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François Hollande, le 25 janvier à Lille, pour clore le 31e congrès de l'Uniopss avec a sa gauche son président  © Denis Charlet/AFPAlors que le gouvernement et le président de la République doivent faire face à une obligation drastique du budget pour 2014 et à progression du chômage. De plus en plus de voix commence à s'élever pour réclamer une loi de programmation budgétaire sur la dépendance. François Hollande qui le 25 janvier dernier, lors du congrès de l'Uniopss à Lille, promettait une loi pour 2013. «lois de régulation nationales sans pousser à l'extrême la solidarité familiale »... et des financements qui s'étaleront sur l'ensemble du quinquennat. Saura-t-il réellement, tenir ses engagements beaucoup comme a douté.

Selon l'Insee, la France comptera 1,4 M€ de personnes âgées en perte d'autonomie en 2040. Les plus de 60 ans devraient représenter un tiers des Français en 2035 et les plus de 75 ans, près de 12 millions. Le service à domicile semble être une des solutions pour faire face au vieillissement de la population. En 2011, on estime à 22 Md€ par an les dépenses consacrées à la dépendance. Sous l'effet du vieillissement, des projections tablent sur un besoin accru de 10 Md€ d'euros par an dans les quinze ans.

Dépendance : une réforme étalée sur trois ou quatre ans.

Alléger les personnes dépendantes et dans certains cas les familles, d'un poids trop souvent trop lourd, fessaient parties des promesses du candidat HOLLANDE, mais l'homme devenue Président ne semble pas avoir les moyens de sa politique sociale. Oubliant même certains de ces engagements ! Le 25 janvier dernier, lors du congrès de l'Uniopss à Lille, François HOLLANDE à lui préférait lors de son intervention rendre un vibrant hommage ici ou là au mouvement associatif, celui-ci a été assez pauvre en annonce. Soulignant simplement lors de son intervention.

Soulignant simplement lors de son intervention que "Cette réforme tant de fois promise, tant de fois évoquée à un coût, sinon elle aurait été faite depuis longtemps (...) Nous avons des finances publiques qui sont dans un état difficile, des déficits qu'il nous faut résorber, une dette qu'il convient de maîtriser. Comment imaginer que nous pourrions d'un seul coup trouver les euros que nous cherchons ailleurs pour financer la dépendance". Souligne le Président François HOLLANDE. Des promesses qui seront difficiles à tenir et vraisemblablement convaincu les participants. Face aux poids financiers des services, le Président de la République veut une « loi de régulation nationale sans pousser à l'extrême la solidarité familiale »... et des financements qui s'étaleront sur l'ensemble du quinquennat ».

L'économie au-delà des valeurs sociales ?

Une personnes âgée dans un fauteuil a qui ont donne a boire (Illustration)Un discours ou les associations, tout comme la société Vitalliance, société de services d'aide à domicile pour personnes dépendantes, depuis plus de dix ans craignent que la crise économique ne prenne le pas sur des réformes pourtant indispensables. « Ce débat sur la dépendance ne pourra être cohérent que si la globalité du contexte est connu de tous ». Précise Julien CASTEL, son Directeur. Et « d'ajouter que doit être intégré à la réflexion et inspirer le gouvernement à mettre au cœur de la discussion les personnes dépendantes », conclut-il. Un investissement attendu par ses entreprises pour lequel le nombre

Les questions de l'accessibilité en eaux troubles !

En matière de handicap, le chef de l'État a confirmé que le département verrait ses compétences renforcées en la matière dans le cadre de l'acte III de la décentralisation. Sur l'accessibilité, le propos est resté assez flou. S'appuyant sur un rapport rédigé du temps du précédent gouvernement et sorti du placard par l'actuel, François Hollande a indiqué que l'objectif d'une mise en accessibilité des bâtiments publics pour 2015 serait "difficile à respecter", mais qu'il fallait "garder cette perspective". Il y a fort à parier qu'un report de l'échéance sera proposé par l'exécutif, peut-être lors du prochain comité interministériel.

Le chef de l'Etat a également cité la question de la scolarisation des enfants handicapés et celle du vieillissement des adultes handicapés. Sur l'autisme, il s'est fait plus explicite en indiquant qu'il fallait "favoriser de nouvelles approches thérapeutiques et ouvrir davantage d'établissements". "La place des autistes n'est pas dans les hôpitaux psychiatriques", a-t-il précisé.

Stéphane LAGOUTIERE

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