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Photo de la page d'acceuil du site Schizophrénie bonheur Cie lancé dans le cadre campagne contre les préjugé lié a cette maladie par la fondation FondaMentalA l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, la Fondation FondaMental lance, en partenariat avec l'UNAFAM, une campagne digitale de sensibilisation pour faire évoluer le regard du grand public sur une des maladies les plus stigmatisées. Si en France le nombre est estimé a 600 000, il serait 23 millions de personnes concernées selon l’OMS dans le monde. Une maladie psychique qui fait d’elle un handicap dit invisible dont les Français continuent d'avoir peur et souvent écarté de la société. Des barrières contre lesquelles veulent lutter la Fondation FondMental et l’UNAFAM en lançant sa campagne Schizophrénie, bonheur & Cie.

Plus de 600 000 personnes…
En France, 600 000 personnes sont atteintes de schizophrénie. Décrite il y a 100 ans, la schizophrénie demeure encore aujourd’hui l’une des maladies les plus méconnues de la psychiatrie, ainsi que l’une des plus sévères. Elle débute souvent à l’adolescence et se caractérise par une rupture de contact avec le monde environnant (désorganisation de la pensée, hallucinations, idées délirantes, retrait social…). Comme pour toutes les autres maladies, une prise en charge précoce et adaptée améliore le pronostic et réduit les handicaps associés.

Encore trop d'idées préconçues…
Les schizophrènes font peur. Selon un sondage Ifop, 65 % des Français pensent qu’un schizophrène est un danger pour autrui alors qu’il y a seulement 0,2 % (2 pour mille) de schizophrènes dangereux. De même, 56 % des Français refuseraient de travailler avec un schizophrène. Autre idée reçue : peu de Français savent que parmi les 1 % de schizophrènes, l’immense majorité vit une vie à peu près normale grâce à des traitements pharmacologiques et aux psychothérapies qui les accompagnent.

Et même si les troubles mentaux, malgré tout, sont de mieux en mieux connus dans la population, la consultation psychiatrique reste encore « stigmatisante » pour beaucoup de gens. « Je ne suis pas fou ! », entend-on encore souvent lorsqu’une entrevue avec un psychiatre est préconisée. D’où l’importance de la lutte contre les préjugés et idées reçues. Des discriminations dont l’OMS dénonce aussi l’existence dans les établissements psychiatriques comme dans les communautés la très forte stigmatisation contribuant à des discriminations qui, à leur tour, limitent l’accès aux soins de manière général, à l’éducation, au logement et à l’emploi.

À contre-courant des idées reçues, la campagne « Schizophrénie, bonheur & Cie » propose de porter un regard différent sur la maladie et sur celles et ceux qui en sont atteints. « La schizophrénie est une maladie. Elle est sévère mais une prise en charge thérapeutique de qualité, des accompagnements adaptés, un entourage aidé permettent à la personne de se rétablir, de redonner sens à sa vie et de reconstruire son avenir », souligne Marie-Jeanne RICHARD, présidente de l’UNAFAM.

Un « parcours chaotique mais plein d’espoir »…
Margot est une jeune femme qui a la vie devant elle. À l'heure de son mariage, les internautes sont invités à partir du 10 octobre, sur le site bonheur-et- schizophrenie et sur les réseaux sociaux, à découvrir son témoignage et celui de ses proches, nous éclairant ainsi « sur son parcours chaotique mais plein d’espoir ». Mais aussi pour redonner de l'espoir et découvrir que le rétablissement est possible et accessible. « Il est essentiel de rappeler que la schizophrénie est une maladie, qu’il existe des stratégies thérapeutiques pour la soigner et que la recherche avance et est porteuse d’espoir, » rappelle le Pr Marion LEBOYER, directrice de la Fondation FondaMental.

Pourtant au-delà de ce message d’espoir la réalité reste cruelle, plus de 50% des schizophrènes ne bénéficient pas des soins appropriés un taux qui atteint même plus de 90 % dans les pays à faibles revenus ou intermédiaires selon l’OMS. De plus, 40% d’entre eux feront au moins une tentative de suicide. A cela s’ajoute, un risque de mourir prématurément est deux à trois fois plus élevé pour ces personnes que dans l’ensemble de la population. La moyenne de vie étant inférieure en moyenne de dix ans qu’a la population générale. Les décès sont souvent dus à des maladies physiques, comme des affections cardio-vasculaires, métaboliques ou infectieuses. Pourtant, 15 à 20 % des schizophrénies débutantes évoluent favorablement lorsqu'elles sont prises en charge rapidement.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : FondaMental / UNAFAM,2018

La campagne a été réalisée par Serviceplan Health & Life et Plan.Net avec le soutien du groupe de protection sociale Klesia et la Fondation ROGER DE SPOELBERCH.

 

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