Contenu principal

Message d'alerte

affiche journée nationale de l'audition 2013L'association JNA, qui mobilise à l'occasion de la Journée Nationale de l'Audition tous les professionnels du secteur — médecins ORL des services hospitaliers, médecins ORL adhérents du Syndicat National des médecins ORL (SNORL), audioprothésistes et membres du Syndicat national des audioprothésistes (Unsaf), souhaite faire reculer le tabou de la perte d'audition chez les seniors. Les journées portes ouvertes et d'information ainsi que les contrôles auditifs organisés au sein des institutions de retraite et de prévoyance, des mutuelles, des villes, collectivités et entreprises permettent à l'association de mieux faire connaître le rôle des professionnels de l'audition.

Faire éclater un tabou dangereux pour l'audition

L'enquête JNA 2009 « L'image des appareils auditifs en France » mettait en avant le tabou associé à l'utilisation d'appareillage auditif, pour des raisons liées davantage à l'esthétique et à l'image sociale plutôt qu'aux prix pratiqués. « La prise en charge tardive est un facteur aggravant en matière de perte d'audition » expliquent Jean STANKO et Luis GODHINO, respectivement président de JNA et président de l'UNSAF, avant de préciser : « Plus longtemps on a été sans entendre (ou en entendant mal), plus il sera difficile et long de récupérer un peu de son audition ».

Par ailleurs, de nombreuses études mettent en avant une relation entre perte auditive et diminution des capacités cognitives, comme le souligne un article du JAMA Internal Medecine publié en janvier : « Les personnes âgées souffrant de perte auditive ont une accélération du déclin cognitif supérieure de 30 à 40% ». Des chiffres qui s'expliquent par le fait qu'une personne qui entend mal devra consommer une énergie cérébrale supérieure pour déchiffrer les mots. Un effort constant que beaucoup renoncent à fournir, quitte à s'enfermer progressivement dans un isolement social puis psychique.

La perte d'audition : une grande souffrance morale

Interprétant leur perte d'audition comme un signe de dégradation physique, de nombreuses personnes âgées perdent confiance en elles. Le rôle des médecins ORL et audioprothésistes, au-delà de l'aspect technique de leur métier, est de prendre en compte cette souffrance et d'écouter le senior exprimer les difficultés qu'il rencontre. Un accompagnement humain intégré au prix des aides auditives, qui garantit la réussite de l'adaptation technique et psychologique du senior à ses appareils. Luis Godinho tient à préciser sur ce point qu'une aide auditive « n'est pas une paire de lunettes, elle nécessite une période d'adaptation et un suivi spécifique non seulement matériel et technique mais aussi psychologique. Les deux sont effectués par un audioprothésiste diplômé d'Etat. Nous sommes à l'écoute des besoins du patient et l'accompagnons tout au long de la vie de l'aide auditive ».

Une situation que montre les résultats de la nouvelle enquête JNA – IPSOS 2013 « Les seniors et l'audition » révélés lors d'une conférence de presse le 5 mars prochain apportant de nouveaux éléments sur la prise en compte de la santé auditive des personnes âgées voir l'article en date du 5 mars 2013.

La Rédaction

 

Une femme âgé de 70 ans qui revient a audition santé a Toulouse, après avoir acheté un premier appareil manifestement qui ne lui convenait pas chez Optical Center a Toulouse Purpan© F.H.I /Stéphane LAGOUTIEREAlors que le 14 mars prochain aura lieu en France la 8e journée nationale de l'audition, plus que jamais le dépistage reste un enjeu avec plus de quatre millions de français souffrant d'une perte d'audition avérée. L'occasion pour audition conseil de rappelé les enjeux du dépistage et de la prise en charge professionnelle de cette question de santé publique. Une visite essentielle lors que l'on sait que moins d'un français sur 2 n'a encore jamais consulté un ORL pour contrôler ses capacités auditives.

Des professionnels à votre service...

