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La page acceuil du site de websourdSoutenu par les collectivités locales de comme la ville de Toulouse ou Toulouse Métropole, la conquête de plusieurs marchés, comme récemment, avec l'État et Aéroport de Paris, l’entreprise Web Sourd, crée en 2003, dirigé François, connait après 2009 un grave déficit. Une situation qui a incité son PDG François GOUDENOVE, à ayant engagé une procédure de sauvegarde auprès du tribunal de Commerce de Toulouse. L’entreprise connait en effet depuis quelques mois des difficultés de trésorerie, avec une dette qui atteint en 2013 près 1 M€.

Acculée celle-ci a vu néanmoins son chiffre d’affaires progressé, « D'autres contrats avec des entreprises, comme le CEA par exemple, ont été renouvelés et, pour certains, revus à la hausse. Nous ne serons pas déficitaires cette année ». L’entreprise souhaite pouvoir bénéficier d’un peu de temps, afin que ne disparaissent pas les nombreux services offerts par l’entreprise aux personnes sourdes et malentendantes.

Interrogé par Objectif New, sur les raisons des cette situation et de l’ouverture de cette procédure, François GOUDENOVE. Est revenu notamment sur la perte du partenariat technique avec l’opérateur orange qui « permettait d’envisager un développement technologique régulier, mais modeste, sans besoin de fonds propres importants ». Une situation pour lequel n’était pas préparer, « Les outils et solutions utilisés par Websourd dans son environnement coopératif se sont avérés inappropriés à la logique de "start-up technologique" et au timing dans lesquels nous nous retrouvions ».

Une situation aggravée pour WebSourd, par la création d’une concurrence très forte sur le marché par le voté de la loi de 13 février 2005, qui mettra l’entreprise en difficulté par sa position décentralisée vis-à-vis de ses concurrents situés a Paris et face a un statut celui de SCIC qui empêché celui d’être attractive au niveau des investisseurs. Avec « le capital qui ne prend pas de valeur, entraîne peu de dividendes et ne donne pas plus de pouvoirs » souligne le PDG, celui fait alors le choix de se tourner vers de l'économie sociale lui permettant de financer son développement par de la dette passant d’un déficit de 500 000 € en 2012 à 900 000 € en 2013

L’entreprise qui avait engagé des fonds aura également parié sur l’évolution rapide de la législation et de nouveaux appels d’offres de l’État sur les centres relais téléphoniques pour sourds dès 2009, ces derniers ne verront réellement le jour qu’à partir de 2013.

Des déficits qui à partir de 2012 oblige les dirigeants a sollicité a nouveau des partenaires financier, dont la plupart d’entre eux en tant que sociétaires de la coopérative comme le grand Toulouse. Les banques seront-elles beaucoup plus difficiles à convaincre, incitant l’entreprise a créer deux filiales sous statut non coopératif, deux SAS : Websourd Élision et Websourd 3D. « Cela a pris plus de temps que prévu, car, à l’époque, nous n'étions pas très familiers de ce type de mécanismes. Fin 2013, cette restructuration était réalisée. Malgré cela et l'appel d'offres de l'État, le soutien des banques était trop fragile et face à cette situation, nous n'avions pas le choix. J'ai donc demandé au tribunal de commerce de Toulouse l'ouverture d'une procédure de sauvegarde le 19 juin dernier », précise François GOUDENOVE.

Une période d’observation

Une procédure qui selon le PDG a pour objectif de démonter qu’« en neutralisant l'endettement du passif (…) que l'exploitation est positive et que notre problématique était essentiellement une problématique de financement du développement ». Un redressement qui semble en bonne voie puisque l’entreprise une progression de son chiffre d’affaires de 50 % pour atteindre les 3 M€ en 2014.

Une procédure de sauvegarde, qui ne faut pas confondre sauvegarde avec un redressement judiciaire ou une liquidation. Cette dernière étant faite pour aider les entreprises à se redresser en imposant un cadre de négociation. Quand le tribunal de commerce s'engage sur cette procédure, c'est qu'il est confiant dans la capacité de l’entreprise à sortir par le haut dès lors que ce cadre est posé. Une entreprise placée jusqu’à la fin décembre en période d’observation. Il s’agit pour celle-ci de démonteur que son passif n’est plus en situation de progression et que la capacité de financement existe à moyen terme pour absorber un plan de sauvegarde avec notamment un étalement du passif sur une période pouvant aller jusqu’à 10 ans. Une procédure qui être prolongée de six mois, pour formaliser le plan de sauvegarde.

Le groupe Websourd emploie 32 salariés, dont 23 dans la coopérative concernée par la procédure de sauvegarde ne devrait pas connaitre selon son PDG de plan de licenciement.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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