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Une personne handicape en fauteuil sans domicile fixe place cyprien a toulouseSouvent exigé de la part des associations exigeant même pour certaines d’entre elle un l’équivalent du SMIC. Dans une étude « Le revenu universel : une utopie utile ? », publiée le 15 décembre l’Observatoire Français des conjonctures économiques (OFCE) estime la création d’un revenu universel, consistant a verser à chaque individu un revenu mensuel sans condition de ressources. Un montant qui serait pour les personnes en situation de handicap de 1100 € totalement irréaliste en remplacement de l'AAH.

Une création figurant, à gauche, dans les programmes politiques pour les présidentielle comme de Benoît HAMON, ou Manuel VALLS, qui estime entre 800 et 850 € le revenu minimum décent, mais des écologistes (EELV), en particulier de Yannick JADOT, ou à droite, dans le programme de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET lors des primaires.

Une politique sociale estimée 588 Mds€
Une situation qui en France concernerait 7,1 millions de bénéficiaires en tenant compte des personnes à charge (enfants ou conjoints), soit près de 11 % de la population française selon une étude réalisée par Sirugue, en 2016. Pour lequel l’étude réalisée par Guillaume ALLEGRE et Henri STERDYNIAK, estime celle-ci dans leur conclusion comme une réponse « souvent présenté comme une solution miracle face à certaines évolutions préoccupantes ».

Un revenu dont le coût de 588 Mds€ dont les économies réelles ne représenteraient que 108Mds € pour atteindre 480 Mds€. Remplaçant ainsi les prestations familiales comme le RSA, la PA, les allocations logement, soit 87Mds € de prestations existantes. Mais les prestations d’assurances sociales (retraites, chômage), l’assurance-maladie, les prestations d’aide à la garde des enfants devraient être maintenues. Une telle prestation coûterait 588Mds €

L’OFCE qui souligne que pour « ne pas dégrader la situation des actuels bénéficiaires des minima sociaux dont fait partie l’AAH dont le taux plein atteint 808,46 €, le revenu universel devrait être au minimum de 785 € par mois et par adulte (...) et de 1 100 euros pour les plus de 65 ans et les personnes handicapées.». Un seuil qui dépasserait celui fixé par l’Europe, dont le montant et 961 €.

Si la réforme pouvait être favorable à la quasi-totalité des familles avec enfants si effectivement chaque enfant recevait 315 € par mois, soit nettement plus que les allocations familiales et les réductions d’impôts actuelles celle-ci à l’égard des familles monoparentales les plus pauvres ne serait pas améliorée.

Des solutions pour lutter contre la pauvreté...
Pour l'Observatoire face a ce qu’il considère comme une fausse bonne solution, pour lutter contre la pauvreté, celui-ci estime préférable d'alléger "fortement" les conditions et les formalités du RSA et de mettre en oeuvre concrètement « le droit de chacun à avoir un emploi » ceci dans le cadre à court terme par une politique de relance économique. Une solution du revenu universel qui si il était appliqué ne pourrait « s'effectuer qu’au détriment d'autres dépenses publiques ou sociales ».

« À moyen terme, l'automatisation des travaux répétitifs devrait être considérée comme une bonne nouvelle et s'accompagner d'une politique de réduction de la durée du travail, dans l'année ou dans la vie »,

Les auteurs qui dans leurs conclusion s’interrogeant tout de même sur les personnes qui sans ressources ne seraient plus contraintes de chercher un emploi ou de s’inscrire dans un processus d’insertion pour avoir droit à un revenu minimum. Cela peut être considéré comme une liberté supplémentaire. En sens inverse, la société renoncerait à l’objectif de fournir un emploi à chacun. « Faut-il qu’une partie importante de la population vive ainsi à la lisière de la pauvreté, sans le lien social que représente aujourd’hui le travail ? »

Stéphane LAGOUTIÉRE

Source : OFCE

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