Une journée pendant lequel plus de 300 audioprothésistes du réseau proposeront des contrôles gratuits de l'audition. Ils profiteront de ces rencontres avec le grand public pour faire de la pédagogie sur leur métier en rappelant que 50 % de la réussite de l'appareillage auditif est due au rôle de l'audioprothésiste en termes de réglages, tests techniques, et rééducation de l'acuité auditive. Leur objectif : lutter contre l'idée reçue suivante : acheter une aide auditive suffit à recouvrer toutes ses capacités ! Défendre la professionnalisation de la prise en charge...

L'audioprothésiste : acteur clef de la réussite de l'appareillage

Aujourd'hui 90% des personnes qui poussent la porte d'un centre Audition Conseil en ressortent avec un appareillage adapté à leurs besoins, grâce à la qualité de la prise en charge de l'audioprothésiste qui les reçoit.

Si sa mission première consiste à adapter techniquement la prescription de l'ORL, il passe ensuite l'essentiel de son temps à accompagner le patient dans l'appropriation de son appareillage. Tests techniques, adaptation, prise en main, rééducation de l'acuité auditive... autant d'étapes qui nécessitent conseils et écoute.

Aujourd'hui, les avancées technologiques favorisent la miniaturisation des appareillages et l'optimisation de leurs performances. Les solutions proposées sont de plus en plus discrètes et l'esthétique ne peut plus être considérée comme un frein : une lentille de contact pour oreille, 100% invisible puisque placée à côté du tympan, a même été mise sur le marché cette année ! Pour autant, ces solutions ne s'avèrent efficaces que si elles sont parfaitement adaptées aux besoins du patient, ce pourquoi le rôle de l'audioprothésiste est essentiel.

Tableau composé des chiffres qui mettent la puce a l'oreille

Une profession mise à mal...

Alors que l'audition ne cesse de devenir un enjeu de santé publique l'audition reste encore une pathologie mal perçue parce qu'elle stigmatise le vieillissement. Un apriori bien loin de la réalité, les jeunes faces aux nouvelles technologies ou encore la pratique dans certaines profession n'a eu de cesse de faire progresser une population malentendante.

Ainsi après l'avis de l'académie de médecine, et le syndicat professionnel des audioprothésistes, l'un des plus importants réseaux de France avec Audition Santé, les 300 audioprothésistes du réseau Audition Conseil veulent rappeler la légitimité de leur profession. Une profession mis à mal face a la présence de plus en plus importante assistants d'écoute vendus sans ordonnance, et les offres low-cost des entreprises spécialisé dans l'optique et qui voient là un moyen supplémentaire de faire progresser leurs chiffre d'affaires. Des réseaux qu'il convient d'éviter et qui au final risque de vous couter forcément plus cher en étant obligé de consulter au final un professionnel !

Stéphane LAGOUTIERE

8e semaine de don pour la moelle osseuse chaque nouveau donneur apporte de l'espoir et vous ? Organisée comme chaque année par l'agence de biomédecine, se déroulera cette année du 25 au 30 mars 2013 pour lequel une nouvelle campagne d'information avec l'objectif de recruter 18 000 nouveaux donneurs. L'agence qui pour la première interviendra auprès des étudiants en médecine et en pharmacie dans le cadre d'une opération de sensibilisation. Une manifestation auquel sont associé l'établissement française du sang, les centres hospitaliers, la société française de greffe de moelle et de thérapie cellulaire mais aussi les associations.

Des étudiants en médecine solidaires

Parallèlement à la mobilisation nationale, l'agence s'adressera aux étudiants en médecine et en pharmacie pour lequel 27 facultés de médecine et 10 facultés de pharmacie, ont décidé de participer à l'opération 2013. Des étudiants Une illustration sur lequel se trouve plusieurs photos illustrant le le parcour du greffon du donneur au receveurqui seront invités pendant toute la semaine à se mobiliser sur Internet et les réseaux sociaux et au sein de leur université, ou des stands où ils pourront s'informer de devenir de moelle osseuse. Des étudiants qui seront encouragé à mobiliser amis et famille pour permettre a l'agence d'atteindre son objectif de 18 000 nouveaux donneurs en 2013.

