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Conférence de presse présentation enquête unea sur les entreprises adaptéesAvec plus de 550 000 personnes en situation de handicap privées d’emploi progressant de +27 % entre 2012 et 2017. Ce taux reste et demeure deux fois plus élevé que la moyenne qui de 10 % environ. Une situation qui confirme si cela devait être le cas la difficulté réelle que rencontre ces personnes. Une situation jugée comme inacceptable par près de 9 Français sur 10 (89%) d’après la récente enquête(1) menée par CSA pour l’Union Nationale des Entreprises Adaptées (UNEA). Alors que le gouvernement tente de vouloir favoriser l’emploi en milieu ordinaire dans sa nouvelle réforme en préparation. L’UNEA qui souhaite rappelée par cette enquête que « l’entreprise adaptée reste un modèle inclusif dans l’accès à l’emploi ».

Des entreprises créatrices d’emploi…
Avec près de 800 entreprises adaptées en France repartit dans les secteurs notamment de l’hôtellerie, du bâtiment, de l’environnement, de l’alimentation, de la distribution ou de l’informatique employant au moins 80% de salariés reconnus en situation de handicap, son contrat de droit commun, mais subventionnés. L’UNEA qui rappelle que 2010 elles ont créé chaque mois près de 80 emplois supplémentaires et représentent aujourd’hui 35 000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 1,5Mds€. 85% des Français estime normal de soutenir ces entreprises inclusives, en leur accordant une compensation financière pour chacun des postes occupés par un collaborateur en situation de handicap. En outre, d’après une récente étude menée par le cabinet KPMG, malgré les aides accordées par les pouvoirs publics, un emploi en entreprise adaptée génère un gain social pour la collectivité de 11 000€ sur 1 an par rapport à une personne en situation de handicap non employée. Des chiffres qui dans la réalité demeurent très souvent en dessous et sont très variables et se situent plus entre 8 500€ et 9 000 €.

Sur les 5 prochaines années, d’ici 2022, l’UNEA estime que le financement de 10 000 nouveaux postes en entreprises adaptées permettrait de créer 15 000 emplois par la signature de 120 000 contratsLes Chiffres clés de l'enquête unea sur les entreprises adaptées de travail. La création de ces postes reste incertaine au vu des réformes en cours.

Des Français favorable aux Entreprises adaptées…?
Une enquête dans laquelle 95 % des Français estiment que ces entreprises font baisser le chômage et 86% s’accordent même à dire qu’elles peuvent être aussi compétitives que les autres. 92% des Français estiment même que celles-ci ont « un rôle irremplaçable pour l’intégration des personnes en situation de handicap au monde du travail » selon l’UNEA. Des chiffres, qui laissent pensif, alors ces entreprises ne sont que peu connues, voire ignorées du grand public.Des Français qui seraient également 98% à estimé de l’importance de favoriser l’accès à l’emploi des personnes handicapées, confirmant l’importance du taux légale de 6 %. ils sont également près de 8 sur 10 soit 77 % à estimer que le sujet devrait être une priorité pour le gouvernement. Des chiffres plus sincères, les Français ayant plus facilement connaissance de l’importance du taux chômage pour cette population par les nombreux événements annuels comme la semaine pour l’emploi. Globalement ce sondage montre avant tout un fort soutien aux Entreprises adaptées, reste à savoir, si les Français ont véritablement connaissances arrangement que celle-ci permette aux entreprises pour atteindre le taux légal de 6 %. Par certains !

Le soutien de l’État : un investissement bénéfique…
L’entreprise adaptée trouve son origine à travers le principe de la compensation des différentiels de productivité. Mais précise l’UNEA « compenser, ce n’est pas assister, c’est adapter, aménager, pondérer et agir dans le monde professionnel pour tenter de rétablir une égalité dans la vie de chacun ». Un investissement dont l’union nationale des entreprises adaptées au contraire que « Chaque euro investi par l’État dans cette compensation est récupéré immédiatement par le biais des cotisations et impôts publics générés par le retour à l’emploi ». Et au-delà de ce bénéfice financier pour la collectivité insiste telle, « l’emploi des personnes en situation de handicap est un élément-clé d’une société inclusive, favorisant leur épanouissement professionnel, personnel et citoyen ». Un soutien que l'Etat ne semble plus vouloir plus véritablement avoir comme une priorité, car si la ministre Sophie CLUZEL avait promis le maintien du financement en avril dernier, elle se disait largement plus favorable a une insertion en milieu ordinaire, d'ou l'inquiétude et cette association représentative des entreprises adapté.

Un sentiment, que semble confirmé Didier EYSSARTIER, directeur général l’AGEFIPH qui en avril dernier, concernant l’obligation d’emploi avait lui déclarer que les entreprises qui feront appel à une entreprise adaptée ou Esat ou un travailleur indépendant handicapé, « permettront seulement de faire baisser la contribution due quand le taux de 6% n'est pas atteint ». Le projet de loi Avenir inscrit aussi des simplifications administratives pour les entreprises. La déclaration annuelle "OETH", notamment, s'effectuera désormais via la déclaration sociale nominative, et non plus par voie séparée. 

Un laboratoire des innovations inclusives…
Afin de construire une force de proposition aux côtés d’experts et d’associations ainsi qu’auprès des décideurs publics, sur les réflexions à mener dans les années à venir pour une société plus inclusive, plus juste et concernée par le sujet sociétal majeur du handicap. L’UNEA a décidé de créer le laboratoire des innovations inclusives « Lab2i » dont l’objectif et de permettre « de réfléchir aux meilleures solutions à mettre en œuvre afin de permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder à un emploi en milieu ordinaire par un contrat de travail durable de droit commun ».

Une force de proposition, pour qui l’emploie, est un « vecteur nécessaire », pour exister dans notre société et ouverte par principe à celui « d’une inclusion en entreprise ordinaire avant tout » que souhaite mettre en œuvre le gouvernement. Tout en soulignant l’importance de l’entreprise adaptée pour les « personnes très éloignées de l’emploi ». l’UNEA qui souhaite, par cet espace de proposition, réfléchir avec les politiques et le gouvernement « à la manière d’aller plus loin pour que chaque personne en situation de handicap puisse trouver la formation, l’emploi, le parcours professionnel, les mieux adaptées.

Un laboratoire composé de trois collèges, des élus provenant de sensibilités différentes et de parlementaires mobilisés sur le sujet du travail et du handicap et désireux de s’impliquer. D’un collège d’experts : constitué de médecins, sociologues, économistes, statisticiens, etc. dont notamment Charles GARDOU, anthropologue spécialisé dans le domaine du handicap et Nicolas BEAUDOUIN, expert de KPMG. Ainsi qu’un collège de professionnels (salariés, employeurs). Constitués de fédérations et d’associations représentatives des personnes en situation de handicap, d’entrepreneurs sociaux, d’indépendants et de professionnels en lien avec l’accompagnement et la formation des personnes en situation de handicap.

Un laboratoire dont on peut craindre a la foi de son indépendance, malgré la présence de personnalités comme Charles GARDOU, d’être aussi la voix qui au-delà de l’importance de l’inclusion en milieu ordinaire n’ait aussi que pour objectif de protéger les intérêts de ces entreprises et par là même des associations auxquelles elles appartiennent et qui représente une manne financière de fonctionnement non négligeable.

Stéphane LAGOUTIÉRE

(1) Enquête UNEA / CSA menée du 15 au 21 mars 2018 auprès d’un échantillon national représentatif de 1 000 Français âgés de 18 ans et plus.

Sources : UNEA 2018

 

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