les secteurs de la culture et de la communication, et 0.03 % pour les médias seuls l’AFP (Agence France Presse) serait un exemple après avoir signé une convention avec l’AGEFIPH.

Pour preuve l’histoire, mais elle n’est pas la seule comme le confirme le syndicat Handi-Presse Info, comme celle de ce jeune étudiant dont son souhait et devenir journaliste sportif, et dont son père c’est mobilisé sur les réseaux sociaux après le refus de l’École de Journaliste de Paris de lui permettre de suivre ces cours, évoquant un problème d’accessibilité. Une solution trouvée après l’intervention notamment de Sophie CLUZEL. Des jeunes qui sont souvent contraints à suivre des cours par correspondance ou encore dans des écoles privées.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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