L'importance d'un fichier plus diversifié

Si l'existence d'un compatibilité entre donneur et un malade est extrêmement faible, il dépend néanmoins de critères génétiques spécifiques variables d'un individus a l'autre. C'est pourquoi l'engagement de nouveau donneur doit encore s'intensifier. L'agence de souligner que leurs nombres et la diversité géographiques sont des éléments qui font progresser l'espoir des malades de celui d'une guérison. Des hommes et des femmes mais aussi des enfants atteint de maladies aussi graves que des leucémies ou les lymphomes qui peuvent être soignées aujourd'hui grâce a une greffet de moelle. Ce a ce jour plus de 2000 malades qui ont besoin de ce traitement chaque années.

Comment le devenir ?

Homme ou femme, vous devez avant tout être âgé de plus de 18 ans et de 50 ans maximum lors de l'inscription, d'être en bonne santé, et d'accepter de répondre a un entretien médical et a une prise de sang. Pour s'informer ou en faire sa demande de préinscription sur le registre français vous pouvez le faire sur le site dondemoelleosseuse. Et comme le dit si bien le logo de cette opération, accepter de devenir donneur c'est accepter d'être un veilleur de la vie, quel plus belle chance ne peut nous être offerte...

Stéphane LAGOUTIERE

Huitième Semaine du rein 2013 (Illustration)Près de 500 millions d'individus dans le monde, dont trois millions en France, sont atteints d'une maladie rénale. Une journée qui en France coïncide désormais avec la Journée mondiale, promue et animée par la Fondation du Rein. Un choix de partenariat réalisé par la Fédération nationale d'aide aux insuffisants rénaux (), afin de rendre encore plus visible cette semaine d'information et de prévention du grand public autour des maladies rénales.

L'insuffisance rénale, un fléau

La maladie rénale est une affection sans symptôme, qui progresse à bas bruit. Chaque année en France, près de 10 000 personnes apprennent qu'ils souffrent d'une  insuffisance rénale chronique (IRC)... C'est souvent trop tard. Pour plus d'un tiers d'entre elles, le diagnostic est posé au dernier moment ; ils doivent alors être dialysés en urgence. Un dépistage précoce aurait pourtant permis de retarder et de préparer cette mise en dialyse, voire de l'éviter, notamment par un traitement de la maladie rénale, ou en cas d'IRC au stade ultime, en proposant une greffe préemptive). Une maladie dont le traitement provoque une perte d'autonomie très importante.

Des lieux de dépistage dans toute la France

Les opérations de sensibilisation et de dépistage anonyme et gratuit qui se déroule depuis huit ans au sein d'établissements de santé (hôpitaux, cliniques et centres de dialyse Les chiffres de l'insuffisance rénale chronique en Franceproposeront une nouvelle fois un test de dépistage de protéinurie et d'hématurie par bandelette urinaire). Près de 300 établissements et 1500 laboratoires d'analyses étaient partenaires de la FNAIR lors de la dernière édition de la Semaine nationale du Rein.

Deux grands thèmes à l'honneur

2013, qui sera l'occasion pour la Fédération nationale d'apporter un éclairage sur deux thématiques qui conditionnent très largement la qualité de soins et de vie des personnes en insuffisance rénale chronique : l'autonomie en dialyse et le suivi de l'insuffisance rénale aiguë. Ces deux thèmes feront l'objet de colloques à travers toute la France, grâce aux 24 associations régionales que fédère la FNAIR. À cette occasion plusieurs manifestations auront lieu partout en France. Des dates, lieux et informations supplémentaires que vous pouvez retrouver sur le site de la manifestation semaine du rein..

