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Pyramides des chaussures place du capitoleLe 20 septembre 2014, Handicap International célèbrera dans toute la France la 20e édition des Pyramides de chaussures. Vingt ans de mobilisation citoyenne contre les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions (BASM) et deux millions de signatures ont fait avancer le droit international humanitaire. Un combat dont l’ONG invite tous les Français a ne pas oublier ce samedi pour que ces  « armes des lâches » continuent à faire des victimes, même en temps de paix. Des manifestaions organisé à Paris, à Lyon et dans une trentaine de villes françaises.

Des Francais qui en signe d'indignation sont invité à déposer une paire de chaussures sur la Pyramide de chaussures érigée par Handicap International et à signer la pétition pour que la pression sur les États s'accentue encore et que cesse le scandale des mines et des BASM.

Plus de 22 ans de combat…

Commencé en 1992, face au scandale des mines antipersonnel, Handicap international et cinq autres ONG fondent la Campagne internationale pour interdire les mines antipersonnel (ICBL). Cette « arme des lâches », qui mutile et tue en temps de guerre comme en temps de paix, sans distinguer le civil du soldat, est alors fabriquée et exportée par les grands pays occidentaux. Face aux enjeux économiques, le combat semble perdu d'avance.

Mais en 1995, l'indignation bat son plein lorsque l'ONG lance les Pyramides de chaussures. Cet événement public de protestation sensibilise les citoyens, pour qu'ils s'indignent à leur tour et demandent au gouvernement français d'agir pour l'interdiction des mines, puis des BASM à partir de 2004. Lancer des chaussures pour ceux qui n'en ont plus l'usage, la symbolique est forte, et la mobilisation autour de cet évènement permet de récolter plus de deux millions de signatures contre les mines et les BASM en vingt ans.

Deux traités internationaux…

Un engagement massif des citoyens, relayé par les médias et couplé aux actions internationales de plaidoyer de Handicap International et d’ICBL, qui aura eu au final un réel impact sur leUn champ de mines reconstitue a Toulouse en 2009 droit international humanitaire. De cette action deux traités internationaux verront le jour, le Traité d'Ottawa contre les mines antipersonnel en 1997 et le Traité d'Oslo contre les BASM en 2008.

Des traités obligeants les États signataires a s’engager à ne plus utiliser, produire, stocker ou vendre ces armes et reconnaissent l'obligation de déminer les pays concernés et d'assister les victimes.

Aujourd'hui, grâce à cette mobilisation, le nombre de nouvelles victimes chaque année a été divisé par cinq, plus de 4 000 km² de terres ont été déminés et 70 millions de mines stockées par les États ont été détruites. Symbole fort : le Mozambique, l'un des pays les plus pollués du monde dans les années 1990, devrait se déclarer libre de mines cette année, rejoignant ainsi les 28 pays qui ont terminé leur dépollution.

Une mobilisation qui doit se poursuivre…

Cependant, la lutte contre ces armes continue. Dans le monde, une personne est tuée ou mutilée toutes les 2 heures par des restes explosifs de guerre. 78 % des victimes recensées sont des civils, dont 47 % d'enfants.

69 pays et territoires sont toujours pollués, parmi lesquels l'Afghanistan, le Laos, l'Irak ou encore le Cambodge. La majorité des accidents a lieu lors d'activités quotidiennes ; déplacements, agriculture ou jeux d'enfants, et la présence de mines freinent le développement des régions et pays affectés. Mine et BASM fait toujours l'actualité dans les derniers conflits. L'utilisation avérée de ces armes en Syrie et la suspicion concernant un usage de mines en Crimée ukrainienne par la Russie rappellent que la mobilisation ne doit pas cesser.

La Rédaction

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