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Agression Policière sur un homme handicape et noir SDF à Paris le 3 mai 2016Après l’étudiant, et l’homme qui perdu un œil après un tir de flash pool lors des manifestations, voilà que la police française et de nouveau prise en flagrant délit de faciès. Handicapé, SDF et noir un homme, François BAYGA,  aurait été violemment mis à mal lors d’un contrôle de police à la Gare de Lyon le 2 mai 2016 dernier. Des faits dénoncés, par une vidéo mise en ligne par Jean-Didier BAKEKOLO. le défenseur des Droits, vient d’annoncé 5 mai, l’ouverture d’une enquête et pour lequel une manifestation publique de soutien a lieu le 11 mai à 14h, à la Gare de Lyon.
 
Un homme humilié et frappé ?  
Si la vidéo ne montre pas les policiers frappant ou humiliant directement la victime celle-ci a déchaîné une vague de protestations et mobilisé les associations antiracistes. Reste que leur départ précité alors qu’il vainement interpellé en vain prouvant qu’ils ont parfaitement compris qu’il était filmé peut poser a interrogation. Mais cela est-il suffisant ?
 
Ainsi selon la victime présumée, les trois policiers l'ont forcé à retirer ses prothèses de jambes. Puis ils s'en vont, le laissant à terre déshabillé et livré à lui-même. Interrogé sur France 24, la victime François BAYGA, c’est félicité de la présence citoyenne pour lui « Heureusement qu’il y avait des témoins pour m’aider, sinon la police m’aurait laissé planté là, c’est ça le pire. Un passant m’a aidé à remettre mes affaires sur moi. Je me suis senti complètement humilié. ». La victime présumée, se confiant à l’auteur de la vidéo « Il a cassé mon portable, Il me demande des pièces, je lui dis « voilà mes pièces (…) c’est déplorable, dans quel pays on est ». L’homme affirmant que les policiers l’auraient appelé « nègre » ou « noir » par les agents. Une victime qui a elle porté plainte contre ces agissements.
 
La Police hors la loi ?
Selon la préfecture de Police, l’IGPN, affirment que leur enquête a permis de lever les doutes sur toute ambiguïté concernant une prétendue brutalité policière, les policiers mis en cause qui auraient dès leurs arrivées dans leurs bureaux dressés une main courante et avisé leurs hiérarchies. 
 
Ainsi selon les services de policiers ces derniers seraient intervenus alors que l’homme se tenait debout urinant dans une poubelle, procèdent immédiatement à un contrôle comme il est d’usage, la victime présumé « très énervé et fait des gestes brusques ». Refusant d’ouvrir son sac pour une fouille et vérifier le numéro IMEI de son portable pour s’assurer, qu’il n’a pas été volé. Excédé, il aurait enlevé ses prothèses, les jettent par terre en direction des policiers. Contredisent ainsi la version Jean-Didier BAKEKOLO qui selon se sont les policiers qui l’auraient déshabillé et enlever ses prothèses. 
 
Seule certitude l’homme sans papiers et en situation irrégulière et également connue des services de police. Une médiatisation de cette affaire, qui provoque également l’interrogation des syndicats police sur les motifs d’une pétition en ligne. Se demandant si ce n’est pas une démarche opportune pour que le sans-papiers soit régularisé très vite. Une version qui se rapproche aussi des explications de la RATP.
 
Le défenseur des droits ouvre une enquête…
À la demande de l’association Jacques Toubon, saisie par le groupe « Halte au contrôle aux faciès » à annoncé qu’il a ouvert une enquête sur le contrôle d’une personne handicapée à la Gare de Lyon. a indiqué Jacques Toubon sur twitter mercredi soir. La veille, il avait également ouvert une enquête sur des violences commises en gare d’Amiens par un vigile. Pour l’association et l’auteur de la vidéo, Jean-Didier BAKEKOLO. « Il y a eu beaucoup de violences policières ces dernières semaines, et on croyait avoir tout vu. Mais là, on a touché le fond. Le fond de la honte et de l'ignominie. Il n'y a pas de mots pour décrire un tel mépris, une telle atteinte à la dignité de la personne humaine ». 
 
Soulignant dans le texte de la pétition mise en ligne demandée au ministre de l'Intérieur, au Défenseur des droits et la direction de l'IGPN que ces derniers prononcent « l'exclusion immédiate et définitive de ces policiers, qui déshonorent leur profession ». Autre certitude dans cette histoire pour lequel peut-être une enquête indépendante et approfondie sera nécessaire pour la connaître la vérité sur les circonstances exactes de ce contrôle. Celle de la multiplication des violences policières ces dernières semaines, le plus souvent en toute impunité, qu’ils s’agissent de lycéens, de syndicalistes, de manifestants pacifiques, etc. oblige à exiger que les autorités réagissent avec force.
Stéphane LAGOUTIÉRE
 

 

 

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