Contenu principal

Message d'alerte

Couverture du_journal_Charlie_Hebdo_avec_Nadine_MORANO_en_bebe_trisomique_dans_les_mains_du_general_de_gauleOnt aurait pu penser que la Députée européenne et Conseillère régionale de Lorraine aurait elle-même intenté ce procès eh bien non ! C'est un collectif contre l'handiphobie qui a cité à comparaître le directeur de Charlie Hebdo et les Éditions Rotatives. Une citation pour injure et provocation à la discrimination envers les handicapés pour sa une présentant, Nadine MORANO, a-t-on appris ce 8 décembre de sources concordantes. Le journal qui avait fait de Nadine MORANO, sa une le 7 octobre 2015 a la suite des propos controversée de la députée européenne Les Républicains sur la France qui serait selon elle un « pays de race blanche ».

Le Collectif contre l'handiphobie demande un euro de dommages et intérêts, ainsi que des mesures de publication judiciaire, notamment en couverture de Charlie Hebdo.

La liberté a ses limites ?

« On ne peut pas accepter que, pour se moquer de quelqu'un, on puisse dire qu'il est atteint de trisomie 21 », a déclaré à l'AFP Me Henri de BEAUREGARD, avocat de l'association, les personnes qui en sont atteintes « n'avaient rien demandé » dans cette polémique.

« L'humour ne permet pas tout », a renchéri le président du collectif, Alexandre VARAUT, avocat de profession. Une situation d'autant plus grave qu'il estime que ces personnes sont tout à fait à même de comprendre qu'on se moque d'eux en couverture d'un journal, il ne permet pas que l'ont puisse « prendre à parti des gens qui sont incapables de se défendre tout seuls ». Un avis partagé également par un journaliste lui-même en situation de handicap Charles MORVIN « Si l'humour doit avoir ces limites, la liberté de la presse aussi difficile quelle est parfois a accepter doit être respecté, mais doit cependant veiller a être le garant du respect et des droits de l'homme, une limite qui a semble-t-il était franchi »

Faut-il interdire les caricatures ?

Un avis que ne partage pas a estimé l'avocat du journal, Me Richard MALKA, pour lequel « On ne pourrait plus faire de caricatures sur les croyances, pas davantage sur les souffrances, en fait on ne pourrait plus faire de caricatures du tout », soulignant que la cible était « clairement Nadine Morano et en aucun cas les trisomiques ». Reste que si le journal a l'habitude de ces procès, ce type de caricature n'est pas une première pour lui, et semble apprécier ces lecteurs depuis de nombreuses années.

Une forme d'expression qui fait aussi partie de ce droit de la liberté d'expression indispensable a la vie politique et sociétale de notre pays. Ont peut cependant être surpris du refus du journal d'expliquer le choix de la trisomie alors que bien d'autres caricature été possible. La date du procès devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris doit être fixée fin janvier lors d'une audience de procédure.

Nadine MORANO non poursuivie pour ces propos

Quant aux propos de Nadine MORANO, objet de cette caricature, le parquet de Paris a récemment classé sans suite le signalement de la Licra. Le parquet estimant en effet que ces propos « ne comportent aucune incitation au rejet d'un groupe de personnes déterminé, et n'appellent pas à adopter des sentiments ou comportements empreints d'hostilité ». Une décision qui a réjoui la députée européenne qui avait perdu son investiture pour les régionales en Meurthe-et-Moselle à cause de l'indignation suscitée par ses propos « Avec le résultat et les conséquences que l'on connaît désormais », assure-t-elle, a dans un communiqué a déclaré « Justice m'est rendue ».

Des propos qui avaient été selon Nadine Morano, « instrumentalisés, sortis de leur contexte, utilisés pour faire un procès surréaliste (...) au mépris des valeurs de liberté d'expression pour lesquelles plus de 4 millions de Français défilés en janvier dernier » après les attentats terroristes qui avaient visé Charlie Hebdo.

Stéphane LAGOUTIERE/Avec l'AFP

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir