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Message d'alerte

Une de l edition de Charlie Hebdo datee du 7 octobre 2015 avec une caricature signee RissLa liberté de la presse et-elle sans limites ? Telle est la question que peuvent se poser beaucoup de parents d'enfant trisomique ou plus simplement en situation de handicap en voyant la une de Charlie Hebdo. Une publication qui cause aujourd'hui une polémique grandissante au sein des associations, mais aussi des parents et de certains responsables politiques montrant, mais surtout sur les réseaux sociaux ou l'image a dégagé bon nombre de critiques. Une polémique qui fait suite déjà il y a quelques semaines après celle publiée par les auteurs du journal satirique qui c'était alors expliqué sur la reprise du destin tragique du Aylan.

Le dessin au cœur de la colère des familles d'enfant trisomique et celle de l'euro députée, Nadine MORANO après avoir perdue son investiture au régionale dans l'Est. Une couverture montrant cette dernière dans les mains de l'ancien président de la République sous les traits de sa fille Anne de Gaulle, trisomique et décédée à l'âge de 20 ans en 1948.

Parmi les nombreux messages sur les réseaux sociaux, celui de Caroline BOUDET, qui avait en juin dernier avait écrit un post sur Facebook qui avait abondamment circulé sur le sujet de la trisomie (dont souffre sa petite fille). Elle trouve dans cette publication de Charlie qu'il se trompe et que « la bêtise, c'est le racisme, c'est l'intolérance, c'est Morano. La bêtise, ce n'est pas la trisomie. Trisomique, ma fille ne dira pour autant jamais la moitié des conneries que peut sortir Morano pour racler les fonds de tiroir électoraux. Parce que l'intelligence, ce n'est pas une question de gènes ».

Et de préciser a tous ceux qui n'ont pas eu un seul instant un mot ni une pensée pour les personnes trisomiques, et n'ont saisi qu'une perche pour crier leur mépris de l'autre, qu'il soit de gauche, de droite, blanc, bobo, catho, pas catho.

« À tous ceux qui ne digèrent pas que la liberté d'expression ce soit de laisser faire des blagues, même si on les trouve mauvaises, avant de prendre la liberté de dire soi-même pourquoi on les trouve mauvaises. À tous, donc, la fête est finie, le défouloir est fermé ». Précise-t-elle.

France Handicap Info qui si il continue a soutenir le journal satirique, et ce pour une liberté de la presse indispensable en démocratie appel néanmoins le journal et ces dirigeants et s'excuser de cette publication reconnaissant ces torts face a ce qui est véritablement une insulte a la dignité de la personne et en l'occurrence de celle en situation de handicap.

La presse qui faut-il rappeler est loin d'être un exemple en matière d'inclusion dans le monde du travail, qu'il s'agisse de la presse écrite, radiophonique ou audiovisuelle, ou près de 98 % des professionnelles n'embauche aucun travailleur handicapé dans les métiers de journalistes, photographes, animateurs de télé ou de radio pour ne citer que ces métiers....

Stéphane LAGOUTIERE

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