Stéphane LAGOUTIERE

En 2009, 2,7 millions de personnes étaient traitées par médicament pour un diabète du type 2, soit environ 4,6% de la population française. Mal ou non soigné, le diabète du type 2 peut entraîner des complications graves et coûteuses. Le contrôle de laContrôle de la glycémie avec un lecteur dans le cadre d'un diabète type 2 glycémie (sucre dans le sang), un accompagnement et un traitement adaptés permettent d'éviter ou de retarder ces complications. La Haute Autorité de Santé (HAS) et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) diffusent ce jour une recommandation de bonne pratique pour aider les professionnels de santé à définir la stratégie médicamenteuse la plus adaptée pour le contrôle glycémique de leurs patients.

La Haute Autorité de Santé (HAS) et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) publient ce jour une recommandation de bonne pratique sur le traitement médicamenteux du contrôle glycémique dans le diabète de type 2 pour aider les professionnels de santé à définir la prise en charge la plus adaptée à leurs patients. Afin de faciliter la diffusion de cette recommandation, la HAS met en ligne sur son site une vidéo grand public reprenant les principaux messages de la recommandation ainsi qu'un lien vers un arbre décisionnel informatisé destiné aux médecins.

Un objectif glycémique à adapter selon le profil du patient

L'objectif glycémique cible (taux d'HbA1C* à atteindre) sera adapté par le médecin au profil du patient et évoluera donc au cours du temps. Pour la plupart des diabétiques de type 2, l'objectif glycémique cible doit être inférieur ou égal à 7%.

 Mesures hygiéno-diététiques, base de toute prise en charge

Adopter une alimentation saine et équilibrée et pratiquée régulièrement une activité physique ou sportive même modérée sera les clés pour réussir à atteindre l'objectif glycémique cible ou encore à le stabiliser. En effet, faire perdre du poids au patient peut aider à baisser la glycémie (près de 80% des diabétiques est en surpoids ou obèses). L'objectif étant de pratiquer au moins 2h30 d'activité physique d'intensité modérée par semaine et conservé durablement les habitudes alimentaires. Si les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas ou plus pour atteindre l'objectif glycémique cible, le médecin, en concertation avec son patient, prescrira un traitement médicamenteux.

La metformine, traitement de première intention

La HAS recommande de prescrire la metformine seule en première intention. Si le traitement par metformine ne permet plus d'atteindre l'objectif glycémique cible, une bithérapie puis éventuellement une trithérapie pourra être envisagée sur la base d'une association de metformine et de sulfamide hypoglycémiant. L'insuline est le traitement de choix lorsque les traitements oraux et non insuliniques ne permettent pas d'atteindre l'objectif glycémique.

Du fait d'une efficacité moindre, d'un manque de recul sur leur sécurité à moyen et long terme et/ou d'un coût supérieur, les autres traitements doivent être réservés aux situations dans lesquelles les traitements recommandés en première intention ne peuvent pas être prescrits.

La Rédaction

affiche partiel de la 17eme journée nationale de la prevention du suicideL'union Nationale pour la prévention du Suicide organise les 17èmes Journées Nationales de la Prévention du Suicide qui regroupe 35 associations et plus de 5000 acteurs associatifs en France et dans les DOM-TOM. Des Journées nationales placé sous le thème du rôle de l'entourage : proches, voisins, soignants, environnement...Une journée dont le lancement aura lieu le 5 Février et placé cette année sous le patronage du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé.

Un acte qui reste encore un tabou

Souvent analysé comme un acte personnel, l'acte suicidaire, mûri pourtant dans le secret d'une psyché qui s'isole du monde environnant, ultime façon d'avoir prise sur son destin. Le suicide peut être interprété comme un acte social, conséquence d'une situation intenable, comme un appel, une revendication, un ultime message dans un dialogue de sourds. Vouloir mourir, même et surtout si la personne se sent exclue, n'est jamais un acte solitaire, il s'inscrit fondamentalement dans un rapport à l'autre, à la société.

