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Les quatres_affiches_de_la_campagne_lance_par_l_adapt_contre_les_prejuges_qui_seront_affiche_dans_zeize_villes_francaiseIl s'agit d'une première pour l'ADAPT, « Un handicapé dans les transports, ça prend trop de place ! ». Des phrases courtes, anonymes, reprises sur les 4 affiches de la campagne volontairement grinçante, et ceux à partir de 3 décembre et pendant trois ans. Relayée sur internet, dans la presse et en affiches dans seize grandes villes, de Paris à Lyon en passant par Bordeaux, Marseille ou Nancy ainsi qu'un spot télé et radio.Une première campagne qui s'inscrit également dans le temps, celle-ci étant prévue sur trois ans avec un rendez-vous actualisé tous les six mois, précise l'ADAPT.

L'ADAPT déclare la guerre au préjugé

Une campagne pour lequel le directeur général de l'association, Éric BLANCHET, veut avant tout ce fixer comme objectif celui de détruire au maximum les préjugés et les idées reçues aux stéréotypes...à la bêtise ! Qu'il considère « comme le premier handicap à l'inclusion des personnes handicapées ». Le choix du lancement de cette campagne le 3 décembre est l'une de raisons, souhaitant que celle-ci représente un véritable tournant dans la mobilisation du grand public » qu'il s'agisse comme il l'indique des « différents aspects de la vie des personnes touchées par le handicap et les maladies invalidantes : logement, culture, sport, sexualité, accessibilité, ».

L'ADAPT marque un tournant...

« À 86 ans, L'ADAPT prouve qu'elle est capable de se démarquer, de prendre de la hauteur, tout en restant en phase avec ses valeurs, résumées dans son projet associatif celui de vivre ensemble, égaux et différents » comme l'insiste encore Éric BLANCHET. C'est aussi le choix de campagne composé de phrases percutantes, reprises sur quatre affiches qui dénoncent le pire des handicaps à l'insertion des personnes handicapées: la bêtise... « Adapter le stade de la ville aux handicapés ? Soyons réalistes, ils ne s'intéressent pas au sport », « Si les handicapés avaient une sexualité, ça se saurait ! »

Ou encore avec des vidéos You Tubes comme celle présente dans notre article (v.article) dans lequel ont voit notamment ce jeune garçon infirme moteur cérébral, régulièrement victime d'insultes sur le Net, a décidé de les compiler dans une vidéo pleine de sagesse. Un jeune garçon qui a connu le succès sur les réseaux sociaux, retweeté par les internautes les plus influents.

Une campagne dans lequel #KillLaBetise reprend les principaux clichés que l'on entend couramment sur le handicap, des stéréotypes ancrés dans les esprits du plus grand nombre. Des affiches destinées à lutter contre l'indifférence quotidienne, les injustices et les inégalités, qui seront dopées par un spot télé et radio, une vidéo teaser réalisé par le blogueur et Youtubeur DonWar.

Une campagne pendant trois ans et un rendez-vous tous les six mois

Cette première campagne s'inscrit également dans le temps, a la fois sur internet ou elle va durera jusqu'au 24 décembre, alimentée par des vidéos. Elle est ensuite prévue sur trois ans avec un rendez-vous actualisé tous les six mois, précise l'ADAPT. Des affiches placardées dans 16 grandes villes, des spots télé et radio, une page web dédiée sur le site de L'ADAPT. Ainsi qu'un hashtag #KillLaBetise, autour duquel Facebook et Twitter seront 2 canaux importants pour fédérer un public engagé.

Au-delà des stéréotypes, le constat et lui aussi sévère quelque 11,8 millions de personnes sont touchées par le handicap ou une maladie invalidante en France, soit 17,8 % de la population. Trois millions de personnes déclarent avoir fait l'objet de discriminations au cours de leur vie à cause de leur état de santé.

En 2015, seulement 40 % des établissements publics sont accessibles et plus de 452.700 personnes en situation de handicap sont au chômage, un taux deux fois plus important que pour les personnes valides et qui dépasse 23 % avec notamment une forte concentration chez les jeunes et les seniors.

Stéphane LAGOUTIÉRE

 

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