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Message d'alerte

Affiche officielle de la grande campagne de depistage de l audition initiee par l association JNA qui lieu le 9 mars 2017A l’ occasion de sa 20e édition de la journée nationale organisée par l’association JNA sous le patronage du Ministère des Affaires sociales et de la Santé et qui aura lieu demain. JNA qui a commandité un sondage réalisé par l'IFOP. Un sondage publié le 3 mars qui pointe que c’est au sein de la population des 15- 17 ans que les modes d’utilisation des smartphones sont les plus inquiétantes pour leur audition et pointant une « véritable alerte a la vigilance ». L’association qui recommande aux professionnels et politiques de concentrer les messages de prévention à ce sujet sur cette tranche d'âge.

Frédéric DEBAN, un parrain concerné
Une journée qui sera cette année soutenue et parrainée par l’acteur français, Frédéric DEBAN*, acteur français, acouphénique. Consommateur de musique écoutée à fort volume avec casque constamment rivé sur les oreilles, Frédéric DEBAN veut aujourd’hui sensibiliser les jeunes pour « qu’ils ne vivent pas l’enfer qu’il a vécu ». Le lendemain de ses 50 ans, après une nuit festive, Frédéric DEBAN s’est réveillé soudainement presque sourd et qui plus est, avec de violents acouphènes très invalidants. Il témoigne de l’enfer qu’il a vécu, dans son dernier livre « Vos gueules les acouphènes », parus aux éditions Guy Trédaniel

Les jeunes de 15-17 ans fortement fragilisés...
Réalisée sur un panel de 1200 individus âgés de 15 ans et plus entre le 9 et 17 février 2017, celle-ci pointe que les 15-17 ans dans leur rapport aux smartphones apparaissent comme les plus grands utilisateurs. Un équipement qui intervient de plus en plus tôt celui faisant un bond dès l’âge de 10 ans. Un risque qui s’accroît avec l’adolescence ou 1 jeune sur 2 (54 %) et 45 % des 18-24 ans, s’endort en écoutant sa musique via ses oreillettes.

Les oreillettes largement privilégiées. Un risque qui devient encore plus important alors que 65 % des 15-17 ans écoutent la musique sur leur smartphone principalement avec des oreillettes contre 43 % sur l’ensemble du panel. Un accessoire dont « la dangerosité se trouve augmentée du fait de l’introduction des oreillettes dans le creux du conduit auditif » précise JNA. Des jeunes qui sont également, comme le dévoile ce sondage, 26 % à reconnaître pour avoir ressenti des acouphènes après l’utilisation prolongée du casque, une proportion qui atteint à 40 % chez les jeunes adultes. Seuls 19 % des moins de 35 ans utilise un casque classique, dont 17 % des 15-17 ans et 22 % des 18-24 ans.

Si 85 % de la population est consciente des risques liés à une durée d’écoute prolongée avec un casque ou des oreillettes. Un déni de dangerosité que les jeunes semblent avoir puisque 32 % des 15-17 ans 32% d’entre eux n’ont Le Smartphone ami ou ennemi de notre sante auditivepas consciences des risques.

Un risque de perte auditive...
Alors que 75 % de la population possède un smartphone. Outil de travail, de jeu, de plaisir à écouter de la musique,à regarder des films, à communiquer, mémoire de la vie personnelle... Le smartphone est devenu un assistant personnel de plus en plus performant et indispensable à notre quotidien. Mais à quel point les sollicitations sonores via notre smartphone altèrent-ils notre ouïe ? Une utilisation qui à terme souligne le Comité scientifique de JNA, peut entraîner « des dégâts insidieux, mais irréversibles (une fatigue auditive pouvant conduire à une perte d'audition précoce) » et « des traumatismes sonores (acouphènes, hyperacousie...) »

91 % des 15-17 ans contre 48 % dans l'ensemble de la population écoutent leur musique notamment dans les transports : un danger augmenté. Les transports publics (bus et métro) « généralement très bruyants » obligent à monter le niveau du son du smartphone, ce qui augmente le risque de lésion du système auditif.

Un risque d’addiction que dans son rapport « Radiofréquence et santé » de 2013, l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire (Anses) pointait déjà à l’époque des risques d’addiction, de stress, de troubles du sommeil et de dépression. D’autres études interpellent sur le phénomène de « nomophobie » croissant de dépendance au smartphone et de peur de manquer une information.

Campagne nationale de dépistage
Tous les 2 ans, les Français acceptent de faire passer un contrôle technique à leur véhicule. Par contre, 1 Français sur 2 n’a jamais réalisé de tests de son audition ! Une première en France : la JNA lance un appel pour que les Français participent à une grande campagne de dépistage gratuit de l’audition dans toutes les villes à l’occasion de la Journée nationale de l’Audition du 9 mars prochain.

Un dépistage auditif gratuit dans les services ORL des CHU-CHR et audioprothésistes participants à l’opération. Un état des lieux de l’audition des qui pourra vous être utile et ceux quelques soient votre âge, les oreilles sont précieuses elles sont aussi un facteur essentiel de l’inclusion sociale, culturelle, économique ou professionnelle. Une liste des participants vous retrouver la liste sur le site de la journée ou via le numéro azur 0 810 200 219.

Les experts du Comité scientifique de l’association JNA estiment pour leurs parts qu'un bilan complet de l’audition doit être effectué « systématiquement tout comme le suivi dentaire, ophtalmologique, ou encore le dépistage du cancer du sein et du côlon rectal ». Un teste qui lui s’impose à partir de 60 ans, que la presbyacousie s'installe insidieusement. Enfin, il rappelle que les signes peuvent mettre la puce à l'oreille : l’apparition d’acouphènes, une fatigue persistante, des difficultés d’endormissement ou de sommeil...

Lycées et collèges : Une journée sans portable en 2017...
Dans le cadre de cette 20e édition de la campagne JNA du 9 mars 2017, une Journée sans smartphone sera organisée dans des lycées et des collèges de plusieurs régions et invitera les élèves à laisser leur smartphone à la maison. Une action qui donnera l’occasion de travailler sur le sujet et de s’interroger sur ce phénomène et sur son caractère addictif. Reste que si l’initiative est en soit une bonne chose il n’est pas certains au vu de l’attachement voir même de l’addiction dont les jeunes sont atteints aujourd’hui soit véritablement un succès.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : JNA 2017

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