Ainsi, dans une logique de responsabilité collective et de Santé Publique, la prévention du suicide est articulée entre les actions de soutien à la personne, les interventions menées avec l'entourage, et les réponses médicosociales des institutions sanitaires et associatives. Le thème proposé pour l'édition 2013 des Journées organisées par l'Union Nationale pour la Prévention du Suicide, porte sur le rôle de l'entourage pour la Prévention du Suicide, avec ses diversités individuelles et collectives, et ses dimensions plurielles de compétences psycho-sociales.

En décembre 2009, une Audition publique organisée par la Fédération Française de Psychiatrie : « Effets et conséquences du suicide sur l'entourage : modalités d'aide et de soutien » abordait l'entourage en se concentrant sur les conséquences du deuil après suicide. Le colloque de l'UNPS en 2013 propose d'élargir les débats sur l'ensemble des interactions entre le sujet et son entourage, en amont et tout au long de la crise suicidaire, à partir des regards croisés d'experts et des expériences des associations.

Les journées 2013 visent à actualiser les informations et connaissances existantes, scientifiques et cliniques, mais aussi à susciter les échanges entre acteurs engagés dans la prévention du suicide et à réfléchir aux expériences menées localement auprès de personnes vulnérables dans des contextes spécifiques. Des échanges surgiront ainsi de nouvelles pistes, chaque participant étant ainsi pleinement acteur du colloque.

Tout d'abord, qu'entendons-nous par « entourage » ? Il s'agit d'une pluralité d'entourages : proches, collègues, voisins, soignants, environnement. Plus ou moins distincts, ils constituent un réseau complexe, avec des interférences multiples et mouvantes. Comment prendre en compte l'ensemble des dimensions, des enjeux ?

En cas de crise suicidaire, s'agit-il d'un entourage « victime » qui peut culpabiliser car il « n'a rien vu venir » ou « n'a pas su quoi faire » ? Ou, d'un entourage « responsable », qui peut être accusé de n'avoir pas su prévenir l'évolution fatale, voire même d'avoir négligé le désespoir ? Le rôle des entourages vis-à-vis des personnes suicidaires, est donc un écheveau complexe à démêler entre leurs influences réciproques.

Le CESE rend un projet d'avis pour un problème de société

Evolution des pensees suicidaires et des tentative de suicide par age et par sexe en 2010« Le suicide : plaidoyer pour une prévention active », tel sera le projet d'avis rapporté par Didier BERNUS et qui sera présenté le 12 février prochain. Véritable problème de santé publique avec presque 11 000 décès chaque année en France et environ 230 000 tentatives, le suicide n'est pas une fatalité. 20 ans après une première étude qui a consacré le suicide « grande cause de santé publique », le Conseil économique, social et environnemental plaide pour la poursuite et l'amplification de la prévention du suicide.

Tous acteurs et citoyens !

Un décès sur 50 est un suicide ! Le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-24 ans après les accidents de la route et la première cause de mortalité chez les 25-34 ans. Le potentiel de risque suicidaire perdure sous l'effet des différentes « crises »: existentielle, familiale, économique et financière dans les relations sociales et/ou professionnelles,.

Selon une étude BVA-Gallup (2010) réalisée sur 53 pays, les Français sont les plus pessimistes sur leur situation économique voire même sur leur situation personnelle. A la mesure de cette urgence, en février 2013, les 17emes Journées Nationales de la Prévention du Suicide vont permettre à tous les acteurs engagés dans ce combat de se retrouver pour faire un bilan et ouvrir de nouvelles pistes d'amélioration. Derrière la froideur des statistiques, il y a des drames humains que l'on aurait pu éviter. l'UNPS veut le décliner dans toutes ses actions en liaison avec les pouvoirs publics et tous les acteurs institutionnels. Travailler ensemble et toujours mieux pour prévenir davantage.

Personne n'est à l'abri. Tout le monde est concerné.

