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Le Président de la République Emmanuel MACRON sur BFM.TV le 15 avril 2018 dans son interview sur son bilan un an après son élection face aux journalistesLors de son intervention sur la Chaîne BFM.TV qui aura été pour le moins « chaude » ou il aura été bousculé dans ces retranchements par les deux journalistes Edwy PLENEL et Jean-Jacques BOURDIN, pour un premier bilan un an après son arrivée. Le Président de la République Emmanuel MACRON a jugé la piste d’une deuxième journée travaillée non payée ou « journée de solidarité active » comme une « piste intéressante ». Une deuxième journée qui elle contrairement à la première qui finance aussi le handicap, celle-ci ne concernerait uniquement que les personnes âgées.

Emmanuel MACRON qui malheureusement ne sera pas abordé, malgré une émission plus longue que prévus de près de 30 minutes, la question du handicap et notamment les réformes en cours sur l’emploi ou encore le logement très contesté le point de l’accessibilité, mais aussi des aidants ou encore des problèmes de santé…

Une piste parmi d’autres…
Parmi les annonces faites par le chef de l’État et répondant a une question des journalistes, qui lui demandait si il estimer nécessaire la création d’une deuxième journée solidarité, s’inspirent du modèle du lundi de Pentecôte mis en place en 2004, pour financé la dépendance, également financée par la CSG qui vient d'augmenter ! Emmanuel MACRON en s’interrogent « Est-ce que ça a bien marché la dernière fois ? », ajoutant « Je ne suis pas contre, je pense que c'est une piste intéressante, il faut le regarder (...) Ça peut être une option ». Soulignant que cette possibilité avait été évoquée il y a quelques jours par Agnès BUZYN, ministre de la Santé.

Une idée qui interpelle…
À gauche comme à droite ou chez les associations, cette possibilité et loin de faire l’unanimité. Tandis que le président de la Confédération française des retraités Pierre ERBS à lui approuvé cette piste de réflexion tout en reconnaissant que cela. « N’est pas une nécessité (…) mais viendrais renforcer le financement de la prise en charge ». Pour Pascal CHAMPVERT, président de l'Association nationale des directeurs au service des personnes âgées, estime lui au contraire qu’il « faudra beaucoup plus de 1,5Md. Mais plutôt 10Md ! On voit bien que c'est la cinquième semaine de congés payés qu'il faudrait supprimer ». Une situation confirmée selon les projections de l’INSEE qui atteste que d’ici 2060, ce sont 23,6 millions de Français qui seront âgés de plus de 60 ans. Soit une personne sur trois.

Des politiques eux même loin de soutenir cette possibilité comme la députée de la France Insoumise, Clémentine AUTAIN, c’est dite opposée sur France Info à rendre encore « la vie plus difficile à ceux qui travaillent ». Le député LREM Olivier VERAN, spécialiste des questions de santé et rapporteur général de la Commission des affaires sociales, s’interroge soulignant que « la mesure ne rapporterait que 2Mds alors que les besoins devraient avoisiner près de 8Mds ». Pour l’eurodéputé Florian PHILIPPOT a affirmé sur Twitter que « la folie de l’austérité frappe une nouvelle fois » précisant que les jours fériés « n’ont pas a servir d’ajustement budgétaire (…) ont ne comblera pas les déficits budgétaires en ramenant les Français au XIXe siècle ».
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Une possibilité qui reste a l’étude…
Si la question du financement est une nécessité reste la question de savoir a quoi exactement faut-il investir dans les maisons de retraite, dans les établissements médico-sociaux ou promouvoir l’habitatLe Président de la République Emmanuel MACRON sur BFM.TV le 15 avril 2018 dans son interview inclusif comme le démontre certains projets a Bordeaux ou a Lilles.

Mais cette piste reste une hypothèse. La ministre de la Santé souhaite d'abord « un débat sociétal, avec notamment les élus », avant de « proposer une solution d’ici à la fin de l’année ». Parmi les autres hypothèses celle des "assurances privées", a complété Agnès BUZYN ; "Il y a aujourd'hui des gens qui ont envie de vendre ce type de modèle (…) pour lequel je ne suis pas trop favorable aux modèles assurances ». Suggérant « des pistes via l’Ondam ». Tout en reconnaissant que « l’augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes imposait de trouver un nouveau financement ».

La ministre qui avait également sur le plateau de BFM.TV « en train de régler » le « problème aigu » lié à la réforme de la tarification des Ehpad. « Nous sommes en train de trouver une solution pour qu’il n’y ait aucun Ehpad perdant avec la nouvelle tarification », a-t-elle affirmé. « Pendant deux ans, nous allons neutraliser les effets de la réforme, ce qui nous laisse le temps de réfléchir à l’avenir », a-t-elle précisé, soulignant que « c’est en fait le financement des départements sur la partie dépendance qui posait problème ».

Plus de 30Mds de finance…
Si il est difficile de jugé le montant que celle-ci pourrait rapporter, ont peut néanmoins prendre comme référence le montant récolté en 2017 pour le lundi de Pentecôte servent à financer la perte d’autonomie aux personnes âgées et des personnes handicapées, aura été de 2.37 Mds. Selon un rapport du CNSA en charge de cette journée de solidarité, ce sont plus de 30Mds qui ont été récoltés depuis quatorze ans, et sa mise en place après la canicule de 2003 qui avait causé plus 15 000 décès.

Des recettes qui en 2017 qui pour cette journée dont 915,3M auront bénéfice des personnes handicapées et le fonctionnement des MDPH, auquel s’ajoute 331,3 pour les établissements médico-sociaux. Le restant plus 1,42M attribué aux personnes âgées.

Qui sont les financeurs ?
Créée à l’ origine le lundi de Pentecôte, depuis 2008, elle est fixée n’importe quel jour férié chômé. Elle consiste pour les salariés des secteurs privés comme de la fonction publique de travailler gratuitement à cet effet a hauteur de 0,3 % de la masse salariale auquel s’ajoute désormais les revenus du capital et des revenus du patrimoine à l'exception de l'épargne populaire telle que le livret A. Des salariés qui pour cette journée peuvent soit travailler sans rémunération, ou à prendre une journée de RTT ou un jour de congé payé comme c’est le plus souvent le cas. Mais aussi ou encore à effectuer 7 heures supplémentaires non rémunérées fractionnées dans l’année. À noter : les salariés qui changent d’employeur en cours d’année et ont déjà donné une journée de solidarité ne sont pas tenus à en effectuer une autre et s’ils le font, cette journée donne lieu à rémunération supplémentaire et repos compensateur.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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