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Un homme handicapé nue en compagnie d'une assistante sexuelle (illustration L'association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir – FDFA se propose de reformuler la question de la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap en abordant ce qui lui semble fondamental : la notion de corps sexué et en particulier de corps sexués handicapés. Une journée placée sous la repaire de Djemila Benhabib écrivaine québécoise qui affirme parlant de la sexualité « La négation du sujet sexuel se traduit par la négation du sujet citoyen. »

La reconnaissance du corps handicapé comme corps sexué et de la personne en situation de handicap comme individu à part entière, légitime dans son envie de rencontres affectives et sexuelles et porteur de désirs est très récente. La vie sexuelle des personnes handicapées est restée dans l'obscurité pendant de nombreuses années. Les personnes handicapées n'étaient pas considérées comme des personnes sexuées, mais plutôt comme des objets dont la monstruosité, la laideur, la cécité provoquaient le rejet et l'exclusion.

Corps « biologique », corps « socialement construit », corps sexué, corps sexuel, corps généré : les approches du corps apparaissent en pleine évolution conceptuelle. Parler de corps sexué, c'est se reporter à une norme (génétique et/ou sociale), celle définissant le féminin et le masculin.

Il est temps aujourd'hui de « regarder » les personnes handicapées et plus particulièrement les femmes comme des êtres sexués, désirant-es, capables d'enfanter et d'éduquer leurs enfants. Chaque handicap doit être considéré de manière particulière. Par cette conférence-débat, Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir – FDFA veut s'attacher à questionner, à réfléchir sur la vie sexuelle et affective des personnes handicapées.

Pour rappel de ce qui est la raison aujourd'hui de ce débat la décision rendu par la Conseil Consultatif National d'Éthique relative à l'assistance sexuelle affirmant dans sa décsion « On ne peut évacuer la difficile question de l'instrumentalisation, même consentie, rémunérée ou compassionnelle du corps d'une personne pour la satisfaction personnelle d'une autre. Il ne peut être considéré comme éthique qu'une société instaure volontairement des situations de sujétion même pour compenser des souffrances réelles. Le CCNE considère qu'il n'est pas possible de faire de l'aide sexuelle une situation professionnelle comme les autres en raison du principe de non utilisation marchande du corps humain.

Si la sexualité peut être source de plaisir, elle peut être aussi le champ de toutes les violences y compris lorsqu'elle ne peut se vivre. Force est de constater qu'il n'y a pas une norme qui serait celle de l'harmonie et de l'équilibre, mais une réalité plurielle dont nous devons prendre conscience, plus ou moins brutalement, plus ou moins crûment. La complexité de ce qui y est mis en jeu nous oblige à entendre les questions dérangeantes sur la dignité, la vulnérabilité, et les limites de ce qui est éthiquement acceptable.

En conséquence en matière de sexualité des personnes handicapées, le CCNE ne peut discerner quelque devoir et obligation de la part de la collectivité ou des individus en dehors de la facilitation des rencontres et de la vie sociale, facilitation bien détaillée dans la Loi qui s'applique à tous. Il semble difficile d'admettre que l'aide sexuelle relève d'un droit-créance assuré comme une obligation de la part de la société et qu'elle dépende d'autres initiatives qu'individuelles. »

Si vous souhaiter participer a ce débat vous pouvez joindre l'association Femmes pour le dire, Femme pour agir  : 2, rue Aristide Maillol - 75015 PARIS ou par téléphone au 01 45 66 63 97 ou vous rendre sur le site de l"association 

La Rédaction

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