Le suicide est présent dans tous les milieux familiaux et socioprofessionnels, il touche tout le monde du haut en bas de l'échelle sociale. Une pensée que un récent sondage a permis de dévoiler que 37 % de personnes handicapées avait pensée au moins une fois a passé à l'acte. Qui n'a pas eu une pensée suicidaire à un moment de sa vie ? Aujourd'hui, le silence gêné laisse place à une série de questionnements et la personne suicidaire n'apparaît au fond pas si différent du reste de la population. Contrairement à une croyance répandue, le fait de parler du suicide n'encourage pas au passage à l'acte. Bien au contraire, son expression permet à une personne en souffrance de briser son isolement, d'être reconnue et d'être ainsi en position d'accepter une aide.

Une nouvelle approche

Autrefois, on distinguait suicide et tentative de suicide, cette dernière était souvent perçue comme un « appel au secours » sans réelle mise en place d'un suivi. Les « suicidaires » étaient généralement traités comme des cas individuels, déconnectés de leur environnement, des « pathologies mentales» qu'il suffisait de confier à un psychiatre sans l'intervention d'autres personnes. Le suicide suscitait une gêne, un certain malaise.

Le tournant a été pris il y a une quarantaine d'années : le suicide n'est plus enfermé dans la maladie mentale, il apparaît comme un phénomène complexe qui requiert une approche fine et globale. La prévention ne peut plus être seulement réservée au corps médical, elle concerne tous les acteurs autour de la personne suicidaire. La prévention du suicide nécessite une prise en charge pluridisciplinaire et citoyenne.

Le suicide n'est pas la résultante d'une cause unique, mais l'aboutissement d'un processus complexe. Par la prévention, ce processus peut être arrêté. Il est possible d'intervenir à tout moment et en tous lieux. L'idée de suicide évoque détresse, accidents de vie, mal-être et la prévention doit s'inscrire dans cette complexité humaine et sociétale.

Qu'est-ce que la prévention du suicide ?

Une bénévole de l'association SOS Suicide, dans les locaux de l’association à Paris. © Jean-Loup GAUTREAU / AFPReconnu « priorité de santé publique » dans les années 90, le suicide est aujourd'hui un enjeu de société. Il fait désormais l'objet d'une politique publique spécifique de prévention. Après la Stratégie nationale d'actions face au suicide 2000-2005 - et à la suite d'une évaluation et de travaux (Commission Lebreton 2008)- le programme national lancé en 2011 se poursuit dans différents secteurs au-delà de la Santé.

Des chats sur Internet pour prévenir le suicide

"Trop longtemps, le suicide est resté dans l'escarcelle de la psychiatrie, puisque ce passage à l'acte devait forcément être conséquent à une maladie, constate Jean-Pierre Soubrier, professeur de psychiatrie et expert OMS. Or, le suicide, ça n'est pas juste un problème de santé mentale, c'est avant tout un problème de santé publique. Il nous faut aller vers une dé-psychiatrisation et une dé-stigmatisation du suicide."

Pour ce faire, le rôle de l'entourage au sens élargi du terme (proches, voisins, soignants, environnement) est primordial. A ce titre, les associations sont au cœur de l'action puisqu'elles sont souvent en première ligne pour faire face aux appels désespérées. Et pour s'adapter aux nouveaux modes de communication, de plus en plus d'associations proposent des chats, à l'instar de SOS amitié. "Ces chats sont très largement plébiscités par les jeunes qui préfèrent ce media plutôt que le téléphone, notamment parce que cela leur permet de nous contacter en toute discrétion, même dans l'appartement familial", confirme Jean-Pierre Igot, président de SOS Amitié.

Les chats sont accessibles de 19h à 23h, et 60 écoutants sont formés pour répondre à tout type de questions par ce biais. "Sur Internet, l'écoutant peut être plus franc : le mot suicide y est employé dans 18 % des conversations contre seulement 2 % au téléphone ! C'est très important de prononcer le mot", insiste Jean-Pierre Igot. Des association qui déplore aussi le manque de volonté politique et de moyens financiers pour mettre en place une stratégie de prévention efficace.

