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Une personne âgée en perte d'autonomie dans le département des Yvelines en compagnie d'un aidants

Selon les premiers résultats de l’enquête CARE (Capacités, Aides et REssources des Seniors) « ménages », 4 % à 10 % des personnes âgées de 60 ans ou plus vivant à domicile sont dépendantes au sens du groupe iso-ressources (GIR), selon que l’on retienne une définition restreinte ou large. Un chiffre qui varie aussi de 3 % estimées dépendantes au sens de l’indicateur de Katz ou de Colvez. trois mesures renvoient à différentes facettes de la dépendance et seules 15 % des personnes dépendantes au sens de l’une de ces mesures le sont au titre des trois.

Selon ces indicateurs, la France métropolitaine compterait entre 0,4 et 1,5 million de personnes âgées en perte d’autonomie vivant à domicile. Enfin, les seniors vivants à domicile sont moins en perte d’autonomie (-3%) qu’en 2008, alors même que la proportion de résidents en institution, davantage confrontés à des pertes d’autonomie, a baissé au cours de la période.

Les femmes toujours plus concernées…
A partir de l’age de 75 ans les femmes sont systématiquement et notablement plus touchées que les hommes, y compris pour des niveaux peu élevés de dépendance. Alors qu’a contrario ces écarts de prévalence entre femmes et hommes, sont les plus faibles parmi les personnes âgées de 60 à 74 ans. L’écart de prévalence femmes-hommes le plus élevé étant de +0,9 %. Des écarts que confirme globlalement les différents indicateurs au sens du groupe iso-ressources (GIR), de Katz et également 3 % au sens de l’indicateur de Colvez.

Des écarts que les premiers resultat de cette étude expliquent en partie par une moyenne d’âge féminine plus élevée que la moyenne masculine (73 ans contre 71 ans), puisque le risque de rencontrerÉvolution entre 2008 et 2015 de la prévalence de la perte d'autonomie selon les différents indicateurs des limitations fonctionnelles et des restrictions d’activité croît avec l’âge. Cependant, si l’on neutralise cet effet en standardisant les prévalences sur la structure par âge fin(1) (tous sexes confondus) en 2015, la situation reste défavorable aux femmes pour tous les indicateurs.

L’autonomie moins élèvé a domicile…?
Une dépendance qui s’avere au final entre entre 2008 et 2015, moins élèvé a domicile, pour les individus parmi âgés de 60 à 74 ans. Une tendance à la baisse qui est davantage affirmée chez les personnes âgées de 75 ans ou plus. L’indicateur de Katz parle lui -2,9 % pour les femmes, passant de 10,9 % à 8,0 % contre 3,4 % pour les hommes passant de 9,3 % à 5,9 %. Des chiffres en évolutions qui selon l’indicateur de Colvez sont plus contrastées. Enfin selon le GIR estimé, la prévalence de la dépendance diminue là encore globalement mais de façon non significative : la baisse est plus marquée pour les hommes (-2,8 %) que pour les femmes (-1,8 %).

Si pour l’instant ces chiffres restent positf, il faudra néamoins attendre Le volet « institutions » de l’enquête CARE permettra de savoir si les baisses observées à domicile le sont aussi en institution ou si elles se sont traduites par une augmentation de la dépendance en institution. Des chiffres qui les auteurs de cette études semble que la prévalence a diminué sur l’ensemble de la population, puisque durant la période 2008-2015, la France a connu une baisse de la proportion de résidents en institution. Des chiffres que avait confirmé les enquêtes Handicap-Santé ménages et institutions (Calvet et Pradines, 2016).

Les différentes lois concernant la prise en charge de la dépendance (loi du 20 juillet 2001 et loi du 28 décembre 2015)6 ont amélioré la visibilité, la prise en charge et la disponibilité des dispositifs d’aides de la perte d’autonomie : aides techniques et aménagements du logement, services d’aide à domicile et aide de l’entourage. Ces améliorations ont permis de maintenir plus longtemps à domicile des individus en situation de perte d’autonomie. L’âge d’entrée en institution est ainsi de 85 ans et 2 mois en 2015 (Muller, 2017) contre 82 ans en 1994.

La Rédaction

Sources : DARES
(1). Cette « standardisation » consiste à recalculer le niveau moyen de dépendance des femmes et des hommes selon l’hypothèse d’une répartition par âge fin, c’est-à-dire par âge à l’année près, identique au sein des deux sexes

 

 

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