Un programme national 2011- 2014

Fondé sur une vision très large de la problématique du suicide, le programme national d'actions contre le suicide 2011-2014 s'appuie sur un engagement interministériel (Justice; Affaires Sociales et Santé ; Education nationale,; Agriculture; Enseignement supérieur et Recherche). Cette dynamique interministérielle reflète la diversité du fonctionnement humain et des actions collectives possibles au sein de la société.

Le rôle de l'UNPS

Une telle approche répond aux attentes de l'UNPS, force de proposition très active dans les groupes de travail et commissions qui ont présidé à ce programme. Interface entre acteurs associatifs et pouvoirs publics, l'UNPS participe activement à la mobilisation pour une démocratie associative (dans l'esprit de la loi de 2002 Droits des usagers) : faire entendre les besoins des usagers, adapter les actions de proximité.

Stéphane LAGOUTIERE

Affiche de la huitieme semaine du son au grand publicPour sa 10e édition, la Semaine débutera sa campagne nationale annuelle de sensibilisation à l'environnement sonore dès le 14 janvier 2013. À Paris, dans toute la France, également à l'étranger, cet événement protéiforme nous fait découvrir ou redécouvrir le sonore sous tous ses aspects ! Qu'il s'agisse de la santé auditive, acoustique et environnement sonore, enregistrement et diffusion, relation image et son, expression musicale et pédagogie. Son objectif ? Nous faire prendre conscience de la juste place a la sonorité : primordiale ! Le son, indispensable à notre bien-être comme à notre santé, il reste cependant aussi un enjeu de société à valoriser.

un événement pour (re)donner sa place au sonore

Faute de pouvoir « fermer » nos oreilles comme nous le faisons avec nos yeux, nous sommes tributaires des sons qui nous entourent : ceux que nous choisissons (voix de notre interlocuteur, musique que l'on écoute...), mais aussi ceux que la nature et notre environnement nous donnent à entendre, parmi lesquels ceux que nous subissons (les nuisances sonores : brouhaha d'un hall de gare, bruits routiers, de chantiers, voisinage...).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelait dans un rapport en 2011 que « parmi les facteurs de risque environnemental en Europe, le bruit se placerait en seconde place en termes d'aggravation de la morbidité juste derrière la pollution atmosphérique »*.

La qualité de notre environnement sonore quotidien est, en effet, primordiale pour notre santé et notre bien-être. Pourtant, elle est encore trop souvent reléguée au second plan. Initiée par des spécialistes du son de tous les métiers (musiciens, ingénieurs du son, acousticiens, médecins et chercheurs, enseignants), La Semaine du Son s'est donnée pour but d'initier le public et de sensibiliser les élus, comme tous les acteurs de la société, à l'importance de la qualité de notre environnement sonore et au rôle sociétal du sonore dans notre vie de tous les jours. En créant une campagne événement relayée dans toute la France et même au-delà des frontières, elle invite le public à découvrir ou redécouvrir le sonore !

Des manifestations organisées partout en France que vous pouvez consulter sur le programme détaillé en ligne, vidéos.

L'association La Semaine du Son est reconnue d'intérêt général à caractère social.

Depuis 2004, elle organise chaque année, en janvier, une semaine de manifestations sur des problématiques liées au son selon une approche transversale : culturelle, médicale, industrielle, pédagogique, environnementale et économique. Elle constitue un réseau national et international de professionnels de tous les secteurs du son, et favorise la vulgarisation de ce savoir jusque dans les écoles.

La Semaine du Son a reçu, en 2006, un Décibel d'Or décerné par le Conseil national du bruit, instance de consultation placée sous le patronage du Ministère de l'Écologie et du Développement. L'association compte parmi ses adhérents des universités, institutions, associations, enseignantes, entreprises de tous secteurs et répartis dans toutes les régions de l'Hexagone. L'association La Semaine du Son est membre associé du Centre d'information et de documentation sur le bruit (CIDB) ; le CIDB est membre associé de l'association La Semaine du Son. Christian Hugonnet, acousticien et expert près la Cour d'appel de Paris, est président fondateur de l'association La Semaine du Son.

La Rédaction